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7 septembre 2006 4 07 /09 /septembre /2006 22:51

Cette métairie, située près de l'usine de la "Biscuiterie Saint-Michel", a su conserver son activité jusqu'à nos jours. Nous la présentons aujourd'hui à travers un aveu du XVIe siècle et d'une expertise du cheptel datée de 1638. 

« Presant en notre court royale de Nantes A esté Anthoyne Jonnet sieur
des Morandières, demeurant en la paroisse de Sainct Nycollas de Nantes, lequel après sestre submis et tous ses biens a la Jurisdiction, seigneurie et obeissance de notre dicte court. A esté et est cognoissant et confessant et par ces presantes confesse estre homme et subject du Roy notre souverain seigneur et de luy tenir prochement et
noblement A foy homaige et a Rachapt quant le cas y advient soubz sa court et
jurisdiction de Nantes, Scavoir est Le Lieu maison et mestairye noble du Pé Avecque ses apartenances et depandances de ladicte mestairye Soint tant maisons
et grange de ladicte mestairye jardeins, ousches, prez, patureaux, terres labourables
et non labourables, landes et frostz, le tout se joignant ensemble contenant ensemble neuf vingtz bouexelles de terre mesure de rays Ledict lieu et terres size et situé en la paroisse de Sainct Pere en Rays entre terres dun cousté aux Landes de Rays appartenantes audict sieur Jonnet ung chemin entre deux qui conduist de Saint Pere en Rays a Sainct Michel et d?aultre costé les terres des mestairyes du Bignon audict Jonnet apartenant et dun bout devers la bourgade et bourgc de Sainct Pere en Rays terres en landes dudict Jonnet et daultre bout les terres de La Brichotiere Laquelle mestairye ledict Jonnet auroict acquise de noble homme Françoys Le Terier sieur de la Bodardiere cause ayant de noble homme Pierre Pitart sieur de la Pitardière héritier de feu noble homme Louys Corbeau et Damoyselle Marie du Verger Sur et a cause de quoy il dict ne debvoir aultres charges rentes ny debvoirs que lesdictes foy homaige et rachapt seullement Lequel presant aveu et declaration ledict Jonnet baille et presanta udict Sieur Roy pour vroy et absollu sauf a y interpreter augmenter ou diminuer pae cy apres si estre doict et ainsy quil voyra lavoir affaire et pour ycelluy presanter en sa chambre des comptes en Bretaigne et par tout ou requis sera. A ledict Jonnet instituer et institue a ses procureurs generaux et speciaux et chacun O (avec) pouvoir envyron ce pertinant et requis et sans demander acte et pour ce que ledict Jonnet la voullu stipulle et accepté promis et juré par son serment et sur lobligation de tous ses biens meubles et immeubles presants et futurs faire et tenir y a esté de son consentement et a sa requeste par nous Avecq le jugement et condempnation de nostredicte court Jugé et condempné, tesmoing le seel estably aux actes de nostredicte court. Ce fut faict et consenty a La Fosse de Nantes en la mayson et demeurance de Me Jacques De La Lande notaire royal Le Troysiesme jour de novembre l an mil cinq cens soyxente dixneuf. Consta en interligne et non labourable approuvé

Houery                                 A Jonnet                                De La Lande
notaire royal                                                                      notaire royal »

                                "Fragment de l'acte ci-dessus transcrit."

PROCES-VERBAL D'ESTIMATION de 1638

« Du samedi vingt septiesme jour de novembre mil six cent trente et huict.

A esté a la requeste et en presence de honnorable homme René Brangée, honorable homme Jacob Jounet, faisant pour honorable homme Guillaume Jonas. ?. sieur des Morandières a présent fermier du lieu et metairie du Pé sous ledit Brangée et de Me Vincent Dallan cy devant fermier dudit lieu du Pé pour ledit Brangé, procedé au prisée des bestiaux estant a present en ladite metairie du Pé par François?. et Yves ? (experts) convenues des parties sur ce present qui ont promis de foy y porter fidellemant et y a esté procedé comme ensuilt devant moi Jan Reliquet notaire des Juridictions de la Guerche en Rais aussi convenu par lesdites parties, sur la representation faite par ledit Dallan desdits bestiaux.

Et premier

Deux grands beufs de trait en poil fromentin prisés ensemble quatre vingt treize livres ts ... 93 £

Un petit beuf de trait en poil fromentin prisé vingt six livres tournois ... 26 £

Un thoreau en poil rougeastre aagé de deux ans ?
prisé dix huit livres ts cy... 18 £

Item un autre thoreau plus petit en mesme poil et de mesme aage prisé quinze livres ts cy ... 15 £

Une vache mère en poil rougeastre apellée Vremaille prisée vingt trois livres ts cy... 23 £

Item une grande genisse en poil blanchastre apellée Fromentine ayant une marque blanche dans le front prisée vingt deux livres ts cy... 22 £

Item une vache mère en poil rougeastre apellée Chastaigne prisée vingt livres cy... 20 £

Item une autre vache mère aussi en poil rougeastre apellée Rougette avec son veau femelle de l'an présent en mesme poil prisés ensemble dix neuf livres ts et pour ce... 19 £

Item une autre vache mère en poil blanchastre apellée Fromentine prisée dix huit livres ts et pour ce... 18 £

Plus une autre vache mère en poil blanchastre apellée Blanchette prisée aussi dix huit livres tz pour ce... 18 £

Item une petite vieille vache mère en poil blanchastre apellée Fromentine prisée dix livres tz et pour ce... 10 £

Item une petite genisse en poil rougeastre aagée de deux ans environ a trois, prisée douze livres tz cy...12 £

Item une autre petite genisse plus petite en poil brun de mesme aage, prisée dix livres tz cy... 10 £

Quarente sept brebis tant masles que femelles, prisées pièce vingt huit sols tz qui est en tout la somme de soixante cinq livres seize sols tz cy... 65 £ 16 s

Vingt et un aigneau masles et femelles prisée pièce
vingt sols tz qui est en tout la somme de vingt une livres tz et pour ce... 21 £

Le mulon de foin estant a present entassé audit lieu du Pé a esté estimé sept charetées,

Le mulon de paille de froment et d'avoine estant aussi entassé audit lieu du Pé a esté estimé a quatre charettées et demie.

Le mulon de paille de seigle estant aussi entassé audit lieu du Pé a esté estimé a une charetée et demie

Et attendu que ledit Dallan devoit neuf charettées de foin et deux charettées de paille, les experts ont esté d'avis que le surplus de ladite paille fust compencé avec les deux charettées de foin restantes

Tous lesquels bestiaux cy dessus prisés montent sauf erreur de git et calcul la somme de trois cens quatre vingts dix livres seize sols ts.

Fait et arresté audit lieu du Pé parroesse de St Pere en Rais, et ont lesdites parties refusées de signeé, et pour lesdits experts ont dit ne savoir signer. »

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2 septembre 2006 6 02 /09 /septembre /2006 11:21

FRANCISQUE VENIER, gentilhomme vénitien, est arrivé en France dans le même temps qu'Albert de Gondy, gentilhomme florentin, vers le milieu ou le dernier quart du XVIe siècle.

 

Il est le fils de Sébastiano Venier (1496-1578) doge de Venise et l'un des vainqueurs de la bataille de Lépante sur les Turcs et de Cécilia Contarini.

 

Albert de Gondy, comte de Retz, puis duc en 1581, le pris à sa suite et lui confia des charges à Machecoul et sur tout le duché.

En effet, suivant les actes, nous le retrouvons  en :

-1577, Capitaine et gouverneur du château de Machecoul et du comté de Retz.

-1581, Gouverneur et entremetteur général pour les affaires de monseigneur le duc de Rays.

-1588, Capitaine et gouverneur général du duché de Rays.

-1594, Gouverneur et superintendant audit duché de Rays.

Francisque est allié à une illustre famille vénitienne qui donna trois doges à la République.

- Antonio VENIER, 1382-1400, au moment de son élection, il était capitaine de Candie; il acquit Corfou.

- Francesco VENIER, 1554-1556, fut un juriste éminent.

 - Sebastiano VENIER, 1577-1578, Capitaine général de la mer en 1570, il prit une part importante à la victoire de Lépante en 1571.

D'après les frappes monétaires des XIVe et XVIe siècle, nous relevons dans la titulature : VENERIO.

 

Ducat d'Antonio VENIER, 62° doge de Venise.

  

Sequin (zecchino) de Francesco, 81° doge.

Sequin (zecchino) de Sebastiano, 86° doge.

 

Leurs armoiries :                            

                                                                        "BURELE D'ARGENT ET DE GUEULES"

                                                             Armoirie de VENIER. d'après P. Potier de Courcy.

Il est à remarquer que seul le patronyme de "VENIER" est utilisé à Venise, tant au "Palais des Doges, que pour le "Palais Venier", la "calle Venier" etc. et dans toute l'Italie "VENIERO".

                                                                                   Armoiries des doges de Venise.

 Au bas d'un acte de 1580, nous avons pu relever sa signature :

                       

Noble homme Francisque Venier, fut seigneur de la Salle et de la Noue en la paroisse de "Notre-Dame de Fresnay" etc. En 1577, il acheta à René Tournemine la seigneurie de la Guerche en Sainte-Marie et en La Plaine, le 1er octobre 1580, la seigneurie de la Salle, à noble homme Guillaume de Lesrat, sieur de Lancrau et à Françoise Grignon son épouse.

Vers 1590; il épousa Jeanne de la Touche, dont il eut trois enfants : Claude, Marie et Antoinette.

En 1603, il était décédé.

CONCLUSION :

Aucun sceau de Francisque Venier n'a pu être trouvé pour l'instant pour justifier pleinement notre propos.

Pour sa noblesse,il prend cette qualité de noble dans différents actes, de messire en 1579, d'écuyer dans un acte passé avec "Claude Catherine de Clermont épouse de Monseigneur le mareschal de Rais" en 1590.

Pour mémoire, l'ancienne coutume de Bretagne donne la qualité de noble à ceux nommés "nobles gens", "noble homme", "noble femme" ou "damoiselle"

Pour Francisque Venier, il ne lui fut pas nécessaire de franciser son nom ni son prénom. Francisque vient du latin "franci", les francs, de même que Francesco.

Toutefois, le prénom de "François" fut donné à François Druays, futur sieur de la Noë en la Plaine et futur procureur fiscal du duché, pour une raison bien étonnante l'un de ses parrains n'est autre que " noble homme François Venyer, non marié (sic) ", baptisé à Pornic le  25 JUILLET 1566. C'est la seule francisation de ce prénom connue à ce jour pour Francisque Venier.

Dans une enquête menée au XVIIe ou XVIIIe à Machecoul, il est précisé : " Je croy que les lettres de naturalité se pourrait  rancontrer au greffe du présidial ou a celuy de la chambre des comptes ou apparament elles aurait esté enregistrées, car je ne les ay peu trouver en celuy de Machecou ou nous estions, cinq personnes à chercher dans tous les anciens registres."

