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12 septembre 2006 2 12 /09 /septembre /2006 19:26

Si dernièrement encore nous avons connu à travers la presse le retentissement de la fusion de Pornic et de Sainte-Marie et des procédures tendant à l’annuler. Il en était de même en cette fin du XVIIe siècle pour savoir sur quelle paroisse, de la ville de Pornic ou Bourg de Sainte-Marie, se situait cette « Maison de Monplaisir ». Celle-ci située, entre la rue Tartifume, le quai de l’écluse, la rue de la marine et la rue Sainte-Anne, devint, à la suite d’un legs du Sieur Paisnot des Marais en 1713/1721 l’hôpital et de nos jours la maison de repos et de retraite de Pornic.

L’enjeu portait sur la dîme que devait verser le propriétaire des lieux au Recteur et au Général de la paroisse possessionnée.

Le conflit commence dès 1664 et se poursuivra au XVIIIe.

Deux procédures virent le jour.

A la lecture des pièces versées au premier dossier en 1698, nous connaîtrons beaucoup mieux cette « maison de Monplaisir » et les différents propriétaires du XVIIe siècle.


                 « La Maison de Montplaisir d’après le plan de 1600 »

« Production que font et fournissent au siège présidial de Nantes Le General de la paroisse de Sainte Marie léz Pornit, Gildas Mulon et Honoré Pelé fabriqueurs de ladite paroisse et procureurs spéciaux dudit Général, deffandeurs et demandeurs.
Contre le General de la paroisse de St. Gilles de Pornic demandeur et deffandeur.

 
A ce qu’il vous plaist Messieurs, par la sentence et jugement qu’il vous plaira de rendre entre partys, atandu ce qui résulte des actes et adveu ci après produits. Le General de la paroisse de Saint-Gilles sera débouté de sa demande de vendication. Ce faisant il sera jugé que la maison noble et dépendances de Monplaizir est située en ladite Paroisse de Sainte Marie et seront lesdits paroissiens de St Gilles condamnéz aux despans et dommages et interests, sans préjudice dautres droits et conclusions.
Pour auxquelles fins parvenir font la présente production suivant lapointement rendu entre partyes le 7e décembre 1697 et pour en faire conster.


Le sieur Du Marais Paisnot, propriétaire de ladite maison de Noble de Monplaizir et demeurant en icelle auroit fait asigner en ce siège ledit General et fabriqueur de la paroisse de Sainte Marie ; et le General de la paroisse de Saint Gilles de Pornit pour savisager et faire dire entreux en laquelle d’une des deux paroisse étoit sittuée ladite maison et dépendance de Monplaizir, et jusqu’au reglement et jugement il demeureroit en potz ; et pour aparoir deladite demande et de la presentation faits aux fins,
Produisent une copie de requeste signifiée le Saiziesme juillet 1697, signée Bizet General et darmes, et la presentation du trantiesme dudit mois, signée Despréz, les deux pièces cottées… B
Ledit Général et fabriqueurs de Sainte Marie fournirent leurs deffances par lesquelles il soutenurent que laditte maison de Monplaizir estoit en la paroisse de Sainte Marie, ce qui estoit à la connoissance dudit Paisnot qui estoit mesme saisy dactes le justiffiant et pour aparoir desdistes deffances. Produisent icelles du 26e aoust 1697 signée Clairet Cotte… C


Ce n’est pas d’aujourdhui que les Recteurs et paroissiens de Saint Gilles ont pretendu que laditte maison de Monplaizir estoit de leur paroisse ; Mais jusqua present ils n’ont pû le justifier. Il se meut en 1664 : Instance en la Jurisdiction de Lofficialité au sujet d’un mariage d’une servante du sieur du Boismain Paisnot père du sieur du Marais, qui demeuroit en laditte maison de Monplaizir, le sieur Recteur de Pornit pretendant faire les Epousailles ; Le Recteur de Sainte Marie pretendoit aussy les faire, De sorte que sur les contestations des Recteurs, les epousailles furent faites en cette ville [de Nantes] et intervint jugement en laditte jurisdiction de l’officialité le 22e novembre 1664 qui prononce atendu les épouzailles réunois les mariéz hors procès ; et pour faire droit entre les Recteurs ils se sont apointéz a informer, et cependant que ledit Paisnot, sa femme et sa famille demeuront en potz, ce jugement fut signiffié à requeste dudit Painot ausdits Recteurs le 26e dudit mois de novembre 1664.

 
Le vingt septiesme avril 1601 : il se passa acte d’echange entre noble et puissant Guy de la Chapelle, seigneur du Plessis Grimault et autres lieux et Missire Guillaume Tardivel, Recteur de St. Gilles de Pornit, par lequel ledit Recteur de Pornit reconnoist demeurer au lieu presbytéral de laditte cure de Pornit appelé Sainct Thomas près la ville dudit Pornit en la paroisse du Bourg Saincte Marie, et donne en eschange audit seigneur de la Chapelle, dix planches de vignes en deux articles sittuées en ladite paroisse du Bourg Saincte Marie, en un canton apellé Lebiere, entre la fontaine de Tourtre d’un bout, d’autre bout chemin qui conduit de Pornit audit Sainct Thomas, ces héritages sont jointiers la Maison de Monplaizir. Cet acte fut dellivré au sieur Bouront, recteur dudit Pornit, le 20e juin 1664.


Le vingt quatriesme decembre 1601 : il se passa contract de mariage entre Noble homme Nicolas Lefort et demoiselle Marie Bruslard, laquelle Bruslard estoit demeurante chéz hault et puissant messire Guy de la Chapelle et dame Charlotte Heaume, sa compagne seigneur et dame de la Clartière et autres lieux, à la suitte de laditte dame en quallité de fille d’honneur, et pour les bons et agréable services leurs faits par laditte demoiselle Bruslard, lesdits Seigneur et dame de la Chapelle, seigneurs du Plessis Grimault et propriétaire de la maison de Monplaizir, font don à laditte Bruslard et ses enfants qu’elle aura, du lieu et maison noble de Monplaizir avec ses appartenaces et dependances : consistant en maisons et batiments, cours, prépoize, jardins, vignes, terres labourables et autres commodités et apartenances quelconques, assis et sittuéz près Pornit et toutte fois en la paroisse de Saincte Marie.


