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Chatte non pontée servant aussi bien à la pêche qu'au cabotage au XIXe siècle dans la Baie de Bourgneuf.
Elle servait au commerce entre Pornic , Paimboeuf et parfois Nantes., transportant des stères de bois et des fagots pour Noirmoutier, en retour Pornic recevait des cendres notamment, envoi de fûts vides pour Paimboeuf et en retour de la chaux par exemple, pour Nantes de la cendre en sacs.
Dimensions : Longueur 12 m., largeur 3,09 au maître bau, tirant d'eau 1,08 m.
Maquette réalisée au 1/30e par Jacky Athimon de Noirmoutier.

Embarcation construite en 1861, à Noirmoutier, par le constructeur NAU, pour la surveillance de la Baie de Bourgneuf.
Maquette réalisée au 1/18e par Jacky ATHIMON de Noirmoutier.

"En août 1844,
Les baigneurs abondent cette année là à Préfailles, où ils ont trouvé, entre-autres agréments celui de jouir du spectacle des courses.
Des courses à Préfailles, dira-t-on !
Mais pourquoi non ?
Serait-ce parce que Paimboeuf, qui possède, dans les prairies environnantes, le plus bel emplacement pour en faire ; Paimboeuf qui aurait tant à gagner de ces courses, qui attireraient et feraient séjourner dans son sein les étrangers qui peuplent dans la saison des bains, Pornic, Préfailles, la Bernerie, etc.; serait-ce, disons-nous, parce que Paimboeuf n'en a pas ? Mais les habitudes de Paimboeuf ne regardent en rien Préfailles, et Préfailles qui entend parfaitement des intérêts, a installé des courses.
Il a fallu que trois jours pour réunir quinze concurrents qui sont :
Belle-poule, Le Suffren, Poursuivante, Belle-Brise, Culbute, Indomptable, Flèche, Brigantine, Vent-de-bout, Télégraphe, Ventre-à-terre, Bride-Abattue, Grand-Largue, Brasse-au-Vent et l'Ecrevisse.
PREMIER PRIX.
Belle-Poule, appartenant à M. Vigneux, montée par M. Moureau.
Les autres chevaux sont arrivés dans l'ordre suivant ;
2e Le Suffren, appartenant à M. Moureau, monté par lui-même.
3e Poursuivante, appartenant à M. Godet, monté par lui-même.
4e Belle-Brise, appartenant à M. Buleton, monté par lui-même.
5e Culbute, appartenant à M. Tardif monté par M. de Robinet.
6e Indomptable, appartenant à M. Penisson, monté par lui-même
7e Flèche, appartenant à M. Berlet, monté par lui-même.
Brigantine, Vent-de-Bout, Télégraphe, Ventre-à-terre, Bride-Abattue, Grand-Largue, Brasse-au-Vent et l'Ecrevisse, ont été déclarés distancés.
DEUXIEME PRIX.
Le Suffren, appartenant à M. Moureau, monté par lui-même.
Belle Poule n'a pas pu concourir à ce prix, ayant gagné le premier.
On avait établi ou plutôt improvisé le terrain des courses entre le village de Préfailles et la pointe de Saint-Gildas"
Tiré de l'Echo de Paimboeuf n° 12 du dimanche 25 août 1844
Du journal l’Echo de Paimboeuf du 8 octobre 1933.
« A GOURMALON. – Sans sa réunion du 3 septembre 1933, l’assemblée générale des propriétaires de Gourmalon a chargé sa commission d’appeler l’attention des Pouvoirs publics sur les estacades en béton armé privatives qui ont été construites sur les rochers de Gourmalon.
Celle-ci demande qu’à l’avenir il ne soit plus donné d’autorisation de construire de semblables ouvrages qui nuisent à la beauté de nos sites. Les rochers constituent avec les arbres et les fleurs la parure de notre station balnéaire. Il est souhaitable qu’avant d’accorder de pareilles autorisations, l’Administration ceux qui ont dans leurs attributions de veiller au maintien de la richesse de notre domaine artistique et touristique.