Pour FRANCISCO VENIERO, assimilé par de nombreux auteurs à Francisque Venier, il ne parait donc pas avoir fait souche dans le pays de Retz.

Quant à BONAMY, propriétaire du Cendier au XVIIIe siècle, dont l'un des propriétaires au XXe siècle le déclarait d'origine italienne "BONNAMICI", là il y a une confusion avec Francesco BUONAMICI, patricien de Florence, chassé par les Médicis vers 1530 qui s'installera à Nantes comme médecin et fera souche à Joué.

BONAMY est un nom assez répandu dans le Pays de Retz : en 1427 une famille Bonamy est possessionnée de divers terres aux Moutiers, et un BONAMY, notaire, demeurant au Village des Bonamiz en la Plaine rend aveu au seigneur de la Muce, en 1582.

 

 

 Source ADLA et divers

 

  

 

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26 août 2006 6 26 /08 /août /2006 15:27

Le 13 octobre 1735, Maître Potier, notaire de Saint-Père-en-Retz, recevait le contrat de ferme de la maison et métairie des Biais.

Cet acte de fermage nous permet de mieux connaître les biens que possédaient les chevaliers du Temple et les objets nécessaires au culte dont était dépositaire le fermier et le lieux où étaient engrangées les dîmes et moissons.

En 1679, une déclaration nous en fait connaître la consistance :

« La maison, commanderie et seigneurie des Biers, consiste en une chapelle couverte d’ardoises, une maison y joignant composée d’une chambre basse et une chambre haulte au dessus, deux autres chambres haulte et basse joignant ledit corps de logix, deux autres chambres basses servant l’une de cellier, l’autre d’escurie, et deux autres logements couverts de tuiles, le tout se joignant, avec un jardin au derrière et un petit pastureau, le tout contenant cinq boisselées de terre. » Des bois, des terres labourées et non labourées, des vignes et des prairies constituaient la métairie « le tout contigu et clos de fossés, contenant ensemble trois cent quarante et une boisselées* , la pièce du champ de foire de Saint-Pére-en-Retz et cent soixante seize boisselées de taillis, en Chauvé les terres de la Noue et du bois des Biers, au Moutiers, près le village des sables quarante huit aires de marais salants… *»

Nous vous communiquons ci-après le texte intégral et inédit de cet acte notarié.

« L’an mil sept cent trente cinq, le treiziesme octobre, avant midy, devant nous nottaires des cours et juridictions de Tharon, Limur et Bougon et de la Commendrie des Bies , a Saint Père en Rais, soussignéz avec soumission et prorogation de jurisdictions y jurée à chacune dicelle etc.,

ont estés presents et devant nous, noble homme Yves Mairiet sieur Duclos, demeurant en la maison noble de La Commandrie des Bies* paroisse de Saint Pere en Rais, lequel comme fermier general La Commendrie des Bies a par ces presentes loué et affermé avec promesse de garentie comme il sera garenty pour le temps de sept ans prochains venant qui commenceront a la Saint Martin prochaine pour finir a jour ledit temps finy et revollu, a honorable homme Jan Bernard demeurant proche le bourg et paroisse du Perrier, province du Poitou, eveché de Luçon,

Scavoir est la maison et metairie de La Commendrie des Bies avec les terres labourables et non labourables qui sont autours et environs deladite Commendrie, se joignant les unes aux autres et les pastureaux avec les offrandes et revenus de la Chapelle, coutume et droit de foire et dixme que ladite Commendrie a droit de lever et percevoir ainsy et de la maniere quen jouissoit cy devant Pierre Durant, dernier fermier, tout quoy ledit Bernard a dit bien scavoir et connoistre pour avoir veu et visitté ledit terrain, maison et logements qui en dependent, sans en demander plus ample declaration ny debornement, a la charge a iceluy Bernard den jouir en bons menagers et pere de famille, sans rien demollir, agaster ny couper aucuns arbres par pied ny emonder que ceux qui ont acoutumé de lestre, dont il aura une coupe pendant le cour de sa ferme seullement de ceux qui seront en estat destre emondé, entretiendra les et logements de touttes reparations locations locatives a lusage du pays par cequelle luy seront fait faire a lentrée des présentes ou en tous cas suivant que ledit Sieur Meriet y est obligé par sa ferme et laissera letout en bon et deub estat de reparations fors la clotures des terres que ledit preneur accepte en lestat quelles sont et quil laissera de la mesme maniere

et au parsus a esté laditte ferme faitte et accordée entre partye pour et moyennant la somme de Cent cinquante livres que ledit Bernard soblige de payer en deux termes egaux Scavoir soixante quinze livres a la Saint Martin* prochaine en six mois et les autres soixante quinze livres a chaque feste de Saint Martin dan en an a commencer pour le second terme de lan de la Saint Martin prochaine en un an que lon rencontrera mil sept cent trente six et continuer de terme en terme et dannée en année comme ils echerront jusqua lexpirement de laditte ferme,

outre est convenu entre partyes que ledit Bernard, prenneur, paira sans diminution de sa ferme la somme de trente livres pour la déserte* de la Chapelle dont il en apportera quittance audit Sieur bailleur,

que ledit Sieur Meriet aura la liberté de faire faire deux cent de fagots a deux liens et de faire couper quatre cent de geons que ledit Sieur Meriet Mairiet prendra a son choix sans aucune sans aucune diminution de la ferme dudit Bernard preneur et sans quil en puisse prétendre aucun dedomagement

egallement que de couper des bois par pieds suivant lordre et le pouvoir de monsieur le Commendeur donné audit Sieur bailleur sans que aussy ledit prenneur puisse pretendre aucun dedomagement vers ledit Sieur bailleur pour les emondes

de plus aura encore ledit Sieur Mairiet la liberté de percevoir les rentes de laditte Commendrie audit lieu et maison des Bies, lequel aura une chambre privative pour y mettre le bled et grain de quelque espece quil soit dont ledit bailleur en aura seul la disposition pendant que son bled sera dedans,

parce que aussy ledit Sieur bailleur laisse audit prenneur trente six ouailles* tant mere quaignaux, trois cheuvres et un boucq que ledit Bernard soblige de bien garder, nourrir et gouverner pendant le cours de saditte ferme sans quil ne leurs arrivent perte ny domage par sa faute parce quils partageront les laines tant des berbis quaignaiaux chacun an par moittié et les croits et profits desdittes brebis et chevres a la fin des presentes de aucuns sont ledit nombre de cheuvres et brebis cy devant dit estant prealablement remplacé et rendu audit Sieur Meriet, en cas quil nen soit point morte,

qui aura la liberté de les oster quen bon luy semblera que ledit Sieur bailleur aura la levée quil a enblavée* cette année parce que ledit Bernard prenneur aura aussy celle quil enblavera a la sortye de sa ferme

se charge aussy ledit Bernard du calice et de sa patenne, dun devant dautel a frange dor et de tous autres ornements qui servent a la deserte de la Chapelle, quil sera obligé et quil soblige de representer a la fin de la presente

et pour fixer et arreter le droit de controlle, ont declarez lesdittes partyes evaluer le tout a la somme de deux cent vingt livres de revenus chacun an

et tout quoi faire tenir et accomplir se sont les dittes partyes, chacune en ce que le fait les touchent obligés sur lhypotecque et obligations de tous et chacun leurs biens meubles et immeubles presents et futurs quelconques pour leursdits meubles estre exécutées et vendues en cas de defaut comme gages tous jugéz par cours, saisie, criée et vente de leurs imeubles suivant lordonnance, mesme ledit Bernard, prenneur, par corps, attendu quil sagit de ferme de campagne, une execution nempeschant lautre, se tenant des a present pour tout somméz et requis, voullu, promis, juré, jugé et comdemné.

ce fut fait et consenty sous le proche fief de laditte Commendrie, lune de nosdittes cours.

donnera ledit prenneur a ses frais dans quinzaine por tout delays, une copies des presentes audit Sieur bailleur, a peine de tous depens et dommages et interests

fait conclus et arreté sous le seing dudit Sieur Mairiet bailleur, et pour ce que ledit Bernard, prenneur a déclaré ne scavoir signer, il a fait signer a sa requete a Francois Bonny garcon auger sur ce present lesdits jour et an que devant

outre est convenut que ledit prenneur accepte ladite maison en lestat quelle est pour les gros de reparation quil seront necessaire destre faittes seulement et quil laissera a la fin de sa ferme et sortye dicelle les cloisons que ledit Sieur Mairiet a fait faire en lestat quelles sont.

Signé
F Bony Duclos Meries
Morand Potier
nre. nre. »

Notes :

* pour un calcul rapide, on compte sept boisselées à l'hectare

*Déclaration de la Commanderie des Biais publiée par Guillotin de Corson

* Bies : A l'époque, on ne prononçait pas Biais, mais très vraisemblement Biess en faisant sonner le "s" final.

* St.-Martin : fêté le 11 novembre.

* Déserte, desserte : entretien de la chapelle.

* Ouaille : brebis

* Emblavé : semé en blé ou en autres céréales.

Mais qui garde la Relique de la Vraie Croix et où ?

Il n’en est pas fait mention dans ce document.

Toutefois un procès-verbal de « Visite d’une Relique de la Vraie Croix dans la Chapelle de la Commanderie des Biais, le six avril mil six cent quatre-vingt-six » nous fournit une précision.

« L’an mil six cent quatre-vingt-six, sixième jour d’avril, environ les dix heures du matin, devant nous Jacques Jarnioux, seigneur de la Calnais, sénéchal de St-Viaud, exerçant la juridiction ès Commanderie des Biais, ayant avec moi pour adjoint, Julien Loquain, greffier d’icelle, étant au lieu des Biais, en la Chapelle de la dite Commanderie, et Messire Jacques Foucaud, prêtre, faisant encore présentement le service de la dite Chapelle, lequel nous aurait requis de vouloir faire procès-verbal et description d’une Croix d’argent, dans laquelle on dit y avoir du bois de la Vraie Croix de Notre Seigneur Jésus-Christ, exposée par ledit Foucaud, sur le petit autel de la dite Chapelle de la Commanderie des Biais, ce jour sixième avril, mardi de Pâques, ce que nous lui avons accordé. Et ayant vu et adoré la dite Croix, nous avons remarqué qu’elle est dans son entier, à la réserve du vitrage d’un des bras qui est cassé en partie, et la bordure et garniture du même endroit, détachée de deux petits clous. Et après que l’adoration de la Vraie Croix aurait été faite par le peuple, qui était au dit lieu des Biais, environ les deux ou trois heures de l’après-midi, le sieur Foucaud aurait remis la dite Vraie Croix, dans un estuit, dans lequel on la met, et mise dans une armoire, étant dans la chapelle du côté du Nord, laquelle armoire le sieur Foucaud aurait fermé de clef et icelle retenu.