Le dixneufiesme septembre 1631 : il se passa contract de mariage entre Nicolas Lefort, escuyer, sieur de Monplaizir et demoiselle René Goheau et dans ledit contrat il ce voit que ledit Sieur Lefort est rézidant au lieu noble de Monplaizir, paroisse de Saincte Marie léz Pornit, et laditte demoiselle au lieu noble de la Touchegerbaud ville dudit Pornit. Ce contrat est rapporté par Grossin notaire qui estoit demeurant à Pornit et procureur fiscal dudit Pornit, et pour aparoir desdits jugements sig[nifi]on d’icelluy : acte d’échange et contacts de mariages.
Produisent des copies des pièces au pied les uns des autres escrits sur quatre feilles de papier de saize deniers chacune, signées G. Paisnot, Hemery notaire et T Bonamy notaire et en ledit controlle Gandon. Cotté … D

 
Noble homme Nicolas Lefort, sieur de Monplaizir et demoiselle Renée Goheau sa compagne, desnoméz au contrat de mariage ci-dessus, rendent adveu à hault et puissant Henri de Gondy, seigneur du duché de Rays, des maisons, fieffs et heritages qu’ils possèdent soubs la juridiction de Pornit, membre dependant dudit duché. Cet aveu est du 22e mars 1638 et reçu par Grossin procureur fiscal de Pornic l’unziesme septembre ensuivant. Il se voit au premier feillet recto dudit aveu, que le sieur Lefort déclare posséder le lieu noble de Monplaizir, consistant en maisons, granges, estables, cours, jardins, vignes, préz et paturaux, le tout se joignant et adjassant l’un l’autre enferméz de vielles murailles, contenant environ douze boixellées de terre, sittuée en la paroisse du Bourg Saincte Marie pres la ville de Pornit, entre d’un costé et d’un bout le chemin qui conduist dudit Pornit entre d’un costé et d’un bout le chemin qui conduist dudit Pornit au moulin à eau et estier de laditte ville de Pornit, d’autre costé ledit estier, d’autre bout autre chemin qui conduist dudit estier a la fontaine commune dudit lieu de Monplaizir, et les jardins dependants de laditte ville de Pornit apartenant à Jehan Baulon, René et Estienne les Porchers, Jacques Denion et autres ; lesquels jardins adjassants ausdits bouts et à un desdits consorts sont connus et séparez d’avec parties des jardins de Monplaizir par le moyen de murailles anciennes. Et au mesme et premier feillet verso dudit aveu, il reconnoist posséder un canton de terre apellé Grand biere, sittué en la paroisse de Saincte Marie, remarquable que partie de cette piece de terre est mentionnée en l’acte d’échange du 27e avril 1601 ci devant produit à la cotte D et pour aparoir dudit aveu ; Produisent iceluy aveu du 22e mars 1638 avec la reception du unziesme septembre audit an, escrit sur quatre feilles de papier de deux sols, signé au collationné du 21e febvrier 1698 G.Paisnot, T. Bonamy, Benoist notaire et Bonamy notaire et dans le controlle Chevalier. Laditte piece cottée … E


Le Siège voit maintenant par les pièces ci-dessus produittes et par l’exposé ci-dessus que laditte Maison de Monplaizir est sittuée en la Paroisse de Saincte Marie, et ainsi il n’y a pas de difficulté saufs correction à adjuger au général de laditte Paroisse de Saincte Marie les fins et conclusions qu’ils ont ci devant précisés.
Au moyen de tout quoi, ledit Général et fabriqueurs de la patroisse de Saincte Marie, concluent et persistent à leurs precedantes fins et conclusions par despans sans prejudice d’autres droits et conclusions.
Ernaud. »

CONCLUSION :

Si pour l’instant nous « demeurons en potz » quant à la décision finale du tribunal, il en ressort au vue de divers autres documents que les propriétaires de cette maison durant cette période sont :

- En Avril 1601, Guy de la Chapelle et son épouse Charlotte Heaume, sieur et dame de la Clartière et du Plessis Grimaud.
- En décembre 1601, Marie Bruslard, dame d’honneur de Charlotte Heaume et ses enfants à venir de Nicolas Lefort., Elle rend aveu le 2e décembre 1618.
- De 1619 ? au 1er septembre 1621, Albert de Rousselet, seigneur de la Pardieu, de la Blanchardais etc. et Madeleine Le Mareschal. (Albert de Rousselet est décédé dans l’acte de vente à Jean de Bruc .)
- Du 1er septembre 1621 à septembre 1651, Jean de Bruc de la Grée et Marie Venier son épouse. (Jean est enterré à Pornic le 24 septembre).
- De 1651 à 1657, Henry de Bruc, abbé de Bellefontaine, et François de Bruc, seigneur de la Guerche, son frère aîné.
- Du 8 mars 1657 à…, René de Boishorand, seigneur de la Métairie et du Bois Macé qui la cèdera à une date non précisée au sieur du Boismain. 
- …. en 1664, Mathurin Paisnot, sieur du Boismain , père du suivant.
29 janvier 1665, Aveu rendu par Mathurin Paisnot Sr. du Boismain.
- …. en 1697, le sieur Paisnot du Marais.
- en 1706, Gabriel Paisnot, rend aveu le 30 juillet 1707.
 
- en 1713, Legs par testament de Gabriel Paisnot à sa soeur Marguerite Paisnot de la maison de Monplaisir, nous ne connaissons pas la date du décès de Marguerite et d'une maison avec magasins à l'arrière située aux Sables  pour fonder un hopital et en 1721 Lettre patente du roi ordonnant que le legs soit appliqué à la création d'un hôpital général et portant règlement d'administration.

Néanmoins , en 1638 Nicolas Lefort et Renée Goheau en sont propriétaires ?... suivant leur aveu.

Que le presbytère de Pornic se trouvait proche de la maison de Monplaisir, à Saint Thomas qui borde la rue Tartifume actuelle, à proximité de la rue Sainte-Anne et donc à l’époque sur la paroisse du Bourg Sainte-Marie. Sur le plan de 1600, c’est la grande maison située à droite de Monplaisir.

Le sujet n’est pas épuisé et nous ne manquerons de le reprendre dans le futur.

Quand au Manoir de la Touche, située dans la rue de Verdun, il portait à l’époque le nom de « La ToucheGerbaud ».

Source : ADLA et Mémoire du Marquis de Beauchesne.

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7 septembre 2006 4 07 /09 /septembre /2006 22:51

Cette métairie, située près de l'usine de la "Biscuiterie Saint-Michel", a su conserver son activité jusqu'à nos jours. Nous la présentons aujourd'hui à travers un aveu du XVIe siècle et d'une expertise du cheptel datée de 1638. 

« Presant en notre court royale de Nantes A esté Anthoyne Jonnet sieur
des Morandières, demeurant en la paroisse de Sainct Nycollas de Nantes, lequel après sestre submis et tous ses biens a la Jurisdiction, seigneurie et obeissance de notre dicte court. A esté et est cognoissant et confessant et par ces presantes confesse estre homme et subject du Roy notre souverain seigneur et de luy tenir prochement et
noblement A foy homaige et a Rachapt quant le cas y advient soubz sa court et
jurisdiction de Nantes, Scavoir est Le Lieu maison et mestairye noble du Pé Avecque ses apartenances et depandances de ladicte mestairye Soint tant maisons
et grange de ladicte mestairye jardeins, ousches, prez, patureaux, terres labourables
et non labourables, landes et frostz, le tout se joignant ensemble contenant ensemble neuf vingtz bouexelles de terre mesure de rays Ledict lieu et terres size et situé en la paroisse de Sainct Pere en Rays entre terres dun cousté aux Landes de Rays appartenantes audict sieur Jonnet ung chemin entre deux qui conduist de Saint Pere en Rays a Sainct Michel et d?aultre costé les terres des mestairyes du Bignon audict Jonnet apartenant et dun bout devers la bourgade et bourgc de Sainct Pere en Rays terres en landes dudict Jonnet et daultre bout les terres de La Brichotiere Laquelle mestairye ledict Jonnet auroict acquise de noble homme Françoys Le Terier sieur de la Bodardiere cause ayant de noble homme Pierre Pitart sieur de la Pitardière héritier de feu noble homme Louys Corbeau et Damoyselle Marie du Verger Sur et a cause de quoy il dict ne debvoir aultres charges rentes ny debvoirs que lesdictes foy homaige et rachapt seullement Lequel presant aveu et declaration ledict Jonnet baille et presanta udict Sieur Roy pour vroy et absollu sauf a y interpreter augmenter ou diminuer pae cy apres si estre doict et ainsy quil voyra lavoir affaire et pour ycelluy presanter en sa chambre des comptes en Bretaigne et par tout ou requis sera. A ledict Jonnet instituer et institue a ses procureurs generaux et speciaux et chacun O (avec) pouvoir envyron ce pertinant et requis et sans demander acte et pour ce que ledict Jonnet la voullu stipulle et accepté promis et juré par son serment et sur lobligation de tous ses biens meubles et immeubles presants et futurs faire et tenir y a esté de son consentement et a sa requeste par nous Avecq le jugement et condempnation de nostredicte court Jugé et condempné, tesmoing le seel estably aux actes de nostredicte court. Ce fut faict et consenty a La Fosse de Nantes en la mayson et demeurance de Me Jacques De La Lande notaire royal Le Troysiesme jour de novembre l an mil cinq cens soyxente dixneuf. Consta en interligne et non labourable approuvé