Ces estacades, édifiées sans aucun souci d’élégance, pour le seul plaisir de quelques particuliers ne les utilisent pour la pêche que quelques heures chaque années, déparent ces coins les plus pittoresques de la Côte de Jade et nuisent à la beauté du paysage et au site admiré par les baigneurs et les touristes, ce point de vue incomparable constituant l’un des principaux charmes du voyage de Noirmoutier à Pornic. »
De l’Echo de Paimboeuf du 14 février 1934.
« Protection des sites. – Dans sa séance du 13 octobre, la commission départementale, d’accord avec le Syndicat de Gourmalon, a demandé une délibération du Conseil pour le classement de la côte ce qui permettrait de supprimer les estacades des pêcheurs au carrelet qui enlaidissent tant de jolis coins. En effet ceux-ci non seulement plus le droit d’élever de nouvelles constructions, mais surtout, comme il leur serait interdit d’entretenir celles déjà existantes, ces dernières disparaitraient peu à peu. Le docteur Merson, qui a étudié la question, est chargé par le conseil de se mettre en rapport avec les maires des autres communes du littoral pour obtenir le classement de toute la Côte. »
De l’Echo de Paimboeuf du 25 mars 1934.
« Protection des sites. – Comme suite aux protestations du Syndicat des propriétaires de Gourmalon, M. le docteur Merson avait été chargé des démarches près des communes voisines, au point de vue de la protection artistique des côtes de la région qui se sont couvertes de pêcheries inesthétiques établies à demeure.
Malgré les réponses négatives des municipalités du Clion et de Sainte-Marie, le docteur Merson demande que la commune de Pornic fasse classer son littoral parmi les beaux sites auxquels on ne doit pas toucher : il demande qu’on interdise absolument la construction de nouvelles pêcheries, ainsi que celles qui sont abimées. Ceux qui loueraient des rochers pour pêcher auraient seulement le droit d’y sceller des vanneaux pour attacher les perches des carrelets : mais dans tous les cas, le matériel devrait être enlevé complètement après chaque séance de pêche. Le Conseil adopte, à l’unanimité, les conclusions du docteur Merson. » …
Avant le 31 mars 1934, date de la mise en service du service d’eau, les Pornicais disposaient pour toute alimentation en eau potable que de puits soient publics ou privés.
D’après l’Echo de Paimboeuf, du 6 mai 1934, dont nous donnons ici un extrait, nous connaîtrons ainsi leurs positionnements.
« On a conservé le souvenir de plusieurs puits publics aujourd’hui disparus, comblés ou simplement couverts, tandis que d’autres alimentent encore la ville.
Parmi les disparus, on peut citer ceux de la place du Marchix, impasse de la Marine, rue des Gâts, rue Ste. Anne, escalier Ste. Anne, place Macé.
Les fontaines existant actuellement sont : Fontaine Saint Louis, route de Ste. Marie en face l’allée des Soupirs ; chemin des Mousseaux près de Calypso ; Jardin de Retz avec pompe ; Rue St. André près de l’ancienne mairie ; rue de Paimboeuf en face le manoir de la Touche ; Fontaine Neuve de la Dette, avec lavoir ouverte en 1852 ; une autre rue de la Dette ; chemin du Craco ; place des Halles, avec pompe ; rue St. Gilles, avec pompe ; place de la Grande Aire ; rue la Marine, dans le jardin de l’Hospice, avec pompe ; route de Chauvé, fontaine Ste. Anne, avec pompe ; fontaine de Tourte, avec lavoir ; puits des Fosses, ouvert en 1893, fontaine de Gourmalon, dans le petit jardin public, avec lavoir ; et enfin fontaine de Malmy, sur chemin du même nom en Gourmalon.
Un siphon, puisant l’eau au puits de Tourte, aboutissait à l’escalier Galipaud, où se trouve une véritable fontaine. Après le creusement du puits des Fosses, ce siphon y fut branché et cessa de donner l’eau de Tourte.
Pendant les années de sécheresse, l’eau se faisait rare et celle des fontaines publiques était rationnées et exclusivement réservée à l’alimentation.
En 1898, on note une année sèche où les fontaines de la ville manquèrent d’eau. Le Conseil municipal décida d’approfondir de 2 mètres la fontaine de Tourte et de 4 mètres la fontaine de Gourmalon.