De tout quoi, le dit sieur procureur d’office nous a requis le présent procès-verbal, que nous avons fait et rédigé, pour valoir et servir ou besoing sera, le dit jour et an que dessus.

signé
Jarnioux, Herbert, procureur d’office et Loquain, greffier.* » 

* Texte tiré de la notice "La Relique de la Vraie Croix" publié par J. Bouyer en 1898

.

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16 août 2006 3 16 /08 /août /2006 19:02

" Règlement pour la fabrice

Le 6e janvier 1765, le general a aresté pour le bien de la fabrice et le service de l’Eglise.

1e que comme il se fait des voles en plusieurs eglises et recemment a Ste Pazanne, Bougnais (Bouguenais)
et ailleurs, il est necessaire que les clefs de l’Eglise et sacristie soient deposées et maintenue dans
le bourg affin qu’on puisse en disposer quand besoin sera, tant pour prevenir et empescher les vols
et incendies, que pour estre a lieu de fournir a tems ce qui est necessaire au service de l’Eglise.

2e que les marguillers, tant actuels que futurs, auront soin de fournir suivant l’usage les cierges,
livres, linges et ornemens necessaires pour tous et chaque jour de l’année et ce tant pour les messes,
que bapteme, lanternes et fallots* des malades et autres ceremonies acoutumés, comme mariages
et processions étrangères.

3e que les marguillers entretiendront l’usage des poupées ou quenouilles des commères et percevront
les deux tiers des dittes offrandes de fil ainsi qu’il est coutume,pour les autres offrandes de
l’Eglise.

4e que conformement a l’ordonnance de notre eveque, on n’alumera au grand autel toutes les
fetes et dimanche que six cierges seulement, bien entendu neanmoins lorsqu’il y aura exposition
du St Sacrement on allumera quelque cierges de plus et au salut seulement.

5e que les chandeliers placés autour de la nef ne seront garnis de cierge que le seul jour de
la dedicace de l’Eglise, que lesdits cierges seront allumés peu avant l’elevation et a vespres peu
avant le magnificat et conformement à l’usage pour les lustres et cierges des petits autels qu’on alumera
les grandes festes. De plus les dits chandeliers placés à l’occasion de la consecration de notre Eglise serviront
encore la nuit de Noël, car les chandelles de suif qu’on y placera pour eclairer que
les peuples pendant l’office.

6e Les marguillers chaque année avant de sortir de charge feront balayer et tomber
les ordures qui se trouvent sur le lambris de la nef par les ouvertures à coulisses qui sont
pratiqué pour cet usage. Aussy les dits marguillers chaque année avant leur sortie
facent balayer et enlever les immondices qui se trouveront sur les dais ou pavillons des
autels. Aussy ils feront netoyer la sainte table et autres boiseries de l’Eglise.

7e pour que les linges et ornemens de l’eglise ne deperissent pas et soient toujours en nombre
et decence convenables pour les offices, nous enjoignons a tous les marguillers sortants
de charge de donner a leurs successeurs un etat ou descriptions de tous les linges,
ornemens et meuble d’eglise, lequel inventaire sera representé au premier chapitre
pour subvenir aux reparations qui serront jugées necessaires.

Ledit chapitre signé de tous les deliberans. "

* Fallot,falot : Espèce de grande lanterne que l'on porte ordinairement au bout d'un baton. (Dictionnaire de l' Académie - 1776)



Source : R.P.

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13 août 2006 7 13 /08 /août /2006 22:41

Pour certains auteurs « Préfailles » prendrait son origine dans « failli pré », pré de nulle valeur, devenu « pré failli » et par la suite « PREFAILLES », pour d’autres dans «Presseille», près de la source. Seille étant pris sans doute pour le seau nécessaire pour y recueillir cette eau.

Très tardivement, au XIXe siècle, géographes et administration orthographiaient : " PREFAIL ", avant de devenir Préfailles. D'ailleurs Mr. Chevas, dans son "Histoire de la Plaine" de 1842 non parue à ce jour, hésitera entre Préfail, Préfaill, Préfaille, et Préfailles.

Monsieur Touchard , dans son ouvrage sur Préfailles*, a attiré l’attention sur une probabilité tout autre et plus plausible.

Porfail et Préfail sont les noms les plus anciens relevés dans les archives départementales.

                       

                                       (extrait d'un aveu de 1598*)

Pour monsieur Touchard, les préfixes « Por » ou « Pré » indiquent une idée de proximité.
Quand à « fail », il prendrait son origine dans l’ancien nom latin du hêtre « Fagus ».

« Fagus », au fil des siècles, par altération, deviendra suivant les régions : faye, fau, fayard, faon, faou, favine, fouteau etc.

Pour cette explication « Faye » et « Fau » peuvent être retenus.


Dans les temps anciens, y eut-il un peuplement de hêtres sur notre côte ou quelques arbres isolés et remarquables de ce type dans notre environnement ?

D’après mes recherches, il s’avère qu’entre le Porteau et la Girardière (Ste.-Marie-sur-mer), un « Canton du faye » existe encore de nos jours,à proximité de la côte.

D’autre part, dès le XIe siècle, un prieuré situé en Arthon, vit le jour sous le nom de « Septem-Fagus », Fagos, Fagis suivant les actes anciens, plus connu sous le nom de « Prieuré de Sept Faux ».

De cette manière la présence du hêtre est donc bien attestée.

                                  « PREFAIL »…. « PREFAILLES »

* en 2° et 3° ligne : quabarinieres, cabariniere: bateaux retournées servant de maisons, logements pour les pêcheurs de morue? Merci de m'indiquer si vous avez déjà vu ce mot.
*"à la pointe du Pays de Retz...PREFAILLES" édition Etif.

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7 août 2006 1 07 /08 /août /2006 13:05


Henri de Gondy, duc de Retz, gentilhomme du roi, demeurait à Paris, en son hôtel face au Louvre, paroisse de Saint- Germain l’Auxerrois, avait à sa suite un certain nombre de gentilhommes originaires de son duché. Ces derniers se devaient d’y paraître et pour cela devaient très souvent s’endetter, faire leurs emplettes à Paris et se vêtir avec élégance.

Claude Venier, sieur de la Salle en Fresnay, descendant de Francisque Venier ancien intendant et gouverneur du château de Machecoul, faisait parti de cette suite et par conséquent  se devait de tenir son rang. Pour cela il emprunta de l’argent à Jean de Bruc, sieur de la Grée et il reconnut cette dette devant notaires.

En voici le contenu :

« 11 may 1615

Fut Présent Claude Venier, escuier, sieur de la Salle, gentilhomme ordinaire de monsieur Le duc de Retz, demeurant a la suitte dudit seigneur, estant a présent à Paris, Lequel recongnoist et confesse debvoir et gaige A Noble homme Me. Jehan de Bruc, sieur de la Grée, Intendant des maisons et affaires de mondit seigneur, demeurant aussi à sa suite, absent, La Somme de de trois cent cinquante et cinq livres
:
Scavoir
-Seize livres seize solz païer par ledit sieur de la Grée en l’acquit dudit debiteur a un marchand du pallais pour un chapeau garny de son cordon de broderie d’or,
-un pendant d’espée de marroquin rouge neuf livres

- pour achapt d’une malle, soixante et quatorze livres
- pour chemises et autres linges fourny audit debiteur, cent soixante deux livres sept solz, aussy païer par ledit sieur de la Grée à lacquit dudit debiteur a un tailleur d’habitz auquel le dit debiteur debvoit la dite somme par partie arrestée
- dix sept livres dix sept sols a un cordonnier aussy a lacquit dudit sieur debiteur pour marchandises de bottes et soulliers quil luy a vendu
- et soixante quinze livres payéz a un nommé Aubert sirurgien (sic) pour aultre traicte et medicaments
ledit sieur debiteur rendroint lesdites sommes ensemblement a ladite premiere de trois cent cinquante et cinq livres sy comme dont a païer icelle somme de trois cent cinquante et cinq livres audit sieur de la Grée en ceste ville de Paris ou au porteur dans quate mois prochains et pour plus grande asseuransse de ladite somme, ledit sieur de la Salle affecte des a present les premiers deniers qui luy sont et pourroint estre deubz cy apres par son fermier de la Salle lequel il consent des a present quil paie icelle somme audit sieur de la Grée par sa quittance avec la presente obligation qui vouldra descharge audit fermier dont il en faict cesseion et transport aoudit sieur de la Grée jusque a la concurance dicelle somme de trois cent cinquante et cinq livres et sans neantmoings que ce present consentement et transport puisse empescher execution de la présente obligation et sans y deroger promese obligation revocation
Faict et passé en estudes des notaires soussignéz, a Paris l’an mil six cent quinze et unziesme jour de may et a signé avant midy
Claude Venier
Chapellain et Contesse. »

Source : Archives nationales

Note :

Ce Claude Venier est le fils de Francisque Venier et de Jeanne de la Touche.

Source A.N.

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5 août 2006 6 05 /08 /août /2006 20:01

PRIEURS et CURES DE LA PLAINE
**********************

SAUVAIGN Gauffridus 1427

SAUVEING Olivier 1460*

VILLAGEAYS Jean 1459 dcd 1484

LAMOUREULX François 1550- 1571, en 1550, Chanoine de la Collégiale Notre-Dame de Nantes
PINEAU Guillaume 1561 ?, 1596
BENOIST P. 1606


CHOTART Jean 1607

LEVESQUE Maury 1608 
 
CARIGUEL P. 1614

PINçON F.M. 1620

DE LERHONER P. 1621

NICOU Martin, frère, 1622, 1624
PELLET et LERAY 1630
DE L’ESPINE Pierre, frère, 1630,1634
MARNIER, 1639


GARNIER Mathurin, 1634, 1640, dcd en 1664
ABGERAT Ch., 1664
TESTU ?, 1669

BOUGET M., 1674 fait fonction curiale ?