Houery                                 A Jonnet                                De La Lande
notaire royal                                                                      notaire royal »

                                "Fragment de l'acte ci-dessus transcrit."

PROCES-VERBAL D'ESTIMATION de 1638

« Du samedi vingt septiesme jour de novembre mil six cent trente et huict.

A esté a la requeste et en presence de honnorable homme René Brangée, honorable homme Jacob Jounet, faisant pour honorable homme Guillaume Jonas. ?. sieur des Morandières a présent fermier du lieu et metairie du Pé sous ledit Brangée et de Me Vincent Dallan cy devant fermier dudit lieu du Pé pour ledit Brangé, procedé au prisée des bestiaux estant a present en ladite metairie du Pé par François?. et Yves ? (experts) convenues des parties sur ce present qui ont promis de foy y porter fidellemant et y a esté procedé comme ensuilt devant moi Jan Reliquet notaire des Juridictions de la Guerche en Rais aussi convenu par lesdites parties, sur la representation faite par ledit Dallan desdits bestiaux.

Et premier

Deux grands beufs de trait en poil fromentin prisés ensemble quatre vingt treize livres ts ... 93 £

Un petit beuf de trait en poil fromentin prisé vingt six livres tournois ... 26 £

Un thoreau en poil rougeastre aagé de deux ans ?
prisé dix huit livres ts cy... 18 £

Item un autre thoreau plus petit en mesme poil et de mesme aage prisé quinze livres ts cy ... 15 £

Une vache mère en poil rougeastre apellée Vremaille prisée vingt trois livres ts cy... 23 £

Item une grande genisse en poil blanchastre apellée Fromentine ayant une marque blanche dans le front prisée vingt deux livres ts cy... 22 £

Item une vache mère en poil rougeastre apellée Chastaigne prisée vingt livres cy... 20 £

Item une autre vache mère aussi en poil rougeastre apellée Rougette avec son veau femelle de l'an présent en mesme poil prisés ensemble dix neuf livres ts et pour ce... 19 £

Item une autre vache mère en poil blanchastre apellée Fromentine prisée dix huit livres ts et pour ce... 18 £

Plus une autre vache mère en poil blanchastre apellée Blanchette prisée aussi dix huit livres tz pour ce... 18 £

Item une petite vieille vache mère en poil blanchastre apellée Fromentine prisée dix livres tz et pour ce... 10 £

Item une petite genisse en poil rougeastre aagée de deux ans environ a trois, prisée douze livres tz cy...12 £

Item une autre petite genisse plus petite en poil brun de mesme aage, prisée dix livres tz cy... 10 £

Quarente sept brebis tant masles que femelles, prisées pièce vingt huit sols tz qui est en tout la somme de soixante cinq livres seize sols tz cy... 65 £ 16 s

Vingt et un aigneau masles et femelles prisée pièce
vingt sols tz qui est en tout la somme de vingt une livres tz et pour ce... 21 £

Le mulon de foin estant a present entassé audit lieu du Pé a esté estimé sept charetées,

Le mulon de paille de froment et d'avoine estant aussi entassé audit lieu du Pé a esté estimé a quatre charettées et demie.

Le mulon de paille de seigle estant aussi entassé audit lieu du Pé a esté estimé a une charetée et demie

Et attendu que ledit Dallan devoit neuf charettées de foin et deux charettées de paille, les experts ont esté d'avis que le surplus de ladite paille fust compencé avec les deux charettées de foin restantes

Tous lesquels bestiaux cy dessus prisés montent sauf erreur de git et calcul la somme de trois cens quatre vingts dix livres seize sols ts.

Fait et arresté audit lieu du Pé parroesse de St Pere en Rais, et ont lesdites parties refusées de signeé, et pour lesdits experts ont dit ne savoir signer. »

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2 septembre 2006 6 02 /09 /septembre /2006 11:21

FRANCISQUE VENIER, gentilhomme vénitien, est arrivé en France dans le même temps qu'Albert de Gondy, gentilhomme florentin, vers le milieu ou le dernier quart du XVIe siècle.

 

Il est le fils de Sébastiano Venier (1496-1578) doge de Venise et l'un des vainqueurs de la bataille de Lépante sur les Turcs et de Cécilia Contarini.

 

Albert de Gondy, comte de Retz, puis duc en 1581, le pris à sa suite et lui confia des charges à Machecoul et sur tout le duché.

En effet, suivant les actes, nous le retrouvons  en :

-1577, Capitaine et gouverneur du château de Machecoul et du comté de Retz.

-1581, Gouverneur et entremetteur général pour les affaires de monseigneur le duc de Rays.

-1588, Capitaine et gouverneur général du duché de Rays.

-1594, Gouverneur et superintendant audit duché de Rays.

Francisque est allié à une illustre famille vénitienne qui donna trois doges à la République.

- Antonio VENIER, 1382-1400, au moment de son élection, il était capitaine de Candie; il acquit Corfou.

- Francesco VENIER, 1554-1556, fut un juriste éminent.

 - Sebastiano VENIER, 1577-1578, Capitaine général de la mer en 1570, il prit une part importante à la victoire de Lépante en 1571.

D'après les frappes monétaires des XIVe et XVIe siècle, nous relevons dans la titulature : VENERIO.

 

Ducat d'Antonio VENIER, 62° doge de Venise.

  

Sequin (zecchino) de Francesco, 81° doge.

Sequin (zecchino) de Sebastiano, 86° doge.

 

Leurs armoiries :                            

                                                                        "BURELE D'ARGENT ET DE GUEULES"

                                                             Armoirie de VENIER. d'après P. Potier de Courcy.

Il est à remarquer que seul le patronyme de "VENIER" est utilisé à Venise, tant au "Palais des Doges, que pour le "Palais Venier", la "calle Venier" etc. et dans toute l'Italie "VENIERO".

                                                                                   Armoiries des doges de Venise.