Le 28 avril 1908, le Conseil municipal décida d’entreprendre des pourparlers pour la recherche d’eau potable en quantité suffisante.
Cette décision fut renouvelée le 10 janvier 1909 et, le 21 mai de la même année, un spécialiste de Paris, M. Portet, proposa de faire les sondages nécessaires à cette recherche.
Le résultat de ses opérations fut soumis, le 11 novembre 1910 au Conseil municipal qui décida alors de se mettre en rapport avec une compagnie en vue de l’établissement et de l’exploitation d’un service d’eau.
Le 18 avril 1913, la Compagnie française des conduites d’eau proposa de faire les recherches et travaux nécessaires, mais le tout aux frais de la communes. Celle-ci, qui avait déjà payer des recherches, demanda à ce que la Compagnie en tienne compte et qu’elle présente un devis. La Compagnie trouva difficile de faire une estimation pour un travail encore incertain et il semble que l’affaire en resta là, car on ne trouve plus trace de nouveaux pourparlers.
Puis la guerre éclata et vint interrompre toute préoccupation de ce genre… »
Nous arrêtons ici cet article mais il pourra être repris ultérieurement pour connaître la fin de cette histoire.
LE SENDIER ou CENDIER
Ce domaine à la fois bien connu et mal connu des pornicais, les écrits ci-dessous leurs apporteront bien des précisions sur l’ancienneté du lieu.
Copie d’un aveu de 1478
« Sachent tous que par notre cour de Savenay
endroict devant nous feut presant noble homme Messire
Guillaume de Mautauban chevalier seigneur du Goust et du
Bois de la roche, se soumettant et sest submis effet
avecq tous et chacun ses biens queulxconques presants et
futurs et par son serment a la juridiction et obeissance a notre dite
cour quant a tenir ce qui ensuilt, lequel feut connoissant
et confessant estre homme feal et subiect et advoue tenir
noblement a foy hommage et rachat quand le cas y
advient de Haut et Puissant Francois de Chauvigny et
de madame Jehanne de Rais sa compagne epouse, sire
et dame de Rays a cause d’elle, et vicomte de Brosse et
d’eux tenir par cause d’icelle damoiselle sa dame[1]ng></a> en ses fiefs et
juridiction de Rays a Pornict et de Prigné les herittages et choses
heritelles qui ensuyvent. Scavoir est un fief appellé le fief
du Sendier qui est partie en vigne autre partie en courtils
et terres labourables, virées et pasturaux, sis pres Pornict
entre le fief de la Musse, le fief au prieur de Saint André, le fief
Huguet et le grand chemin qui conduict de Pornict a Sainct
Michel, quel fief du Sendier tiennent dudict seigneur
du Goul plusieurs personnes et est partie d’icelluy a cause
de tue bœuf [2], sur laquelle partye qui est la moictié ou
environ dudict fief, lefict seigneur du Goul prend le quart
des leveés de vendanges y croissant, et l’onzeiesme pour
le terrage des bleds y croissants, aussy y prend les
deux parts des dixmes desdicts bleds, et l’autre moictyé
dudict fief est a cause de Beaulieu et sur icelluy prend le
quint des levéees de vignes et de partie des bledz y coissants
-----
et en autre parties desdicts bledz prend le terrage
et prend les deux parts des dixmes de tous lesdicts bledz
et vignes.