PAVY Jan, recteur commendataire, 1676, 6 février 1681

TICIER G., 6 février 1681, 1690, 1701

BIDE DE LA PREVOSTE Jacques, 1704-1719

TARDIVEAU Jean-Chrisosthome, 16 mars 1719

TREMANT Pierre, jusqu’en 1730

BENOIST Gilles, 1731

POINCELOT Claude Michel, 1743

BARBIER Claude, 1754-1791
« Le dix-neuf août mil sept cent
quatre vingt onze à été inhumé au
Cimetière le Corps de Missire Claude
Barbier Recteur de cette paroisse,
décédé hier au Presbitère, agé d’environ
quatre vingt six ans la Sépulture faite en
présence de Jean-Baptiste Faugaret
Recteur d’Arton, de Don Allaire et des
soussignés… »

MORICEAUX Pierre, curé constitutionnel
« Le neuf octobre mil sept cent
quatre vingt onze, je soussigné Pierre
Moriceaux vicaire de la paroisse St
Nicolas de la ville de Nantes ai été
installé comme Curé de la paroisse
de la Plaine.
Moriceaux
Curé de la Plaine »
MORICEAUX Pierre, curé en 1802

BOLTEAU Jean-Pierre, 1804-1806

ADDES Guillaume, 1806-1811

BRAGER Eugène, Jean-Marie, 1811-1820

ROUZIOUX Guillaume, 1820-1825

COTTINEAU François, 1825-1829

DESPUJOL Henri, 1830-1859

JAMIN Sébastien, 1859-1863

AUNEAU René, 1863-1875

BOULAY Jean-Marie, 1875-1881

MAINGUY François, 1881-1884

THUAUD Joseph, Marie, 1885-1892

MARCEAU Frédéric, 1892-1899

COLAS Joseph, 1899-1906

GUERIN Emile, Henri, 1907-1917

BILLON Joseph, Jean-Marie, 1917-1921

BRANCHEREAU Jean-Baptiste, 1922-1936

LEGRAND Joseph, 1936-1941

OILLIC Maurice, 1942-1959

LADMIRAULT Daniel, 1960-1990

DROUAUD Jacques, 1990-2002

MOURAUD Paul, 2002-2003

TEILLET Paul, 2003-

Depuis le regroupement des paroisses, La Plaine-sur-mer, Préfailles, Saint-Michel-chef-chef, La paroisse nouvelle porte désormais le nom de " SAINT-GILDAS-DE-LA-MER"

 (Cette liste est un essai, elle pourra être modifiée en fonction de recherches complémentaires.)




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5 août 2006 6 05 /08 /août /2006 18:28

LES MAIRES DE LA PLAINE

1790 - 2009

****************

THEBAUD Joseph  1790 - 1791 : chirurgien, est élu par
le nombre imposant de 1370 voix.
RAIMBAUD Hervé 1792
FOURNEAU Jean  1793 – 1793,
FOURNEAU Michel 1793 (avril) -1795, 
CABARAN Pierre 1800 - 1807, notaire
BRAHAUD Pierre 1808 – 1815, 
BOCANDE François-Alexis 1815 - 1818
AVRIL Jean 1818 - 1820
EURVIN Joseph 1820 – 1858
GENDRON Jean 1858 – 1859
MARTIN Donatien 1859 – 1870
BERNARD Adolphe1870 – 1871
BENOIST Edouard 1871 - 1873
MARTIN  Donatien1873 – 1879
LARAISON Joseph  1879 – 1899
CHAUVET 1899 – 1901
VIAUD  Théodore1901 – 1908
HUGUET Jean 1908 – 1912
BAHUAUD Frédéric 1912 - 1920
OLLIVE 1920 - 1925
MOURAUD Auguste 1925 - 1943
HERVE 1943 – 1945
BAHUAUD 1945 – 1953
GUISSEAU Michel 1953 - 1973
HOUSSAY Emmanuel 1973 - 1989
GUISSEAU Michel 1989 - 1995
BAHUAUD Michel 1995 -

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3 août 2006 4 03 /08 /août /2006 16:08

Le FIEF DE MAREIL
en Saint-Michel et Sainte-Marie.

Cette terre et seigneurie de Mareil, qui avait encore, en 1697, le droit de basse et moyenne justice, s’étendait dans les paroisses de St. Michef-Chef-Chef et de Sainte-Marie-sur-mer.

En 1463, noble écuyer Machelin de Mareil, seigneur de la Chesnaie, de... et du Plessis Mareil, recevait un aveu pour la Severie, pour le quarteron de la Robergière etc. en la paroisse du bourg de Ste.-Marie, et pour des terres en St.-Michel de Cheveschier situées au quarteron de la Popelinière et de Thoaré etc. Pour la Severie il lui était dû une poule de rente au terme de "mardilard", pour une parcelle de terre quatre souls de rente au terme de la "St-Michel en Montegarganne*" etc.

                                    

Suivant un minu du 6 septembre 1495, ce fief de Mareil appartenait à Ollivier Brossard fils de Mathurin.

Cette terre resta dans cette famille jusqu’en 1601, année durant laquelle Dame Bonaventure Brossard, dame de Mareil femme de Mr. Yves de Ruais, la céda à Demoiselle Marguerite Besnard, dame de Grilleau Veuve de Me. Claude Geneste.

Le 12 juin 1641, Demoiselle Charlotte Geneste, dame de Clermont et du fief de Mareil, veuve d’écuyer François Giraud, en rendit aveu.

Le 5 juin 1642, Dame Bonne Guichard, dame de la Moricière, veuve de Jean Gabard, chevalier sieur de la Moricière, rendit un aveu pour la seigneurie de Taron et pour le fief de Mareil situé près du village de la Princetière.

Le 12 Février 1675, Messire François Gabard et demoiselle Louis Pineau rendirent aussi aveu. Ils avait acheté ce fief à Dame Gabrielle Giraud veuve de Me. Olivier Montboucher, conseiller au Parlement. 

Le 3 avril 1691 décéda Messire François Gabart, seigneur de Thillac, époux de Louise Pineau.

Le 29 septembre 1697, il fut procédé au partage des biens dépendants de la succession de ce François et de son épouse, entre ses enfants, Charles Prudent Gabart, seigneur de Monceau, des enfants mineurs de Claude Gabart, vivant seigneur du Plessis, et Messire François de la Gré…


C’est vraisemblablement une partie de l’aveu de 1641, qui se présente fort endommagé, que nous vous communiquons ci- après.
…..
« seigneurye du Plessis Grimaud qui ont estés transporter par les (précédents)
sieurs du Plessis Grimaud au feu père de ladite dame de Mareil et…
lesdicts teneurs de la Guillon doibvent par autre part à ladicte advouante sur les (choses)
thennues la moictié de quatre livres seize soubz monoys, dix boixeaux avoine
dicte mesure de Pornict et l’autre moictié desdictes quatre livres seize soubz
monnoys et dix boixeaux avoine appartiennent au sieur de la Villenbois….
par (rolles) de Rantes sur ledict village de la Guillon cy dessus speciffiées et desclarées
…. …. et payable à ladicte seigneurye de Mareil par une main et un seul payement
sans division a chacun terme de St. Michel, et outre le cart des dismes des lins
laynes, aigneaux et potages, bleds et vins qui se levent dans lesdicts thenements
de la Guillon. La moictiée desquelles dismes est levée par le Recteur de St. Michel
et l’autre cart par ledict sieur de la Villenbois, Item les herittiers
Julien Vigneu de la Guillon tiennent une piesse de terre contenant huict
boissellées appellée l’osche des faux partye plantée en vigne et l’autre en terre
labourable à devoir de foy, hommage et rachap dudict de fief de Mareil
sur lesquels (pieces) domaines et fief de Mareil en St. Michel cy dessus spéciffiée
et desclarés, ladicte Geneste confesse et advoue devoir chacun an de rante au terme
de Noel et St Jan baptiste par moictié à ladicte seigneurye de Pornict trente
six soubz monoys de rante payable par les mains du Recepveur dudict Pornict
outre les devoirs de foy, hommage et rachapt d’iceux a cause desdictes choses
a Mondict Seigneur le duc de Rays a cause de sa seigneurye de Pornict
plus desclare et advoue ladicte dame Geneste dame dudict fief de Mareil tenir dudict
seigneur duc a cause de sadicte seigneurye de Pornict, un autre canton et tenement de
terres en la paroisse de Saincte Marye entre le fief de la Guerche d’un costé et
fief de la Muce et du Breffe daultre costé et d’un bout le fief Billy d’aultre bout la Rive
de la mer, quelles terres consistent en vignes, prés, terres labourables, jardins,
rues et issues que emplacement de maison que tient à present Pierre Ollivier, Jan
Vigneu, Michel Tardif et aultres, ledit thenement appellé le fief de Mareil
--------------
sur lequel canton lesdits teneurs disent mestre d’heu a ladicte jurisdiction
aucune rante pour avoir esté amortye par le precedant seigneur dudit fief
de Mareil et appartenir a ladicte dame de Mareil les droicts de lods et vantes
sans ledict fief et obéissance a ladicte jurisdiction de Mareil. Item en ladicte
paroisse de Saincte Marye soubz le fief et seigneurye du Plessis Grimaud
a present annexé a ladicte seigneurye du duché de Rays a Pornict, une thenue et
mestairye appellée la Bregeonnière et Lescorneliepiere poceddé a present par le sieur
Jan Mouraud de Pornicq causeyant des herittiers Me. Mathurin Pierre ? et
poceddé en partye par Jan Drouet et Mathurin Baconays et leurs femmes,
lesquelles choses ladicte dame de Mareil tient en droict de fief et jurisdiction
a cause de sa seigneurye de Mareil et en arrière fief de ladicte
seigneurye du Plessis Grimaud, sur et par cause desquelles thenues de
la Bregeonnière et Lescorneliepiere est deub a ladicte seigneurye de Mareil
au terme de St. Michel dix sept soubz monoys et un chapon de rante et
outre sur une piesse de terre cernée de hays et fossés contenante trante
boissellées de terre lesdicts nommés theneuirs de ladicte paroisse doivent à ladicte
seigneurye de Mareil chacun an audict terme de Saint Michel, vingt soubz
monoys de rante, Item les hommes et particuliers de la Saiverye
en Saincte Marye quy sont Guillaume Bachelon, Pierre Baconays, Jan
Bonneau et aultres doibvent a ladicte seigneurye de Mareil a chacun terme de Sainct
Michel quinze soubz monoys, deux boixeaux froment mezure de Pornict
et une poule de rante sur ledict village de La Saiverye et terre en dependences
contenant ensemble le nombre de cinquante boixellées de terre ou environ
entre le chemin quy conduist de Pornict a Sainct Pere en Rays d’un costé
d’autre costé le chemin qui conduist de la Jansonnière aux pas des Roches ? d’un
bout le chemin qui faict separation de la Saiverye et la Jansonnière, daultre
bout le ruisseau qui fait séparation du fief du Plessis Grimaud et de »
……………….
Fin de l’épave

Par l'acte de partage entre les héritiers de 1697, les rentes sont ainsi définies et valorisées et l'existence d'une greffe est confirmée :

*" Fief de Mareille (sic) a moyenne et basse justice, s’étendant aux paroisses de St. Michel et Ste. Marie

- Onze livres douze sols six deniers monnaie qui font à tournois treize livres dix neuf sols six deniers, laquelle somme multipliée au denier trente-cinq suivant es qualité dudit fief fait vingt-quatre livres neuf sols trois deniers de revenu annuel…
- Dix boisseaux trois quart de froment dite mesure, évalués à trois livres deux sols trois deniers le boisseau dite mesure de Pornicq, fait trente-trois livres neuf sols, laquelle somme multipliée au denier trente-cinq fait cinquante-huit livres trois sols.
- Dix-huit boisseaux de blé seigle mesure de Pornicq dus par Clement Drouet sur une pièce de terre appelée la Torserie qu’avons évalués trente-neuf sols le boisseau dite mesure de Pornicq qui faite trente-cinq livres deux sols laquelle somme multipliée au denier trente-cinq fait soixante-quatre livres.
- Plus sept boisseaux trois quart de blé seigle dite mesure dus par les teneurs du fief de la Noë moreau, appréciés à trente-neuf sols le boisseau mesure de Pornicq qui fait quatorze livres huit sols laquelle multipliée au denier trente-cinq fait vingt-cinq livres quatre sols de revenu annuel.
- Cinq boisseaux d’avoine rase dite mesure, évalués à vingt sols fait huit livres dix-neuf sols. laquelle somme multipliée au denier trente-cinq fait huit livres dix-neuf sols.
- Deux poules évaluées à cinq sols pièce fait dix sols lesquels multipliés au denier trente-cinq fait dix sept sols six denier de revenu annuel.
- Onze chapons évalués à dix sols pièce qui fait cent dix sols laquelle somme ….font neuf livres douze sols de revenu annuel.
- Lesquelles rentes ci-dessus se payent au jour et fête de Toussaints de chacun an à ladite maison de Tharon.
- La greffe de la juridiction de Mareille prisée de revenu annuel douze livres.
- Les droits de dîmes dus sur les tenements de la juridiction prisés de revenu annuel soixante-cinq livres. "

Cet article pourra faire l'objet d'un complément d'informations.