 Au bas d'un acte de 1580, nous avons pu relever sa signature :

                       

Noble homme Francisque Venier, fut seigneur de la Salle et de la Noue en la paroisse de "Notre-Dame de Fresnay" etc. En 1577, il acheta à René Tournemine la seigneurie de la Guerche en Sainte-Marie et en La Plaine, le 1er octobre 1580, la seigneurie de la Salle, à noble homme Guillaume de Lesrat, sieur de Lancrau et à Françoise Grignon son épouse.

Vers 1590; il épousa Jeanne de la Touche, dont il eut trois enfants : Claude, Marie et Antoinette.

En 1603, il était décédé.

CONCLUSION :

Aucun sceau de Francisque Venier n'a pu être trouvé pour l'instant pour justifier pleinement notre propos.

Pour sa noblesse,il prend cette qualité de noble dans différents actes, de messire en 1579, d'écuyer dans un acte passé avec "Claude Catherine de Clermont épouse de Monseigneur le mareschal de Rais" en 1590.

Pour mémoire, l'ancienne coutume de Bretagne donne la qualité de noble à ceux nommés "nobles gens", "noble homme", "noble femme" ou "damoiselle"

Pour Francisque Venier, il ne lui fut pas nécessaire de franciser son nom ni son prénom. Francisque vient du latin "franci", les francs, de même que Francesco.

Toutefois, le prénom de "François" fut donné à François Druays, futur sieur de la Noë en la Plaine et futur procureur fiscal du duché, pour une raison bien étonnante l'un de ses parrains n'est autre que " noble homme François Venyer, non marié (sic) ", baptisé à Pornic le  25 JUILLET 1566. C'est la seule francisation de ce prénom connue à ce jour pour Francisque Venier.

Dans une enquête menée au XVIIe ou XVIIIe à Machecoul, il est précisé : " Je croy que les lettres de naturalité se pourrait  rancontrer au greffe du présidial ou a celuy de la chambre des comptes ou apparament elles aurait esté enregistrées, car je ne les ay peu trouver en celuy de Machecou ou nous estions, cinq personnes à chercher dans tous les anciens registres."

Pour FRANCISCO VENIERO, assimilé par de nombreux auteurs à Francisque Venier, il ne parait donc pas avoir fait souche dans le pays de Retz.

Quant à BONAMY, propriétaire du Cendier au XVIIIe siècle, dont l'un des propriétaires au XXe siècle le déclarait d'origine italienne "BONNAMICI", là il y a une confusion avec Francesco BUONAMICI, patricien de Florence, chassé par les Médicis vers 1530 qui s'installera à Nantes comme médecin et fera souche à Joué.

BONAMY est un nom assez répandu dans le Pays de Retz : en 1427 une famille Bonamy est possessionnée de divers terres aux Moutiers, et un BONAMY, notaire, demeurant au Village des Bonamiz en la Plaine rend aveu au seigneur de la Muce, en 1582.

 

 

 Source ADLA et divers

 

  

 

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26 août 2006 6 26 /08 /août /2006 15:27

Le 13 octobre 1735, Maître Potier, notaire de Saint-Père-en-Retz, recevait le contrat de ferme de la maison et métairie des Biais.

Cet acte de fermage nous permet de mieux connaître les biens que possédaient les chevaliers du Temple et les objets nécessaires au culte dont était dépositaire le fermier et le lieux où étaient engrangées les dîmes et moissons.

En 1679, une déclaration nous en fait connaître la consistance :

« La maison, commanderie et seigneurie des Biers, consiste en une chapelle couverte d’ardoises, une maison y joignant composée d’une chambre basse et une chambre haulte au dessus, deux autres chambres haulte et basse joignant ledit corps de logix, deux autres chambres basses servant l’une de cellier, l’autre d’escurie, et deux autres logements couverts de tuiles, le tout se joignant, avec un jardin au derrière et un petit pastureau, le tout contenant cinq boisselées de terre. » Des bois, des terres labourées et non labourées, des vignes et des prairies constituaient la métairie « le tout contigu et clos de fossés, contenant ensemble trois cent quarante et une boisselées* , la pièce du champ de foire de Saint-Pére-en-Retz et cent soixante seize boisselées de taillis, en Chauvé les terres de la Noue et du bois des Biers, au Moutiers, près le village des sables quarante huit aires de marais salants… *»

Nous vous communiquons ci-après le texte intégral et inédit de cet acte notarié.

« L’an mil sept cent trente cinq, le treiziesme octobre, avant midy, devant nous nottaires des cours et juridictions de Tharon, Limur et Bougon et de la Commendrie des Bies , a Saint Père en Rais, soussignéz avec soumission et prorogation de jurisdictions y jurée à chacune dicelle etc.,

ont estés presents et devant nous, noble homme Yves Mairiet sieur Duclos, demeurant en la maison noble de La Commandrie des Bies* paroisse de Saint Pere en Rais, lequel comme fermier general La Commendrie des Bies a par ces presentes loué et affermé avec promesse de garentie comme il sera garenty pour le temps de sept ans prochains venant qui commenceront a la Saint Martin prochaine pour finir a jour ledit temps finy et revollu, a honorable homme Jan Bernard demeurant proche le bourg et paroisse du Perrier, province du Poitou, eveché de Luçon,

Scavoir est la maison et metairie de La Commendrie des Bies avec les terres labourables et non labourables qui sont autours et environs deladite Commendrie, se joignant les unes aux autres et les pastureaux avec les offrandes et revenus de la Chapelle, coutume et droit de foire et dixme que ladite Commendrie a droit de lever et percevoir ainsy et de la maniere quen jouissoit cy devant Pierre Durant, dernier fermier, tout quoy ledit Bernard a dit bien scavoir et connoistre pour avoir veu et visitté ledit terrain, maison et logements qui en dependent, sans en demander plus ample declaration ny debornement, a la charge a iceluy Bernard den jouir en bons menagers et pere de famille, sans rien demollir, agaster ny couper aucuns arbres par pied ny emonder que ceux qui ont acoutumé de lestre, dont il aura une coupe pendant le cour de sa ferme seullement de ceux qui seront en estat destre emondé, entretiendra les et logements de touttes reparations locations locatives a lusage du pays par cequelle luy seront fait faire a lentrée des présentes ou en tous cas suivant que ledit Sieur Meriet y est obligé par sa ferme et laissera letout en bon et deub estat de reparations fors la clotures des terres que ledit preneur accepte en lestat quelles sont et quil laissera de la mesme maniere

et au parsus a esté laditte ferme faitte et accordée entre partye pour et moyennant la somme de Cent cinquante livres que ledit Bernard soblige de payer en deux termes egaux Scavoir soixante quinze livres a la Saint Martin* prochaine en six mois et les autres soixante quinze livres a chaque feste de Saint Martin dan en an a commencer pour le second terme de lan de la Saint Martin prochaine en un an que lon rencontrera mil sept cent trente six et continuer de terme en terme et dannée en année comme ils echerront jusqua lexpirement de laditte ferme,

outre est convenu entre partyes que ledit Bernard, prenneur, paira sans diminution de sa ferme la somme de trente livres pour la déserte* de la Chapelle dont il en apportera quittance audit Sieur bailleur,

que ledit Sieur Meriet aura la liberté de faire faire deux cent de fagots a deux liens et de faire couper quatre cent de geons que ledit Sieur Meriet Mairiet prendra a son choix sans aucune sans aucune diminution de la ferme dudit Bernard preneur et sans quil en puisse prétendre aucun dedomagement