Item prend et leve ledict de Mautauban les deux parts
des dixmes de lins, chanvres et pottages croissants audict
fief, outre confesse tenir et luy estre deub par les
teneurs en icelluy sur les tenues qu’ils y tiennent et autres
teneues quils tiennent dudict seigneur du Goul les parcelles
de rentes cy appres declarées, Scavoir est sur Jan
Deve et les hoirs Guillaume Rochard cinq sols par an,
Lorence Pitard et ses consorts neuf sols de rente par an,
Guillaume Painot ouict souls quatre deniers de rente
par an, Jehan Butau et la veuve Perrot Benarte
dix sols deux deniers de rente par an, Les teneurs de
la virée de Motinet quy feut a Guillaume Philipot
que l’on dict que tiennent a presant les abbes et couvent
de Pornict deux sols quatre deniers de rente par an,
Les hoirs Jehan Goubeillet dix huict deniers de rente
par an, Perrot Joyve par deux parcelles ouict deniers
de rente par an, Les hoirs Jehan Painot quatre
denier de rente par an, Les hoirs Ollivier Chalopin
par Jehan Joesme quatre deniers de rente par an,
Perrot Terrier sur son courtil qui est Simon Mainguy
et sa femme deux deniers de rente par an, Les
hoirs Johan Jagu et les Porchiers six deniers de rente
--------
par an, Ollivier Picard lesné cinq sols de rente
par an. Les hoirs Martin Collin quatre sols de rente
par an. Ollivier Picard pour Macé Picart trois sols
de rente par an. Collin Cognen pour Jehan Lorant
cinq sols de rente par an. Les hoirs Guillaume Rochard
douze deniers de rente par an. Perrot Guillet lesné
douze deniers de rente par an. Les hoirs Clement
Bernard quatre deniers de rente par an. Guillaume
Paisnot cinqs de rente par an. Jehan de Barrel
un boixeau de froment de rente par an. Perrot Jonyt
fils de Vincent Jonit sur l’herbregement qui feut Perrot
Terrier quinze deniers de rente par an. Michel
et Lorant les Picarts sur une maison et courtil quils ont
en la ville de Pornict neuf solz de rente par an. Pierre
Pellerin cinq solz de rente par an. Guillaume Gillet
quatre solz de rente par an, Guillaume Blanchet sur
l’herbregement qui feut Symon Pellerin o avec ses maisons, jardins
et autres appartenances size a Pornict six deniers
de rente par an, Les hoirs d’Eonnet Foureau nommé
vignage cinq deniers de rente paran. Item confesse
Ledict seigneur du Goul tenir es fiefs et sa dite
damoiselle a cause d’elle un fief appellé le fief de Cens
sis entre le fief Billy, le fief de la Guerche et le fief de Tharon
joignan de chacun desdicts fiefs, partie duquel fief
autres fois estoit en vigne qu’elles a presant sont
-----
en gast sur la levée desquelles ledict seigneur du Goul
prenoit Scavoir en partie le quart, et en autre
partie le quint, et sur le tout d’icelles levées prenoit
les deux parts de la dixme, et autre partye
dudict fief est en terres labourables, jardins, virées
et pasturaux et es levées croissantes es labours
icelle partie ledict seigneur prend les deux parts de la
dixme tant de bledz que vins, pottages et autres semances
et aussy des laines, aignaux croissants et noris audict
fief. Outre confessent que les teneurs en icelluy
fief luy doivent par cause de leurs tenues, les
parcelles de rentes qui ensuyvent par an Scavoir
Perrot Gerard des Landes et ses consorts herittiers
de Guillaume Gerard trois boixeaux froment. Marc
et Jehan les Bousteaux freres et Guillaume Cateliniere
un boixeau froment, Jehan Botrau pour Jehan Barneau
Jehan Catelinière et Jehan Jaunaye un boixeau froment
Jehan Roguet Geliniere demy boixeau froment, Guillaume
Benoist pour Vallerit demy boixeau un sixte froment,
Michel Raoul et Jacque Raoul quatre boixeauz froment,
Guillaume Cateliniere, Ollivier Cateliniere pour Jehan
Cateliniere deux boixeaux froment, Jehan Moret
pour Guillaume Moret un sixte froment. Item
ledict Moret pour Charles Moret un boixeau
-----
un sixte et demy et demy sixte froment, Item
ledict Moret et Johan Orien et sa femme pour Perrot
André et Macé Jocet une truellée froment, Symon
Fourneau pour Yvon et Ollivier les Roguetz
un quarteau de froment, Jehan Martineau et sa
femme pour Perrot de la Coussaye trois boixeaux
froment et une gelinne, Jehan Gerard une
truellée avoyne , quelles parcelles de rente
a deniers bledz dixmes et autres choses devant dictes ;
Confesse ledict seigneur du Goul tenir de ladicte