* La première apparition de l'archange Michel se produisit en 492, au mont Gargan, aujourd'hui San-Angelo, dans le royaume de Naples.


Sources : ADLA et Archives de Landévennec

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2 août 2006 3 02 /08 /août /2006 18:59

SEIGNEURIE DE THARON

Liste des possesseurs connus :

- 12 mars 1323, Guillaume de la Muce.

- 9 janvier 1409, Jamet de la Musse

- 1465, Thomas de Theillac

- Antérieurement à 1471, cette terre et seigneurie de Tharon appartenait à Guillaume de La Lohérie et à Guillemette Meliard, vinrent ensuite suivant les aveux et minus les propriétaires suivants :

- 20 juillet 1471, Alain de La Lohérie leur fils,

- 21 avril 1482 Rolland de la Noë, écuyer

- 5 janvier 1486, Guillaume de la Noë, fils de Rolland

- 18 septembre 1499, Alain de la Lohérie, après le décès de sa mère

- (sans  date) dame Anne de la Lohérie fille d'Alain

-24 novembre 1551, Me P. de la Lohérie,  héritier d'Anne de la Lohérie

-11 mai 1555, Me. Charles de Ploüer, fils de P et de Dlle. Michelle de la Bare, en 1577 il en était encore propriétaire.

- 5 août 1584, Pierre de Ploüer, frère et donataire de Charles.

- 17 novembre 1600, Vente par Charles de Ploüer à écuyer Maurice Boileve ? et Marie Lelou sa femme.

- 5 juin 1642, Dame Jeanne Guichard, dame de la Moricère Veuve de Jean Gabard.

- 12 février 1675, François Gabard et Louise Pineau sa femme.

- à complèter pour la fin XVIIe  et le XVIIIe.

                             "La maison seigneuriale de Tharon en 1824"

Nous donnons ci-après le texte de l'aveu du 5 juin 1642 (les astériques renvoient aux notes de fin de cet aveu):

 "Aveu de Dame Bonne Guichard dame de la Moricière, veuve de Jean Gabard, chevalier, seigneur de la Moricière.

                              Pornic Tharon Nobillier Rachapt

Sachent tous qu'en la Cour
Royalle de Nantes par devant les soubzsignéz
notaires d'icelle, tabellions et gardes nottes
hereditaires du nombre des quarante six establis
endroict a esté presente en personne dame Bonne
Guischard, dame de la Moriciere, Tharon, veufve de
Messire Jean Gabard, vivant chevalier, seigneur
de la Moricière, des Jammonnières, de Thehillac,
demeurant en cette ville de Nantes parroisse
de Nostre Dame , laquelle a esté cognoissante
et confessante et par ces presentes Confesse et
advoue tenir prochement à debvoir de foy, hommaige
et rapchat quand le cas y advient de tres haut
et puissant seigneur messire Henry de Gondy
duc de Retz et de beaupreau, pair de France, marquis
de Bel-isle, conte de Chemillé, baron des Baronnies,
de Mortaing, Thifauges, la Hardouinays et Beaumanière
le Chastel, de la chastellenie de Suze et de la
Jurisdiction du duché de Retz a Pornit etc. et
de luy tenir prochement en sadicte jurisdiction
de Pornit les herittages, rantes et revenuz
cy appres declarez. C'est a scavoir Le
lieu et Maison noble,Terres et
seigneurye de Tharon, fieff et jurisdiction
justice haulte, moyenne et basse, hommaige et
autres droicts et debvoirs seigneuriaux, coustume
de la foire de Sainct Michel et Sainct Gilles a Pornit,
droit de havaige* sur le poisson sec et fruictaiges
vendus en sa dicte foire de Pornit qui se leve par
ses officiers et sergentz de ladicte seigneurie de
Tharon, fuie* et pigeonnier* , garennes deffensables* ,
droictz de lodz et vantes, bris de mer, espaves et
galloitz, desherances de lignes, sucessions de
bastardz, droict de quintaine et de sergentise
en son tour et rang, taux et amandes, rachapts
et soubz rachapts, rantes par deniers, poulles et
chapons, rolles rentiers, mestairyes, presentations
de chapelle, droict de banc en l'eglize de Sainct Michel
du chevecheff et autres droicts et preminances d'eglize,
droictz de dismes, rantes par grains, prés, pastures,
bois, landes, frostz, gastz et comuns, droict de
chasses et toutes autres appartenances et dependances
dudict lieu ainsy qu'il se poursuit et contient
et que ladicte dame de Tharon et autres precedants
seigneurs ont droict et (moyent) coustumes d'en
jouir et mesme les acquestz que auroit faict
le deffunct et dernier seigneur de Tharon
tant en ladicte paroisse de Sainct Michel de
Chevecheff que ailleurs audict duché de Retz
sans aucune chose preserver et retenir selon
et ainsi que l'état est plus amplement
declaré et specifié cy appres, Scavoir ung
grand corps de logis couvert d'ardoize composé
d'une salle basse avecq sa cuisine et la
boullangerye, caves et cellier, chambre et antichambre,
office et greniers au dessus, ung pavillon en
l'un des coings de murailles, ensemble
l'escurye avecq grenier au dessus et la
grange joignant au bout d'icelle, le tout
faict a murailles et couvert d'ardoizes
et outre ung appentif dans lequel est le
pressouer avec sa met* et autres ustancilles
et une chambre pour mettre les tonneaux,
aussy couverte d'ardoize, plus ung
un autre appentiff pres ladicte grange , la
cherpante duquel est tomber et servoit
d'estable, le pigeonnier estant au devant
du portal de ladicte cour, laquelle
cherpante duquel est tomber en partye,
le tout contenant en fondz, ruaiges et
issuees deux bouexellées* de terre ou environ.
Item ung petit jardin enclos de murailles
avec ses arbres et profiements, contenant par
fondz une bouexelëe ou environ Item ung
autre grand jardin qui est par le derriere dudict
logis partyes fermés de murailles avecq ses
arbres et fruictiere contenant deux bouexelëes
de terre ou environ, Item ung quanton de vigne
partie en façon partie en gast* et autre partye
en terre labourable appellé le petit fieff, contenant
le tout ensemble quarente deux bouexelëes*
ou environ Item un autre quanton de vieilles
vignes joignant la piece cy devant le chemin
entre deux lesquelles vignes sont a presant
en gast et y a laboeur et terres labourables,
frostz* et pasturaux, hays entre deux
le tout enfermer de hays et fosséz, contenant
cent bouexelëes de terre ou environ, Item
La garenne dudict lieu joignant
ladicte piecze cy devant contenant trois centz
Bouexellëes de terre ou environ, laquelle
se continue par plusieurs endroicts et vallons
en chesnes puble* , testard, boullau et autres
sortes de boys et buissons autour de laquelle
y a des noües et vallons qui servent pour
le penaige* et nouritures des bestiaux dudict
lieu,
Item Trois prez sittué pres le pont de
Gasfineau deppendant de ladicte seigneurye de
Tharon, contenant cinq bouexellées encernees
de hays et fosséz plantez de saulzes, les
logis de la mestairye dudict lieu ou se tiennent
les mestayers, couvert de thuilles, de
longueur de cinquante piedz* ou environ soubz
lequel logis y a une antienne cave
faicte a voute et y a une grange et le four
a cuire pain, couverte de brande et bourage
et au bout dudict logis y a ung appentiff
couvert de thuille, servant a loger les beufz
de ladicte mestairye ; et outre y a ung vieil
portal sur le devant et un autre appentiff
avecq un coustau servant jardin, le tout
contenant ensemble par fondz avec les
rues, issues et emplacemant deux bouexellëes
de terre ou environ, Item L'aire a battre les bledz
une bouexellée ou environ, Item ung pré joignant
ladicte mestairye et au dessoubz l'antienne
fuye, contenant huict bouexellées de terre ou
environ, Item Un autre pré joignant d?ung
bout au pré cy devant, chaussée entre deux,
contenant quatre bouexellëes de terre ou environ
Item ung quanton de terre labourable appelé la
piecze de la fuye, joignant ledict pré et
mestairye, contenant quarente bouexellëes
de terre ou environ avec les chesnes de
haulte futaye et testart et testaus, Item
ung autre quanton de terre joignant celluy
cy devant déclaré, une liziere de chesnes
entre deux appellé le quarteron du moulin,