egallement que de couper des bois par pieds suivant lordre et le pouvoir de monsieur le Commendeur donné audit Sieur bailleur sans que aussy ledit prenneur puisse pretendre aucun dedomagement vers ledit Sieur bailleur pour les emondes

de plus aura encore ledit Sieur Mairiet la liberté de percevoir les rentes de laditte Commendrie audit lieu et maison des Bies, lequel aura une chambre privative pour y mettre le bled et grain de quelque espece quil soit dont ledit bailleur en aura seul la disposition pendant que son bled sera dedans,

parce que aussy ledit Sieur bailleur laisse audit prenneur trente six ouailles* tant mere quaignaux, trois cheuvres et un boucq que ledit Bernard soblige de bien garder, nourrir et gouverner pendant le cours de saditte ferme sans quil ne leurs arrivent perte ny domage par sa faute parce quils partageront les laines tant des berbis quaignaiaux chacun an par moittié et les croits et profits desdittes brebis et chevres a la fin des presentes de aucuns sont ledit nombre de cheuvres et brebis cy devant dit estant prealablement remplacé et rendu audit Sieur Meriet, en cas quil nen soit point morte,

qui aura la liberté de les oster quen bon luy semblera que ledit Sieur bailleur aura la levée quil a enblavée* cette année parce que ledit Bernard prenneur aura aussy celle quil enblavera a la sortye de sa ferme

se charge aussy ledit Bernard du calice et de sa patenne, dun devant dautel a frange dor et de tous autres ornements qui servent a la deserte de la Chapelle, quil sera obligé et quil soblige de representer a la fin de la presente

et pour fixer et arreter le droit de controlle, ont declarez lesdittes partyes evaluer le tout a la somme de deux cent vingt livres de revenus chacun an

et tout quoi faire tenir et accomplir se sont les dittes partyes, chacune en ce que le fait les touchent obligés sur lhypotecque et obligations de tous et chacun leurs biens meubles et immeubles presents et futurs quelconques pour leursdits meubles estre exécutées et vendues en cas de defaut comme gages tous jugéz par cours, saisie, criée et vente de leurs imeubles suivant lordonnance, mesme ledit Bernard, prenneur, par corps, attendu quil sagit de ferme de campagne, une execution nempeschant lautre, se tenant des a present pour tout somméz et requis, voullu, promis, juré, jugé et comdemné.

ce fut fait et consenty sous le proche fief de laditte Commendrie, lune de nosdittes cours.

donnera ledit prenneur a ses frais dans quinzaine por tout delays, une copies des presentes audit Sieur bailleur, a peine de tous depens et dommages et interests

fait conclus et arreté sous le seing dudit Sieur Mairiet bailleur, et pour ce que ledit Bernard, prenneur a déclaré ne scavoir signer, il a fait signer a sa requete a Francois Bonny garcon auger sur ce present lesdits jour et an que devant

outre est convenut que ledit prenneur accepte ladite maison en lestat quelle est pour les gros de reparation quil seront necessaire destre faittes seulement et quil laissera a la fin de sa ferme et sortye dicelle les cloisons que ledit Sieur Mairiet a fait faire en lestat quelles sont.

Signé
F Bony Duclos Meries
Morand Potier
nre. nre. »

Notes :

* pour un calcul rapide, on compte sept boisselées à l'hectare

*Déclaration de la Commanderie des Biais publiée par Guillotin de Corson

* Bies : A l'époque, on ne prononçait pas Biais, mais très vraisemblement Biess en faisant sonner le "s" final.

* St.-Martin : fêté le 11 novembre.

* Déserte, desserte : entretien de la chapelle.

* Ouaille : brebis

* Emblavé : semé en blé ou en autres céréales.

Mais qui garde la Relique de la Vraie Croix et où ?

Il n’en est pas fait mention dans ce document.

Toutefois un procès-verbal de « Visite d’une Relique de la Vraie Croix dans la Chapelle de la Commanderie des Biais, le six avril mil six cent quatre-vingt-six » nous fournit une précision.

« L’an mil six cent quatre-vingt-six, sixième jour d’avril, environ les dix heures du matin, devant nous Jacques Jarnioux, seigneur de la Calnais, sénéchal de St-Viaud, exerçant la juridiction ès Commanderie des Biais, ayant avec moi pour adjoint, Julien Loquain, greffier d’icelle, étant au lieu des Biais, en la Chapelle de la dite Commanderie, et Messire Jacques Foucaud, prêtre, faisant encore présentement le service de la dite Chapelle, lequel nous aurait requis de vouloir faire procès-verbal et description d’une Croix d’argent, dans laquelle on dit y avoir du bois de la Vraie Croix de Notre Seigneur Jésus-Christ, exposée par ledit Foucaud, sur le petit autel de la dite Chapelle de la Commanderie des Biais, ce jour sixième avril, mardi de Pâques, ce que nous lui avons accordé. Et ayant vu et adoré la dite Croix, nous avons remarqué qu’elle est dans son entier, à la réserve du vitrage d’un des bras qui est cassé en partie, et la bordure et garniture du même endroit, détachée de deux petits clous. Et après que l’adoration de la Vraie Croix aurait été faite par le peuple, qui était au dit lieu des Biais, environ les deux ou trois heures de l’après-midi, le sieur Foucaud aurait remis la dite Vraie Croix, dans un estuit, dans lequel on la met, et mise dans une armoire, étant dans la chapelle du côté du Nord, laquelle armoire le sieur Foucaud aurait fermé de clef et icelle retenu.

De tout quoi, le dit sieur procureur d’office nous a requis le présent procès-verbal, que nous avons fait et rédigé, pour valoir et servir ou besoing sera, le dit jour et an que dessus.

signé
Jarnioux, Herbert, procureur d’office et Loquain, greffier.* » 

* Texte tiré de la notice "La Relique de la Vraie Croix" publié par J. Bouyer en 1898

.

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16 août 2006 3 16 /08 /août /2006 19:02

" Règlement pour la fabrice

Le 6e janvier 1765, le general a aresté pour le bien de la fabrice et le service de l’Eglise.

1e que comme il se fait des voles en plusieurs eglises et recemment a Ste Pazanne, Bougnais (Bouguenais)
et ailleurs, il est necessaire que les clefs de l’Eglise et sacristie soient deposées et maintenue dans
le bourg affin qu’on puisse en disposer quand besoin sera, tant pour prevenir et empescher les vols
et incendies, que pour estre a lieu de fournir a tems ce qui est necessaire au service de l’Eglise.

2e que les marguillers, tant actuels que futurs, auront soin de fournir suivant l’usage les cierges,
livres, linges et ornemens necessaires pour tous et chaque jour de l’année et ce tant pour les messes,
que bapteme, lanternes et fallots* des malades et autres ceremonies acoutumés, comme mariages
et processions étrangères.

3e que les marguillers entretiendront l’usage des poupées ou quenouilles des commères et percevront
les deux tiers des dittes offrandes de fil ainsi qu’il est coutume,pour les autres offrandes de
l’Eglise.

4e que conformement a l’ordonnance de notre eveque, on n’alumera au grand autel toutes les
fetes et dimanche que six cierges seulement, bien entendu neanmoins lorsqu’il y aura exposition
du St Sacrement on allumera quelque cierges de plus et au salut seulement.