damoiselle sa dame, noblement ainsy que devant
a foy hommage et rachapt quand le cas y
advient avecq obeissance faire ainsy que homme
de foy le doibt, Outre a dict le dict seigneur
du Goul que les desus dict et chacun luy doibvent
Outre les rentes devant (etre) ferme droict et obeissance,
a sa court par reson d’icelles rentes et revenues
qu’ilz tiennent de luy ainsy et en la maniere quil peut
devoir ladicte obeissante ladicte damoiselle sa dame
et ne baille et ne comprend ledict seigneur du Goul
a sesdictz seigneur et damoiselle a cause d’elle,
une sergentize pour un fief nomme le fief Billy
qu’elle avoit avant ces heritiers ledict seigneur du Goust
a delaissé à ses dicts seigneur et damoiselle a cause d’elle
quelle est de mettre justicier un sergeant pour
--------
lever et couillir les rentes et chacunes deues a sa dicte
damoiselle par cause dudict fief, protestant
et a protesté ce fait ledict seigneur du Goust
ou cas que aucune chose le avoit obmis et
delaissé a mettre et employer en ce presant
adveu et baillée de le y mettre et adjouter
par autre temps ; et au cas aussy quil y avoit
mis et employé en plus large qu’il ne devoit
de rentes et revenus cy-devant dict de coriger
de diminuer ou interpreter ce dict adveu et baillé
et de de la faire ainsy que ces predecesseurs l’ont faict le
temps passé et a renoncé ledict seigneur du Goul
a contrevenir et avoir contrevenance de ces presantes
terme de parler tous jugé ne mander …. o se pleger
contrepleger sopposer ne faire arrester, et le promise
et jura tenir par son serment, et y fut condemné
donné tesmoin le fera estably aux contractz, Fait
et gré en la meson et cour dudict Goul le
vingtiesme jour de septembre l’an mil quatre cent
soixante dix huit ainsy signé Martin
Gouere passe et Landeau passe Ledict
adveu escrit sur parchemin.
L’acte cy dessus desposé par escrit a esté par nous
Phillipe Gazet alloué lieutenant procureur fiscal du duché
De Rais pairie de France, fidellement collationné ayant
--------
avec nous le commis …. soussigné en presence du
subtitut du procureur dudict duché sur une grosse
originaire estant sur parchemin nous representé par Me
René Auvy secretaire de monseigneur de cette cour et l’ay
Rendu avecq le present. Le …. Jour de novembre mil
Six centz soixante et traize
Ph. Gazet et plusieurs autres signatures illisibles»
Acte d’estimation du Cendier :
Au fief de Sens
11 août 1692
« Estimation (cordage et prisage) des biens dépendant de la succession de Maître Jan Rambaud.
Honorable femme Louise BAULON sa veuve, tutrice de leurs enfants mineurs.
Honorable homme Pierre JOUNEAUX, maître chirurgien, tuteur de Pierre RAMBAUD fils et héritier pur et simple de defunte Marie BARJOLLE, vivante femme dudit Jan RAMBAUD et heritier beneficier dudit RAMBAUD son père, Michel, Marie, Barbe et Renée RAMBAUD, lesdits Michel, Barbe et Renée RAMBAUD émancipés de justice d’une part et d’autre part.
Pierre DUREAU et Claude LORY bourgeois jurés de la ville et comté de Nantes, experts.
Maître Aubin GOHEAU, commis greffier des Bâtiments et de l’Escritoire.
- Une petite maison située dans la ville de Pornic :
Un petit corps de logis dans la rue Saint André où est à presente demeurante Andrée ANGOT, veuve de Mathurin GODEREAU, consistant en un parembas servant de cellier, une chambre au-dessus couverte à tuile dans laquelle est une cheminée, au derrière et à côté duquelle est une quartelle de jardin faite en pointe, contenant le tout par fond, deux cordes suivant le cordage fait par DENION etc. ………
- Le principal logis de la maison du Cendié, bâtis sur murs, consistant :
en une petite salle basse avec cheminée, carrelée à grand carreau, prenant ses ouvertures et jours par trois petites portes, l’une desquelles ouvre sur l’allée et transport, chambre et grenier au-dessus de ladite salle, planchaye de sapin avec un petit cabinet dans la chambre à côté de la cheminée. Le tout couvert à tuile, dans laquelle chambre et grenier l’on monte par degré de bois à noyau prenant son assise dans la salle basse, contenant par fond vingt-trois pieds. Lequel logis après l’avoir mûrement considéré dans sa situation, commodité et incommodité, nous l’avons prisé et estimé, en l’état qu’il est, à la somme de deux cent vingt livres….