dans lequel quanton le moulin a vent de la dicte
seigneurie est sittué, fermëe de hays
et fossés garnis de chesnes et testardz
Contenant deux cens bouexellëes* de terre
ou environ, Item une piece appellée la piecze
Neufve encloze de hays joignant et pres
ledict moullin contenant huict bouexellëes
de terre ou environ, Item une autre piecze appeler
la Richarde sitt uer au joignant de ladicte piecze
Neuve cernoyés de hays et fosséz au bout
de laquelle y a une chesnaye de chesnes
testardz et contient neuf bouexellëes de
terre, touttes lesquelles terres cy devant
sont nobles et en ung tenant nettes et
quittes de touttes rantes, contenantes
ensemble sept cens saize bouexellëes
de terres bournér d'ung costé les
terres de la Morinniere et d?autre costé la
rive de la mer, d'ung bout le ruisseau et
estier qui descend du pont de l?Isle a la
mer et d'autre bout autre ruisseau et
estier qui descend du pont de Tharon a la
rive de la mer. Rantes deues a ladicte
Seigneurie de Tharon dont le recepveur
est comptable et sont contennues au roolle
rentier d'icelles. Premier Y a par argent
vingt quatre livres tant de soubz, douze
chapons et quarante bouexeaux de fromant
et quatre de seigle a la mesure de pornit avecq
le nombre de sept vingt dix neuf bouexeaux
d'avoine de rante dicte mesure , aussy deüs
chacun an a ladicte seigneurye dismes deües
a ladicte seigneurye a la treiziesme gerbe,
premier en un fieff appellé le fieff
de la Garnerays les deux tierces partyes
des fruicts croissans par labeur, Item
en un fieff appellé le fieff Symon de
Boys Mourault, les deux tierces partyes
des fruictz y croissans par laboeur,
Item un autre fieff appellé le fieff
Mareil sittué pres le village de la
Princettiere auquel fieff le seigneur
de Tharon prend les deux partz
des dismes au treiziesme comme
devant, Item le fieff de la Pouppelinyere
dans lequel ledict seigneur prans la
moictyé desdictes dismes, Item Le fieff
des haults et bas Retailz auquel ledict seigneur
prend la moictié desdictes dismes, Item ledict
moullin a vent turquoys cy devant mentionné
sittué audict quanton , tournant et virant
garny de touttes ses utzancilles requises
avec son distroict sur les hommes et
subjectz de ladicte seigneurie de Tharon,
Declare Ladicte dame de Tharon que les
teneurs des quarterons de gastineau
et de la Romeniere luy doivent a cause
de sadicte jurisdiction de Tharon, chacun an
ung cheval de service que lesdictz teneurs
doivent nourrir et ledict seigneur et
ses officiers, icelluy cheval appellé
Mazureau, et aussy declare ladicte
dame de Tharon avoir droict et debvoir
d'ecluze a prandre poisson qui est a presant
gastër et ruisneuse au rivage de la mer
allendroict de la garenne et domaine dudict
vieu Tharon, Item declare ladicte dame
avoir droit et seigneuvoir de Court et de
jurisdiction, haulte, moyenne et basse,
creation de senechal, procureur fiscal, greffier,
sergent, recepveur et forrestier en ladicte
jurisdiction de Tharon, a raison de laquelle
ladicte dame a droict de desherances, espaves,
gallois, successions de bastardz, bois de
nauffraiges de mer des choses quy par
eau inopinement pouroient arriver es endroicts
des fiefz de sondict domaine et fieff de
Tharon, inventaires, tutelles, curatelles, emancipations,
decretz de mariages sur les mineurs, droictz
de sceaux, tenues de plaidz generaulx
et assise, tenues chacun en dellivances
et cognoissances des differans et proces
tant civilz que criminelz sur lesdicts subjects
et estagers, preminances, exemptions de
fouages et autres droictz roturiers pour ses
recepveurs et sergents chacun an en sadicte
terre et seigneurye de Tharon, droict et
preminences de bancz en d'eglize de Sainct
Michel, de le placer au coeur de ladicte eglize,
droict de chasses a liepvres et perdrix et
autres oyseaux, tant de chiens que faucons,
tiraye a larquebuze sur sondict fief,
domaine et jurisdiction de Tharon
et touttes
autres fermes, droictz deubs et appartenances
a seigneur au (sic) justicier, et recognoist ladicte
dame de Tharon que mondit seigneur le duc
a tout ferme droict de jurisdiction en sadicte
seigneurye de pornit, baillé le presant adveu
pour vray et absollu, protestant neanmoinltz
en cas d'obmission et augmenter et autremant
en recinner le tout ainsy et comme il
luy viendra a cognoissance que faire le
doibve et pour ce que icelle dame de Tharon
l'a ainsy declaré, voullu , promis et juré,
tenir sur l'hipotecque de tous ses biens
sans y contrevenir a ce faire elle y a esté
de son consantement et requeste, jugér
et comdempnée par lesicts nottaires leur jugement et
condempnation de ladicte Cour de Nantes,
a laquelle elle c'est submise et prorogée
de jurisdiction, ce fut faict et passé audit
Nantes, en la demeurance de ladicte dame
le cinquiesme jour de juing l'an mil six cens
quarente et deux avant midy et signé,
Interligne, par lesdicts nottaires, approuvé

Bonne Guischard
Bonnet Garnier
Nore. royal Nore. royal "

Notes:

- Havaige ou avage : Droit que les exécuteurs de la haute-justice lèvent en argent ou en nature en quelques lieux et certains jours de marché.

- Fuie : espèce de petit colombier à pied ou autres, où l'on nourrit un certain nombre de pigeons domestiques.

- Pigeonnier ou colombier : plus important que la fuie, bâtiment de forme ronde ou carré, où l'on retire et nourrit les pigeons. L'intérieur est composé de boulins ou de trous dont le nombre varie en fonction de l'étendue des terres du seigneur. Une échelle pivotante permets d'accéder aux nids.

- Garenne defensable : lieu à la campagne où il y a des lapins dont la chasse est réservée exclusivement au seigneur (prohibitif)

- Met : table du pressoir.

- La boisselée équivaut à 1458 m. environ.

- Gast : terre en friche.

- 42 boisselées : environ 6 hectares.

- Frotz : terre inculte.

- Puble : ordinaire.

- Penaige : pain de pourceau ou cyclamen, plante ainsi nommée parce que sa racine est arrondie en forme de boule de pain et que les pourceaux en sont friands, pousse dans les sous-bois.

- 200 boisselées : soit un total d'environ 104 hectares de terre noble.

L'acte de partage de 1697 de biens dépendants de la communauté de feu François Gabard, seigneur de Theillac, survenu le 3 avril 1691 et de dame Louis Pineau son épouse, nous permet de mieux en connaitre le détail. Nous en donnons ci-après de larges extraits. Ce qui correspond au "Vieux Tharon" actuel et à ses environs.

"29 septembre 1697

(Extrait de la Succession de Messire François Gabard, seigneur de Thillacq et de son épouse Louise Pineau. (Voir les notes en fin.)

(Le fief de la maison de Tharon à haute, moyenne et basse justice et droit de ban et de prééminence en l'église de St.-Michel-Chef-Chef)

Le principal Manoir de ladite maison noble de
Tharon, en ladite paroisse de Saint Michel Cheff Cheff,
composée d'une salle basse, cuisine, celliers, deux offices, trois
chambres hautes et deux cabinets et leurs greniers au-
dessus, dans lesquels on monte par deux degrés, l?un fait
de pierre à transport et l'autre de bois. Ladite maison
bâtie sur murs et couverte d'ardoises un petit logement joignant le pignon vers orient, consistant en une chambre et cellier,
à côté deux chambres au-dessus couvertes à tuiles, de l?autre
côté de ladite cour vers midi, un petit pavillon en forme de
pigeonnier consistant en un parembas, chambre haute et grenier
au-dessus couverte d'ardoise, et une longère de logement
composée d'une boulangerie avec son four, deux greniers
au-dessus, le portail d'entrée de ladite maison, une
grange et grenier au-dessus couverte à tuile, un petit
toit à cochons y joignant, et vers l'occident de ladite
cour, une autre longère de logement en laquelle il y
a deux pressoirs à faire vin, une toitterie et
fannerie au-dessus couvertes d'ardoise, à côté
desquels est un cellier bâti en apentif et couvert
à tuile et joignant icelui cellier est une petite
porte d'entrée et une écurie garnie de ses
râteaux et mangeoires, au dessus de laquelle
est un grenier dans lequel on monte
par un degré de pierre couvert de tuile et une
petite tourette au bout, tous lesdits logements
bâtis sur murs,
prisés et estimés...
- Les deux pressoirs à faire vin avec leur mets,
madriers, esguilles et autres ustencils en
dépendant,
prisés..
- Les fonds et emplacements de tous les
susdits logements, cour étant entre iceux et
jardin au derrière est clos de muraille dans lequel
est un puits
contenant un journal* quarante cinq
cordes un tiers, le tout borné du côté d'orient et
bout septentrion la pièce du grand carteron
ci-après, d'autre côté le chemin qui conduit
de ladite maison à la garenne, et d'autre bout
les issues et rues de la métairie ci- après, prisés de revenu...
- Les murs de clôture qui sont autour dudit
jardin prisés et estimés...
- Une portion du grand clos de vigne de la
maison qui est la versaine* dabas

vers midi à prendre le long de la voyette qui
traverse ledit clos depuis la première claies
qui ouvre sur le chemin et conduit au cours
de la mer qui sépare les paroisse de la Plenne
d'avec celle de Saint Michel, tenue à devoir de quart
et tiers, contenant douze journaux vingt-une cordes,
bornée du côté midi et bout d'occident prés
des métairies ci-après, d'autre côté la versaine
du milieu ci-après, d'autre bout la pièce de
l'aire et autres pièces des métairies, prisée de
revenu annuel eu égard à trois sols de rente
dus chaque an par boisselée par les teneurs
et au droit de dîme due sur icelle au seigneur
de Tharon sept livres six sols le journal
qui font 92 livres.
- La versaine du milieu dudit clos contenant
onze journaux seize cordes, tenue à devoir de tiers
et trois sols de rente par boisselée, bornée d'un
côté ladite portion ci-devant voyette entre deux
d'autre côté l'autre portion de clos ci-après
voyette et anciennes haies entre deux qui traverse
ledit clos depuis ledit chemin jusqu?aux
garennes, d'un bout lesdites garennes et
d'autre bout ledit chemin prisé...
-L'autre portion dudit clos qui est la versaine
dahault
vers septentrion pareillement tenue par
plusieurs particuliers à devoir de tiers
et trois sols de rente par boisselée, bornée du
côé du midi la versaine du milieu ci-
devante, ladite voyette et anciennes haies entre
deux, d'autre côté et d'un bout lesdites
garennes et d'autre bout le chemin, contenant
vingt et un journaux vingt-huit cordes prisé de
revenu annuel eu égard auxdits droits de
dîme dûs à ladite maison, douze livres le journal.
- Dans les prés salés, un pré nommé un pré nommé l'hommé contenant trente six cordes borné vers midi à la dame de l'Hibaudière vers septentrion au sieur
Recteur de St. Michel prisé de revenu annuel un sol la corde.
- Un autre pré appelé les Touarée autrement la pièce de Mareil contenant un journal quarante huit cordes, borné vers midi la douve qui descend les eaux du pont de Gastinne à la mer d'autre côté les terre de la Prinsetière d'un bout aux heritiers Jacques Martin pré ci-après prisé de revenu annuel cinq livres le journal.
- Le pré de saulze de touaré contenant un journal quatorze cordes
borné d'un côté à la douve, d'autre côté les terres de la Princetière, d'un bout a la dame de la Hibaudière et d'autre bout le pré ci-devant prisé en revenu annuel cinq livres le journal.
- Deux autres prés se joignant divisés en deux par une haie appelés
les prés Gastineaux
contenant ensemble un journal soixante cordes
bornés vers midi le canton de terre des Gastineaux, septentrion la
douve, d'un bout les héritiers Martin et d'autre bout à la dame de la Hibaudière prisé de revenu annuel sept livres le journal.
- Le garenne et refuge à cornils de ladite maison contenant cent trois journaux* borné d'un côté le clos de vigne de la maison et pièce de terre des cartrons, d'autre côté le rivage de la mer, d'un bout le ruisseau qui conduit des Gastineaux à la mer et d?autre bout vers midi le cours (d'eau) qui sépare la paroisse de la Plenne d'avec celle de St. Michel, prisée de renenu annuel eu égard aux arbres et pacages quinze sols le journal.