5e que les chandeliers placés autour de la nef ne seront garnis de cierge que le seul jour de
la dedicace de l’Eglise, que lesdits cierges seront allumés peu avant l’elevation et a vespres peu
avant le magnificat et conformement à l’usage pour les lustres et cierges des petits autels qu’on alumera
les grandes festes. De plus les dits chandeliers placés à l’occasion de la consecration de notre Eglise serviront
encore la nuit de Noël, car les chandelles de suif qu’on y placera pour eclairer que
les peuples pendant l’office.

6e Les marguillers chaque année avant de sortir de charge feront balayer et tomber
les ordures qui se trouvent sur le lambris de la nef par les ouvertures à coulisses qui sont
pratiqué pour cet usage. Aussy les dits marguillers chaque année avant leur sortie
facent balayer et enlever les immondices qui se trouveront sur les dais ou pavillons des
autels. Aussy ils feront netoyer la sainte table et autres boiseries de l’Eglise.

7e pour que les linges et ornemens de l’eglise ne deperissent pas et soient toujours en nombre
et decence convenables pour les offices, nous enjoignons a tous les marguillers sortants
de charge de donner a leurs successeurs un etat ou descriptions de tous les linges,
ornemens et meuble d’eglise, lequel inventaire sera representé au premier chapitre
pour subvenir aux reparations qui serront jugées necessaires.

Ledit chapitre signé de tous les deliberans. "

* Fallot,falot : Espèce de grande lanterne que l'on porte ordinairement au bout d'un baton. (Dictionnaire de l' Académie - 1776)



Source : R.P.

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13 août 2006 7 13 /08 /août /2006 22:41

Pour certains auteurs « Préfailles » prendrait son origine dans « failli pré », pré de nulle valeur, devenu « pré failli » et par la suite « PREFAILLES », pour d’autres dans «Presseille», près de la source. Seille étant pris sans doute pour le seau nécessaire pour y recueillir cette eau.

Très tardivement, au XIXe siècle, géographes et administration orthographiaient : " PREFAIL ", avant de devenir Préfailles. D'ailleurs Mr. Chevas, dans son "Histoire de la Plaine" de 1842 non parue à ce jour, hésitera entre Préfail, Préfaill, Préfaille, et Préfailles.

Monsieur Touchard , dans son ouvrage sur Préfailles*, a attiré l’attention sur une probabilité tout autre et plus plausible.

Porfail et Préfail sont les noms les plus anciens relevés dans les archives départementales.

                       

                                       (extrait d'un aveu de 1598*)

Pour monsieur Touchard, les préfixes « Por » ou « Pré » indiquent une idée de proximité.
Quand à « fail », il prendrait son origine dans l’ancien nom latin du hêtre « Fagus ».

« Fagus », au fil des siècles, par altération, deviendra suivant les régions : faye, fau, fayard, faon, faou, favine, fouteau etc.

Pour cette explication « Faye » et « Fau » peuvent être retenus.


Dans les temps anciens, y eut-il un peuplement de hêtres sur notre côte ou quelques arbres isolés et remarquables de ce type dans notre environnement ?

D’après mes recherches, il s’avère qu’entre le Porteau et la Girardière (Ste.-Marie-sur-mer), un « Canton du faye » existe encore de nos jours,à proximité de la côte.

D’autre part, dès le XIe siècle, un prieuré situé en Arthon, vit le jour sous le nom de « Septem-Fagus », Fagos, Fagis suivant les actes anciens, plus connu sous le nom de « Prieuré de Sept Faux ».

De cette manière la présence du hêtre est donc bien attestée.

                                  « PREFAIL »…. « PREFAILLES »

* en 2° et 3° ligne : quabarinieres, cabariniere: bateaux retournées servant de maisons, logements pour les pêcheurs de morue? Merci de m'indiquer si vous avez déjà vu ce mot.
*"à la pointe du Pays de Retz...PREFAILLES" édition Etif.

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7 août 2006 1 07 /08 /août /2006 13:05


Henri de Gondy, duc de Retz, gentilhomme du roi, demeurait à Paris, en son hôtel face au Louvre, paroisse de Saint- Germain l’Auxerrois, avait à sa suite un certain nombre de gentilhommes originaires de son duché. Ces derniers se devaient d’y paraître et pour cela devaient très souvent s’endetter, faire leurs emplettes à Paris et se vêtir avec élégance.

Claude Venier, sieur de la Salle en Fresnay, descendant de Francisque Venier ancien intendant et gouverneur du château de Machecoul, faisait parti de cette suite et par conséquent  se devait de tenir son rang. Pour cela il emprunta de l’argent à Jean de Bruc, sieur de la Grée et il reconnut cette dette devant notaires.

En voici le contenu :

« 11 may 1615

Fut Présent Claude Venier, escuier, sieur de la Salle, gentilhomme ordinaire de monsieur Le duc de Retz, demeurant a la suitte dudit seigneur, estant a présent à Paris, Lequel recongnoist et confesse debvoir et gaige A Noble homme Me. Jehan de Bruc, sieur de la Grée, Intendant des maisons et affaires de mondit seigneur, demeurant aussi à sa suite, absent, La Somme de de trois cent cinquante et cinq livres
:
Scavoir
-Seize livres seize solz païer par ledit sieur de la Grée en l’acquit dudit debiteur a un marchand du pallais pour un chapeau garny de son cordon de broderie d’or,
-un pendant d’espée de marroquin rouge neuf livres

- pour achapt d’une malle, soixante et quatorze livres
- pour chemises et autres linges fourny audit debiteur, cent soixante deux livres sept solz, aussy païer par ledit sieur de la Grée à lacquit dudit debiteur a un tailleur d’habitz auquel le dit debiteur debvoit la dite somme par partie arrestée
- dix sept livres dix sept sols a un cordonnier aussy a lacquit dudit sieur debiteur pour marchandises de bottes et soulliers quil luy a vendu
- et soixante quinze livres payéz a un nommé Aubert sirurgien (sic) pour aultre traicte et medicaments
ledit sieur debiteur rendroint lesdites sommes ensemblement a ladite premiere de trois cent cinquante et cinq livres sy comme dont a païer icelle somme de trois cent cinquante et cinq livres audit sieur de la Grée en ceste ville de Paris ou au porteur dans quate mois prochains et pour plus grande asseuransse de ladite somme, ledit sieur de la Salle affecte des a present les premiers deniers qui luy sont et pourroint estre deubz cy apres par son fermier de la Salle lequel il consent des a present quil paie icelle somme audit sieur de la Grée par sa quittance avec la presente obligation qui vouldra descharge audit fermier dont il en faict cesseion et transport aoudit sieur de la Grée jusque a la concurance dicelle somme de trois cent cinquante et cinq livres et sans neantmoings que ce present consentement et transport puisse empescher execution de la présente obligation et sans y deroger promese obligation revocation
Faict et passé en estudes des notaires soussignéz, a Paris l’an mil six cent quinze et unziesme jour de may et a signé avant midy
Claude Venier
Chapellain et Contesse. »

Source : Archives nationales

Note :

Ce Claude Venier est le fils de Francisque Venier et de Jeanne de la Touche.

Source A.N.