- Un autre corps de logis joignant celui-ci-dessus, au bout d’occident, consistant en une chambre basse servant de cuisine et grenier au-dessus foncé de planches de sapin et qui prend son (cours) sur l’allée qui est entre ladite cuisine et le logis ci-dessus, aussi couvert à tuile, contenant par fond une corde deux pieds neuf pouces, prisé et estimé une fois payé la somme de cent quarante livres…..
- Une longère de logement faite en apantif, couvert à tuile, dans laquelle est un petit cellier et une boulangerie au bout avec un four au dehors, joignant d’un bout le principal logis, d’autre bout vigne aux partageants, d’un côté le jardin, d’autre côté la cour, contenant par fond vingt pieds, prisée et estimée en l’état qu’elle est avec le four une fois payée, la somme de cinquante livres….
- Deux apantifs couverts à tuile, qui ont leur égout sur la cour de derrière, supportés du côté de la cour par des pliers massonne, contenant par fonds vingt un pieds, prisés et estimé tant en fond, édifice et superficie la somme de cinquante livres ….
- Ce qui reste de ladite cour de derrière entre les appentifs et longère de logement servant de boulangerie contenant par fond seize pieds, avec ce qui reste de muraille et la porte à deux battants qui ouvre sur la vigne, une fois payée à la somme de vingt livres….
- Le pigeonnier qui est dans la cour supporté par un poteau de bois debout couvert d’…., prisé une fois payé la somme de quatre livres….
- Dans la cour du devant du côté du midi, un logement servant de toitterie couvert à tuile, prisé et estimé avec le pan de muraille servant de cloture au jardin, à prendre depuis la ditte toitterie jusqu’au principal logis, tant en fond, édifice que superficie, une fois payée à la somme de trente cinq livres…
- De l’autre côté de la cour, un apantif couvert à tuile supporté du côté de la ditte cour par deux piliers massonne, prisé et estimé avec le pan de muraille jusqu’au logement de la cuisine, après avoir réduit de ce que nous avons jugé être réduit, une fois payé la somme de trente livres….
- Le fond restant de la cour entre le logement, contenant trois cordes, prisé de revenu annuel eu égard à la barrière servant de portal, deux sols la corde…
- Le poulailler qui est dans la cour, prisé soixante sols…
- Un autre logement servant de grange, couvert à tuile et etant en dehors de ladite cour, prisé en l’état qu’il est avec une petite souc à cochons y joignant, la somme de de soixante livres…
- Le puits qui est au dehors de ladite cour fait a massonne, prisé dix livres…
- Le jardin qui est joignant le principal logis cerné de murailles des deux côtés et d’un bout, contenant par fond, avec un petit vivier au bout, vingts cordes un tiers, joignant de toutes parts terre et logements desdits partageants, prisé de revenu annuel eu égard à ce qu’il y a de murailles autour, après réduction faite de ce nous avons jugé être réduit, trois sols la corde qui est pour ce soixante et un sols…
Source ADLA
Note : le Moulin de Cens aujourd'hui de "Sang" appartenait à ce domaine.
Maurice LEGAULT
-
[1] Il s’agit de : Jeanne Brochereul fille aînée de Robert Brochereul, seigneur de la Sicaudais, laquelle reçu en partage les terres et seigneurie de Cens de la Plaine, de Pornic, du Loroux-Boterel, de Sourgonne et le devoir du port de Nantes. Robert Brochereul les ayant acquises du frère de Bertrand Du Gueslin, Olivier, comte de Longueville, le samedi 15 octobre 1395.
[2] Tue bœuf : Droit de tuage, redevance pour tuer un bœuf.