Fief de ladite Maison de Taron, à haute, moyenne
et basse justice et droit de ban et préminance en l'église dudit St. Michel de Cheff Cheff
        ( les droits et rentes )
- Le nombre de vingt livres monnaie denier par les vassaux dudit fief qui font à tournois vingt-quatre livres de rente annuelle, la rente estimée eu égard à la qualité dudit fief à quarente-huit livres.
- Le nombre de quarante boisseaux de froment mesure de Pornicq apprécié à trois livres deux sols trois deniers le boisseau qui fait cent vingt-quatre livres dix sols, laquelle somme multipliée au denier quarante fait deux cents quarante neuf livres.
- Le nombre de cent cinquante-neuf boisseaux d?avoine rase dite mesure de Pornicq, évalué à vingt sols sept deniers le boisseau qui fait cent soixante-trois livres trois sols, laquelle multipliée au denier quarante se monte à trois cent vingt-six livres six sols.
- Cinq chapons évalués à dix sols pièce qui fait cinquante sols,
laquelle multiplié au de nier quarante fait cent sols.
- Lesquelles rentes ci-dessus se payent au jour et fête de Toussaints par le sergent receveur du rôle de la seigneurie.
- Le droit de coutume dû à ladite seigneurie au jour et fête de St. Michel évalué à quarante sols.
- Le moulin à vent de ladite seigneurie nommé Le moulin Taron avec le droit de moutaux sur les vassaux de ladite juridiction prisé et estimé de revenu annuel cent trente livres.
- Le logement du meunier composé de deux parembas l'un servant de chaufateur* et l'autre d'écurie, fait à murailles et couvert à tuile, contenant par fond avec le jardin au derrière et contour du moulin, seize cordes, borné de toutes parts par les pièces des carterons dépendants de ladite maison, prisé et estimé par fond, édifice et superficie à la somme de cent livres une fois payée qui fait de revenu annuel cent sols.

Rachats dus à la seigneurie,
- Le rachat sur la pièce de l'aumosne contenant vingt deux boisselées possédé par Guillaume Pesnot, prisé deux livres de rente qui est pour le (trente unième) demie, quatorze sols deux deniers.
- Le droit de rachat sur cent trente boisselées de terre situées dans le fief de la Hermière, possédées par la dame de la Hibaudière Peillacq, prisées quatre-vingt dix livres de revenu annuel qui est pour le trente unième, cinquante huit sols.
- Le rachat du droit de terrage à l'onzième du par les héritiers de Monsieur de la Pinsonnière qui se lève sur un canton de terre appelé le terrage de la Cossonnière, estimé onze livres par an qui fait pour le trente unième denier, sept sols un denier.
- Le rachat d'un petit pré situé proche de pont de Gastineau, possédé par la dame de la Hivaudière, estimé dix livres de revenu annuel, qui est pour le trente unième denier, six sols neuf deniers.
- Le droit de l'écluse à prendre poissons dans la mer sous les garennes de Taron, lequel n'a été estimé attendu son peu de valeur.
- Les droits de dîmes dus sur les tenements de ladite seigneurie à la réserve de celle du sur le grand clos de vigne ci-devant qui ne sont pas compris au présent article, estimés de revenu annuel cent trente livres.
- Les droits de rachat dus sur partie des terres de la métairie noble de Beaulieu appartenant à ladite dame de la Hibaudière, ledites prisées de revenu annuel, quarante-cinq livres, qui pour le trente unième denier vingt-neuf sols.
- Le vivier qui avis de la petite porte de la maison de Taron joignant d'un côté et d'un bout le jardin et pièce de l'aire de la cour, d'autre côté le chemin qui conduit aux garennes et d'autre bout la grange d'une des métairies de la porte, prisé de revenu annuel vingt sols.

- La présente assiette se trouve raportable de la somme de cent sols de rente annuelle franchissable au sol à livre, payable à l'assiette faite au seigneur de Monseau, trente-trois sols et celle faite aux heritiers du feu seigneur de Theillacq soixante sept sols.

A la charge auxdites parties de se porter bon et fidèle garentage les vassaux autre des choses employées auxdites assiettes en cas d'éviction ou autrement de payer et acquitter chacun les rentes, charges et devoirs qui se trouveront être dus sur lesdites choses. Le prisage étant fait eu égard auxdites charges et devoirs et iceux déduites, souffrirons les héritiers de ladite feue dame Louise Pineau que les métayers des deux métairies de la porte de Tharon fassent abreuver leurs bestiaux et leur lessive au vivier employé en l'assiette et ne pourront iceux métayers en aucune manière que se soit y faire pécher et seront sujet à contribuer pour une moitié au nettoiement du vivier lors qu'il en sera nécessaire.

Ensuite avons procéder au partage en deux lotties du restant dudit bien pour l'une d'icelle, être prise et choisie par lesdits héritiers dudit feu seigneur de Theillacq et l'autre demeurer auxdits héritiers de la feue dame Louise Pineau comme ensuit,
Premier lot,

(Manque une page à reprendre)

- Les logements de l'autre métairie de la porte où est demeurant Jan Raimbaud métayer, consistant en un eschauffateur* au pignon duquel, vers midi, est un four, quatre toitteries, une soue à cochons et une grange, le tout se joignant, bâtis sur murs et couvert à tuile, prisés...
-Les fonds et emplacements desdits logements, rues et issues, aire, mulonnier et jardins séparés l'un de l'autre par deux petits murs et enclos de murs du côté de la pièce, bornés d'un côté de ladite pièce du carteron du moulin, d'autre côté et d'un bout près desdites métairies, et d'autre bout les toitteries et issues de la métairie ci-devant, contenant ensemble cinquante-deux cordes, prisés de revenu annuel eu égard auxdits petits murs de clôtures et réduction d?iceux faite suivant la coutume, quinze deniers la corde qui font trois livres trois sols.
- Le mulonnier, aire, cour de la grange et canton de terre labourable joignant ladite aire, dépendantes de la métairie dudit Bousteau, contenant dix-huit cordes, borné d'un côté la pièce de derrière le mulonnier, d'autre côté les issues et chemin qui conduit au pré du meunier entre deux et d'autre bout pâtureaux de ladite métairie de la Morinière, prisé de revenu annuel soixante-six sols le journal.
- Une pièce de terre en pâtureau servant aux deux métairies, contenant dix journaux quarante-six cordes, bornée du côté d?orient terres de ladite métairie de la Morinière, du bout vers midi, et côté occident les garennes de ladite maison et vers septentrion le ruisseau qui conduit du Gastineau à la mer, prisée de revenu annuel deux livres six sols le journal.
- La pièce du cartron de Brosseau en terre labourable, bornée vers orient les terres du Pré Billy, vers midi terre de la Briandière, occident le grand chemin de la Plenne et septentrion à la veuve Louis Moreau et autres, contenant neuf journaux quarante-neuf cordes sans y comprendre un canton de terre enclavé en icelle appartenant à Pierre Fourneau, prisé de revenu annuel eu égard à la route due sur icelle à la jurisdic (sic)

Métairie de la Morinière où est demeurant Simon Pichon.
Les logements du métayer consistant en trois parembas divisés les uns des autres par des murs de refante, un grenier au-dessus du parembas vers midi dans lequel on monte par un degré de pierre qui à son office dans l'aire, un four au pignon vers septentrion, deux toitteries divisées l'une de l'autre par un mur, le tout fait de muraille et couvert à tuile à la réserve de la grande toitterie qui est couverte de boure, prisés et estimés en édifice et superficie ainsi qu'ils se poursuivent et contiennent et en l'état où ils sont, la somme de quatre cents livres qui

(Manque une page à reprendre )

- Au même pré
- Le pâtureau de la virée nouelle
- La pièce du cartron du jau
- Une petite pièce de terre labourable appelée l'ouchette du jau


*** Fief de Mareille (sic) a moyenne et basse justice, s'étendant aux paroisses de St. Michel et Ste. Marie

       (les droits et les rentes)
     
- Onze livres douze sols six deniers monnaie qui font à tournois treize livres dix neuf sols six deniers, laquelle somme multipliée au denier trente-cinq suivant es qualité dudit fief fait vingt-quatre livres neuf sols trois deniers de revenu annuel. 
- Dix boisseaux trois quart de froment dite mesure, évalués à trois livres deux sols trois deniers le boisseau dite mesure de Pornicq, fait trente-trois livres neuf sols, laquelle somme multipliée au denier trente-cinq fait cinquante-huit livres trois sols.
- Dix-huit boisseaux de blé seigle mesure de Pornicq dus par Clement Drouet sur une pièce de terre appelée la Torserie qu'avons évalués trente-neuf sols le boisseau dite mesure de Pornicq qui faite trente-cinq livres deux sols laquelle somme multipliée au denier trente-cinq fait soixante-quatre livres.
- Plus sept boisseaux trois quart de blé seigle dite mesure dus par les teneurs du fief de la Noë moreau, appréciés à trente-neuf sols le boisseau mesure de Pornicq qui fait quatorze livres huit sols laquelle multipliée au denier trente-cinq fait vingt-cinq livres quatre sols de revenu annuel.
- Cinq boisseaux d'avoine rase dite mesure, évalués à vingt sols fait huit livres dix-neuf sols. laquelle somme multipliée au denier trente-cinq fait huit livres dix-neuf sols.
- Deux poules évaluées à cinq sols pièce fait dix sols lesquels multipliés au denier trente-cinq fait dix sept sols six denier de revenu annuel.
- Onze chapons évalués à dix sols pièce qui fait cent dix sols laquelle somme font neuf livres douze sols de revenu annuel.
- Lesquelles rentes ci-dessus se payent au jour et fête de Toussaints de chacun an à ladite maison de Tharon.

- La greffe de la juridiction de Mareille prisée de revenu annuel douze livres.
- Les droits de dîmes dus sur les tenements de la juridiction prisés de revenu annuel soixante-cinq livres.