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5 août 2006 6 05 /08 /août /2006 20:01

PRIEURS et CURES DE LA PLAINE
**********************

SAUVAIGN Gauffridus 1427

SAUVEING Olivier 1460*

VILLAGEAYS Jean 1459 dcd 1484

LAMOUREULX François 1550- 1571, en 1550, Chanoine de la Collégiale Notre-Dame de Nantes
PINEAU Guillaume 1561 ?, 1596
BENOIST P. 1606


CHOTART Jean 1607

LEVESQUE Maury 1608 
 
CARIGUEL P. 1614

PINçON F.M. 1620

DE LERHONER P. 1621

NICOU Martin, frère, 1622, 1624
PELLET et LERAY 1630
DE L’ESPINE Pierre, frère, 1630,1634
MARNIER, 1639


GARNIER Mathurin, 1634, 1640, dcd en 1664
ABGERAT Ch., 1664
TESTU ?, 1669

BOUGET M., 1674 fait fonction curiale ?

PAVY Jan, recteur commendataire, 1676, 6 février 1681

TICIER G., 6 février 1681, 1690, 1701

BIDE DE LA PREVOSTE Jacques, 1704-1719

TARDIVEAU Jean-Chrisosthome, 16 mars 1719

TREMANT Pierre, jusqu’en 1730

BENOIST Gilles, 1731

POINCELOT Claude Michel, 1743

BARBIER Claude, 1754-1791
« Le dix-neuf août mil sept cent
quatre vingt onze à été inhumé au
Cimetière le Corps de Missire Claude
Barbier Recteur de cette paroisse,
décédé hier au Presbitère, agé d’environ
quatre vingt six ans la Sépulture faite en
présence de Jean-Baptiste Faugaret
Recteur d’Arton, de Don Allaire et des
soussignés… »

MORICEAUX Pierre, curé constitutionnel
« Le neuf octobre mil sept cent
quatre vingt onze, je soussigné Pierre
Moriceaux vicaire de la paroisse St
Nicolas de la ville de Nantes ai été
installé comme Curé de la paroisse
de la Plaine.
Moriceaux
Curé de la Plaine »
MORICEAUX Pierre, curé en 1802

BOLTEAU Jean-Pierre, 1804-1806

ADDES Guillaume, 1806-1811

BRAGER Eugène, Jean-Marie, 1811-1820

ROUZIOUX Guillaume, 1820-1825

COTTINEAU François, 1825-1829

DESPUJOL Henri, 1830-1859

JAMIN Sébastien, 1859-1863

AUNEAU René, 1863-1875

BOULAY Jean-Marie, 1875-1881

MAINGUY François, 1881-1884

THUAUD Joseph, Marie, 1885-1892

MARCEAU Frédéric, 1892-1899

COLAS Joseph, 1899-1906

GUERIN Emile, Henri, 1907-1917

BILLON Joseph, Jean-Marie, 1917-1921

BRANCHEREAU Jean-Baptiste, 1922-1936

LEGRAND Joseph, 1936-1941

OILLIC Maurice, 1942-1959

LADMIRAULT Daniel, 1960-1990

DROUAUD Jacques, 1990-2002

MOURAUD Paul, 2002-2003

TEILLET Paul, 2003-

Depuis le regroupement des paroisses, La Plaine-sur-mer, Préfailles, Saint-Michel-chef-chef, La paroisse nouvelle porte désormais le nom de " SAINT-GILDAS-DE-LA-MER"

 (Cette liste est un essai, elle pourra être modifiée en fonction de recherches complémentaires.)




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5 août 2006 6 05 /08 /août /2006 18:28

LES MAIRES DE LA PLAINE

1790 - 2009

****************

THEBAUD Joseph  1790 - 1791 : chirurgien, est élu par
le nombre imposant de 1370 voix.
RAIMBAUD Hervé 1792
FOURNEAU Jean  1793 – 1793,
FOURNEAU Michel 1793 (avril) -1795, 
CABARAN Pierre 1800 - 1807, notaire
BRAHAUD Pierre 1808 – 1815, 
BOCANDE François-Alexis 1815 - 1818
AVRIL Jean 1818 - 1820
EURVIN Joseph 1820 – 1858
GENDRON Jean 1858 – 1859
MARTIN Donatien 1859 – 1870
BERNARD Adolphe1870 – 1871
BENOIST Edouard 1871 - 1873
MARTIN  Donatien1873 – 1879
LARAISON Joseph  1879 – 1899
CHAUVET 1899 – 1901
VIAUD  Théodore1901 – 1908
HUGUET Jean 1908 – 1912
BAHUAUD Frédéric 1912 - 1920
OLLIVE 1920 - 1925
MOURAUD Auguste 1925 - 1943
HERVE 1943 – 1945
BAHUAUD 1945 – 1953
GUISSEAU Michel 1953 - 1973
HOUSSAY Emmanuel 1973 - 1989
GUISSEAU Michel 1989 - 1995
BAHUAUD Michel 1995 -

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3 août 2006 4 03 /08 /août /2006 16:08

Le FIEF DE MAREIL
en Saint-Michel et Sainte-Marie.

Cette terre et seigneurie de Mareil, qui avait encore, en 1697, le droit de basse et moyenne justice, s’étendait dans les paroisses de St. Michef-Chef-Chef et de Sainte-Marie-sur-mer.

En 1463, noble écuyer Machelin de Mareil, seigneur de la Chesnaie, de... et du Plessis Mareil, recevait un aveu pour la Severie, pour le quarteron de la Robergière etc. en la paroisse du bourg de Ste.-Marie, et pour des terres en St.-Michel de Cheveschier situées au quarteron de la Popelinière et de Thoaré etc. Pour la Severie il lui était dû une poule de rente au terme de "mardilard", pour une parcelle de terre quatre souls de rente au terme de la "St-Michel en Montegarganne*" etc.

                                    

Suivant un minu du 6 septembre 1495, ce fief de Mareil appartenait à Ollivier Brossard fils de Mathurin.

Cette terre resta dans cette famille jusqu’en 1601, année durant laquelle Dame Bonaventure Brossard, dame de Mareil femme de Mr. Yves de Ruais, la céda à Demoiselle Marguerite Besnard, dame de Grilleau Veuve de Me. Claude Geneste.

Le 12 juin 1641, Demoiselle Charlotte Geneste, dame de Clermont et du fief de Mareil, veuve d’écuyer François Giraud, en rendit aveu.

Le 5 juin 1642, Dame Bonne Guichard, dame de la Moricière, veuve de Jean Gabard, chevalier sieur de la Moricière, rendit un aveu pour la seigneurie de Taron et pour le fief de Mareil situé près du village de la Princetière.

Le 12 Février 1675, Messire François Gabard et demoiselle Louis Pineau rendirent aussi aveu. Ils avait acheté ce fief à Dame Gabrielle Giraud veuve de Me. Olivier Montboucher, conseiller au Parlement. 

Le 3 avril 1691 décéda Messire François Gabart, seigneur de Thillac, époux de Louise Pineau.

Le 29 septembre 1697, il fut procédé au partage des biens dépendants de la succession de ce François et de son épouse, entre ses enfants, Charles Prudent Gabart, seigneur de Monceau, des enfants mineurs de Claude Gabart, vivant seigneur du Plessis, et Messire François de la Gré…


C’est vraisemblablement une partie de l’aveu de 1641, qui se présente fort endommagé, que nous vous communiquons ci- après.
…..
« seigneurye du Plessis Grimaud qui ont estés transporter par les (précédents)
sieurs du Plessis Grimaud au feu père de ladite dame de Mareil et…
lesdicts teneurs de la Guillon doibvent par autre part à ladicte advouante sur les (choses)
thennues la moictié de quatre livres seize soubz monoys, dix boixeaux avoine
dicte mesure de Pornict et l’autre moictié desdictes quatre livres seize soubz
monnoys et dix boixeaux avoine appartiennent au sieur de la Villenbois….
par (rolles) de Rantes sur ledict village de la Guillon cy dessus speciffiées et desclarées
…. …. et payable à ladicte seigneurye de Mareil par une main et un seul payement
sans division a chacun terme de St. Michel, et outre le cart des dismes des lins
laynes, aigneaux et potages, bleds et vins qui se levent dans lesdicts thenements
de la Guillon. La moictiée desquelles dismes est levée par le Recteur de St. Michel
et l’autre cart par ledict sieur de la Villenbois, Item les herittiers
Julien Vigneu de la Guillon tiennent une piesse de terre contenant huict
boissellées appellée l’osche des faux partye plantée en vigne et l’autre en terre
labourable à devoir de foy, hommage et rachap dudict de fief de Mareil
sur lesquels (pieces) domaines et fief de Mareil en St. Michel cy dessus spéciffiée
et desclarés, ladicte Geneste confesse et advoue devoir chacun an de rante au terme
de Noel et St Jan baptiste par moictié à ladicte seigneurye de Pornict trente
six soubz monoys de rante payable par les mains du Recepveur dudict Pornict
outre les devoirs de foy, hommage et rachapt d’iceux a cause desdictes choses
a Mondict Seigneur le duc de Rays a cause de sa seigneurye de Pornict
plus desclare et advoue ladicte dame Geneste dame dudict fief de Mareil tenir dudict
seigneur duc a cause de sadicte seigneurye de Pornict, un autre canton et tenement de
terres en la paroisse de Saincte Marye entre le fief de la Guerche d’un costé et
fief de la Muce et du Breffe daultre costé et d’un bout le fief Billy d’aultre bout la Rive
de la mer, quelles terres consistent en vignes, prés, terres labourables, jardins,
rues et issues que emplacement de maison que tient à present Pierre Ollivier, Jan
Vigneu, Michel Tardif et aultres, ledit thenement appellé le fief de Mareil
--------------
sur lequel canton lesdits teneurs disent mestre d’heu a ladicte jurisdiction
aucune rante pour avoir esté amortye par le precedant seigneur dudit fief
de Mareil et appartenir a ladicte dame de Mareil les droicts de lods et vantes
sans ledict fief et obéissance a ladicte jurisdiction de Mareil. Item en ladicte
paroisse de Saincte Marye soubz le fief et seigneurye du Plessis Grimaud
a present annexé a ladicte seigneurye du duché de Rays a Pornict, une thenue et
mestairye appellée la Bregeonnière et Lescorneliepiere poceddé a present par le sieur
Jan Mouraud de Pornicq causeyant des herittiers Me. Mathurin Pierre ? et
poceddé en partye par Jan Drouet et Mathurin Baconays et leurs femmes,
lesquelles choses ladicte dame de Mareil tient en droict de fief et jurisdiction
a cause de sa seigneurye de Mareil et en arrière fief de ladicte
seigneurye du Plessis Grimaud, sur et par cause desquelles thenues de
la Bregeonnière et Lescorneliepiere est deub a ladicte seigneurye de Mareil
au terme de St. Michel dix sept soubz monoys et un chapon de rante et
outre sur une piesse de terre cernée de hays et fossés contenante trante
boissellées de terre lesdicts nommés theneuirs de ladicte paroisse doivent à ladicte
seigneurye de Mareil chacun an audict terme de Saint Michel, vingt soubz
monoys de rante, Item les hommes et particuliers de la Saiverye
en Saincte Marye quy sont Guillaume Bachelon, Pierre Baconays, Jan
Bonneau et aultres doibvent a ladicte seigneurye de Mareil a chacun terme de Sainct
Michel quinze soubz monoys, deux boixeaux froment mezure de Pornict
et une poule de rante sur ledict village de La Saiverye et terre en dependences
contenant ensemble le nombre de cinquante boixellées de terre ou environ
entre le chemin quy conduist de Pornict a Sainct Pere en Rays d’un costé
d’autre costé le chemin qui conduist de la Jansonnière aux pas des Roches ? d’un
bout le chemin qui faict separation de la Saiverye et la Jansonnière, daultre
bout le ruisseau qui fait séparation du fief du Plessis Grimaud et de »
……………….
Fin de l’épave

Par l'acte de partage entre les héritiers de 1697, les rentes sont ainsi définies et valorisées et l'existence d'une greffe est confirmée :

*" Fief de Mareille (sic) a moyenne et basse justice, s’étendant aux paroisses de St. Michel et Ste. Marie

- Onze livres douze sols six deniers monnaie qui font à tournois treize livres dix neuf sols six deniers, laquelle somme multipliée au denier trente-cinq suivant es qualité dudit fief fait vingt-quatre livres neuf sols trois deniers de revenu annuel…
- Dix boisseaux trois quart de froment dite mesure, évalués à trois livres deux sols trois deniers le boisseau dite mesure de Pornicq, fait trente-trois livres neuf sols, laquelle somme multipliée au denier trente-cinq fait cinquante-huit livres trois sols.
- Dix-huit boisseaux de blé seigle mesure de Pornicq dus par Clement Drouet sur une pièce de terre appelée la Torserie qu’avons évalués trente-neuf sols le boisseau dite mesure de Pornicq qui faite trente-cinq livres deux sols laquelle somme multipliée au denier trente-cinq fait soixante-quatre livres.
- Plus sept boisseaux trois quart de blé seigle dite mesure dus par les teneurs du fief de la Noë moreau, appréciés à trente-neuf sols le boisseau mesure de Pornicq qui fait quatorze livres huit sols laquelle multipliée au denier trente-cinq fait vingt-cinq livres quatre sols de revenu annuel.
- Cinq boisseaux d’avoine rase dite mesure, évalués à vingt sols fait huit livres dix-neuf sols. laquelle somme multipliée au denier trente-cinq fait huit livres dix-neuf sols.
- Deux poules évaluées à cinq sols pièce fait dix sols lesquels multipliés au denier trente-cinq fait dix sept sols six denier de revenu annuel.
- Onze chapons évalués à dix sols pièce qui fait cent dix sols laquelle somme ….font neuf livres douze sols de revenu annuel.
- Lesquelles rentes ci-dessus se payent au jour et fête de Toussaints de chacun an à ladite maison de Tharon.
- La greffe de la juridiction de Mareille prisée de revenu annuel douze livres.
- Les droits de dîmes dus sur les tenements de la juridiction prisés de revenu annuel soixante-cinq livres. "

Cet article pourra faire l'objet d'un complément d'informations.

* La première apparition de l'archange Michel se produisit en 492, au mont Gargan, aujourd'hui San-Angelo, dans le royaume de Naples.


Sources : ADLA et Archives de Landévennec

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