Rachats dus à la juridiction quand le cas y advient :

-Le rachat de la maison de Comberge avec ses dépendances de trente boisselées de terre en ladite paroisse de St. Michel possédée à présent par Maistre Guillaume Pesnot prisée de revenu annuel douze livres qui fait pour le trente unième, sept sols cinq deniers.
- Le rachat de la pièce de l'ouche des faitz (hêtres ?) contenant huit boisselées à présent possédée par André Boestier et autres prisée de revenu annuel quatre livres dix sols qui pour la trente uniesme partie 2 sols 11 deniers.
- Le rachat sur la pièce de la Torserie possédée par Lorent
Drouet contenant cent cinquante boisselées prisé trente et un sols de rente eu égard à la rente à quoi elle est sujette qui est pour le trente unième un sol.
- Le rachat du sur la pièce de la Fondoire possédée par la dame de la Hibaudière, contenant douze boisselées prisée de revenu annuel soixante-deux sols qui est pour le trente unième deux sols.
-Le fief du Redois relevant de ladite seigneurie à simple obéissance dans lequel il n'y a à présent aucun ménager prisé pour les droits de lods et ventes qui en peuvent venir et aux teneurs qui la possèdent dix sols de rente
.
- Le fief du Permin (Portmain) en la paroisse de Sainte Marie relevant de la juridiction à simple obéissance, contenant six cents boisselées de terre dans lequel il n'y a que neuf ménagers qui demeurent à présent et cinquante-deux teneurs non demeurant que nous avons estimé en revenu annuel trois livres huit sols.

La présente lotie se trouve rapportable à la seconde de la somme de quinze livres de rente annuelle franchissable au sol à livre comme retour de partage.

Second lot

                                      "La métairie du Pré Billy en 1824"

Métairie noble de Pré Billy où est demeurant François Roux, métayer en ladite paroisse de St. Michel Cheff Cheff.

- Les logements du métayer consistant en un eschauffateur* avec son four au pignon vers orient, une grange au devant dudit eschauffateur, une toiterie, une souc à cochons avec trois masures où il n'y a que quelques restes de murs, lesdits logements fait à murailles et couvert à tuile, prisé et estimé en édifice et superficie en état où ils sont et ainsi qu'ils se poursuivent et contiennent la somme de trois cents livres.
- Les fonds et emplacements de tous lesdits logements, masures, cour, rue et issues, contenant ensemble trente-deux cordes, bornés de toutes parts par les terres aux partageants, prisé de revenu annuel six deniers la corde.
- Le jardin de ladite métairie, contenant soixante-sept cordes, borné vers orient la pièce de la fuie, midi lesdites masures, occident la pré de ladite métairie, et septentrion ledit bois, prisé de revenu annuel quinze deniers la corde qui fait quatre livres trois sols neuf deniers.
- L'aire et le mulonnier au derrière du logement du métayer avec la pièce où sont les vestige d'une fuie.
- La pièce dessous de celle de la fuie, à présent en pâtureau, bornée
du côté d'orient ladite pièce de la fuie, d?autre côté la douve, d'un bout le pré aux partageants et d'autre bout le jardin de la métairie contenant ave un canton de coteau au bout de midy de la pièce de fuie, un journal vingt-huit cordes prisé de revenu annuel eu égard aux arbres qui sont autour des fossés
cinquante sols le journal.
- Le pré de la planche autrement Roquet, borné du côté d'orient les jardins et bois de futaie de la métairie, d'autre côté terre du village du pont de Tharon et des deux autres bouts au sieur de la Briandière, contenant soixante-sept cordes prisé de revenu annuel eu égard que ledit pré est possédé roturièrement et aux arbres qui sont sur les fossés, déduction faite de la rente due au duché de Raits, quatorze livres le journal.
- Le grand pré de la métairie, bornée d'un côté les coteaux et pièce ci-après, d?autre côté les terres de la paroisse de la Plenne, d'un coté pré au sieur de la Briandière et d'autre bout le pré à L'homme, contenant deux journaux trente deux corde, prisé de revenu annuel eu égard aux arbres qui sont autour des fossés en dépendent, seize livres le journal.
- La pièce au-dessus de la fuie, contenant avec les haies et fossés qui en dépendent, un journal soixante cordes, bornée d'un côté chemin de servitude des pièces, d'autre côté le pré et coteau et d'autre bout la pièce de la fuie, prisée de revenu annuel quarante sols le journal.
- La pièce du verger en pâtureau, bornée d'un côté par le chemin de servitude, d'autre côté et d'un bout par le bois de haute futaie et d'autre bout la pièce du Cormier, contenant soixante-huit cordes, prisée de revenu annuel huit denier la cordes, qui fait quarante cinq sols.
- Le fond du bois de haute futaie, borné du côté d'orient par la pièce du bois, d'autre côté le jardin premier pré de la métairie et autre côté au sieur de la Briandière, du bout vers midi la grange et issues de la métairie et d'autre bout autre pièce du cartron de la métairie, contenant quatre journaux quarante-huit cordes, prisé de revenue annuel quarante sols le journal.
- La superficie du bois de haute futaie, prisée et estimée la somme de quatre cents livres une fois payée, qui fait de revenu annuel vingt livres.
- La pièce de la Combe et des plantes en terres labourables divisé en deux par un charuau de servitude, bornée du côté dorient la pièce de la Nöe, le pré Gineau et bois de futaie ci-devant et d'autre côté les pièces des fosses et de bresoreau, du bout vers septentrion la grande pièce de la Mouraudière et d'autre bout pré au sieur de la Briandière, contenant avec les haies et dossés qui en dépendent quatorze journaux onze cordes, prisée de revenu annuel quarante sols le journal.
- La pièce des fossés en terre labourable, borné d'un côté et d'un bout la pièce ci-dessus, d'autre côté la pièce du bresoreau contenant avec ses haies tout autour, trois journaux trente-cinq cordes, prisée de revenu annuel quarante sols le journal.
- Le pré Lineau, borné d'un côté la pièce du bois du côté d'occident et d'autre bout le bois haute futaie, contenant avec ses haies tout autour, un journal deux cordes, prisé de revenu annuel seize livres le journal.
- Les pièces de la Nöe et le long de la vigne se joignants et divisées par un vieux fossé, borné vers orient la pièce de la Clerserie, occident le pré ci-devant et la pièce du bois, chemin de servitude la métairie entre deux, vers midi le clos de vigne de la métairie et vers septentrion la pièce des plantes, contenant ensemble deux journaux quarante-huit cordes, prisées de revenu annuel cinquante sols le journal.

- La pièce du bois en terre labourable, borné d?un côté d?orient la pièce du long de la vigne et ledit clos de vigne, d'autre côté le bois de haute futaie, d'un bout le pré Lineau et d'autre bout la pièce du Cormier, contenant trois journaux une corde, prisée de revenu annuel cinquante sols le journal.
- La pièce du Cormier en terre labourable, bornée du côté midi la pièce au-dessus de la fuie, chemin de servitude entre deux, d'autre côté le clos de vigne ci-après, d'un bout le cartron et d'autre bout le verger, contenant avec ses haies d'un côté et d?un bout, deux journaux cinquante et une cordes, prisée de revenu annuel cinquante sols le journal.
- Le clos de vigne blanche tenu à devoir de quart, borné d'un côté la pièce du Cormier, d'autre côté la pièce du long de la vigne, d'un bout la pièce du bois et d?autre bout la pièce du cartron de Lormelet, contenant avec ses haies et fossés tout autour, deux journaux quarante cordes, prisé de revenu annuel quatre livres le journal, vue qu?elle est en partie abandonnée de ses façons.
- Le pré bel homme, borné du côté midi, terre de la paroisse de la Plenne, d?autre côté la pièce du cartron de Lormelet, d'un bout la grande prée et d'autre bout la pièce de Lormelet en partie et à Jacques Trouillard par autre, contenant avec ses haies qui en dépendent, deux journaux trois cordes, prisé de revenu annuel seize livres le journal? - La pièce du cartron de Lormelet en terre labourable, borné côté vers orient le chemin qui conduit de la Morandière à amons et terre à Julienne Drouet, midi le pré bel homme et autres prés de la métairie, occident ladite vigne et pièces ci-devant et septentrion terre de la Morandière et les pièces, contenant trente et un journaux quarante-quatre cordes sans y comprendre deux cantons de terre enclavés en laditepièce appartenant à plusieurs particuliers, prisée de revenu annuel, eu égard qu?elle est roturière et déduction faite des rentes dues sur icelle, trente sols le journal?
- La pièce du bas de la Clergerie en terre la bourable, bornée ver orient aux pièces de la Clergerie ci-après, midi le cartron de Lormelet, occident les pièces de la Nöe et au long de la vigne et septentrion la pièce des Monneries, contenant deux journaux cinquante-six cordes, prisée de revenu annuel quarante sols le journal.
- La pièce dahault de la Clergerie aussy en laboeur, bornée d'un côté d?orient, les jardins de la Morandière, midi lesdits carterons, occident la pièce ci-devant, septentrion ladite pièce des Monneries, contenant trois journaux vingt-quatres cordes, prisée de reven annuel quarante sols le journal.
- La pièce du haut du légat contenant avec ses haies et fossés qui en dépendent, un journal trente deux cordes, bornée vers orient la pièces des Morandières, midi la pièce ci-après et d'autre côté le chemin qui conduit de St. Michel, prisée de revenu annuel quarante sols le journal.
- Une autre pièce de terre labourable aussi appelée la pièce du légat du bas, contenant deux journaux trente-deux cordes, bornées vers orient les terres et jardins de la Tottière, vers midi pièce de terre à la veuve de Louis Camet, occident le chemin qui conduit de St. Michel et septentrion la pièce ci-devant, prisée de revenu annuel quarante sols le journal.
- Dans la pièce du cartron de Hamon, une cartelle de terre labourable, bornée du côté d'orient et bout septentrion à Mr. de Gourdin, d'autre côtés aux Drouets et d'autre bout au Sieur de Gourdin, contenant cinquante-cinq cordes, prisée six deniers la corde. - En la même pièce de terre, une longère de terre labourable, bornée vers à Médard Passereau, d'autre côté à Pierre Couronné, d'un bout terre de la Frété et d'autre bout au sieur Dugourdin, contenant quarante-cinq cordes, prisée de revenu annuel six deniers la corde.
- La pièce des cartrons de Bresoreau en terre labourable, ci-devant dépendante des métairies de la porte de Tharon, bornée vers orient les terres de la présente métairie du Pré Billy, vers midi terre de la Briandière, occident le grand chemin de la Plenne et septentrion à la veuve de Louis Moreau et autres, contenant neuf journaux quarante-neuf cordes sans y comprendre un cartron de terre enclavé en icelle appartenant à Pierre Fourneau, prisé de revenu annuel eu égard aux rentes dues sur icelle à la juridiction de la Guerche et que ladite pièce est possédée roturièrement quarante sols le journal.


La Métairie noble de la Briandais, située en la paroisse de Missillac.

La Métairie noble de Cerso, située en la paroisse de St. Gildas des bois. "

Notes concernant ce partage :

- Le journal est de 80 cordes de 576 pieds carrés et équivaut à 48 ares 624, la corde vaut 0 ares 608

- Versaine : champ nouvellement labouré, prêt à être ensemencé.

- 103 journaux : environ 50 hectares.

- Eschauffateur ou chauffateur : logement avec cheminée

Source ADLA

( Cet article sera complété ultérieurement.)



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