Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 22:10

LA-CORDELIERE-CONF-jpg

Repost 0
28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 11:18

Conf.-CROISSET-S.-PLAT.jpg

Repost 0
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 19:51

AFFICHE-CROISSET-PLAT.jpg

Repost 0
17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 15:31

« Déclaration au sujet de la condemnation du navire L’Ange Gabriel de Nantes

Du 15 avril 1749

A comparu le sieur Gilles Fourneau cy devant capitaine commandant le navire nommé L’Ange Gabriel

de  Nantes du port d’environ 60 tonneaux  armé de 8 canons et 2 pierriers et equipé de  17  hommes  tout

compris  par n.h. Jean Goffran negt. a Nantes y demeurant à Chézine parsse. de St Martin de Chantenay bourgeois

&  armateur dudit navire duquel ledit Sr Fourneau le serment pris la main levée devant nous il a promis et juré

de dire verité  ensuite de quoy il nous a dit et declaré qu’il seroit party du bas de cette rivière avec ledit

batiment L’Ange Gabriel le  1er de 7bre 1746 pour aller a l’Amerique chargé de marchandises

permises, que pour cet effet il se rendit a l’isle d’Aix pour y joindre le convoy le 6 du meme mois de 7bre, ou

il resta  jusqu’au 6  8bre suivant , auquel jour il en fit voille avec les autres vaisseaux marchands

composant la flotte sous l’escorte de 4 vaisseaux du Roy, qu’ils arriverent au Fort Royal le 28 du

 mois 9bre de ladite année 1746 jour auquel  ledit declarant  tomba dangeureusement malade de la

maladie du pays espece de colique qu’il ne luy aurait pas permis d’agir a

aucunne de ses affaires et meme pour ainsy dire sans connoissance

jusqu’au septieme jour de son arrivéee, qu’il partit (avec ledit navire rayé)

pour le Fort Saint Pierre ayant encore la fievre (ou il arriva le 4 octobre

suivant auquel rayé) pour remettre une lettre de recommendation que luy auroit été

remise par son armateur le Sr. Gauffran pour le Sr. Rabier negociant audit Saint Pierre qui luy

promit de luy rendre service et faire tout son possible pour procurer au declarant du fret

et qu’il n’auroit pas manqué de fret si le convoy n’auroit party que d’en deux ou trois

mois pour le plus tard.Le declarant luy repondit que s’iltrouvoit son chargement a

l’entier quoyque le fret ne valloit pour lors que 48% pour livre de sucre ainsy que des autres

danrées a proportion, lequeldit declarant  donna pouvoir audit Sr. Rabier de freter

a  30% pourveu qu’il eut trouvé sondit chargement a l’entier, et luy comparant

auroit fait egallement tout son possible pour pouvoir trouver son chargement

ayant meme fait plusieurs voyages du Fort Royal au Fort Saint Pierre et de ce dernier

endroit au Fort Royal sans pouvoir trouver que 30 bariques a 30% tel qu’il l’avoit

laissé, le convoy ayant eté trop pressé de partir et n’auroit pû trouver daventage de fret

pour pouvoir repartir avec le meme convoy. Malgré tous les mouvements

que ledit Sr. Rabier et ledit declarant peurent se donner l’un et

l’autre furent inutiles et ont eté dans l’obligation de rester a ladite isle Martinique

en esperant un nouveau convoy ou quelque ordre dudit Sr.Gauffran son armateur

comme tous les autres capitaines firent ne leur ayant par permis de partir sans

avoir quelques ordres de leurs armateurs, que le general leur fit une deffense de

partir sans ordre de leurs bourgeois et de rester en la susdite isle en attendant

un nouveau convoy, adjoutant que ses ordres etoient de partir et revenir en

France avec convoy, que ledit Sr. declarant s’etant rendu au Fort Royal il continua

d’y chercher fret ou n’ayant pas trouvé il fut obligé de prendre le party de conduire

le navire a Saint Pierre ou il fit la decharge et vente des marchandises de son

chargement, apres quoy l’ivernage etant sa ruine et ne venant point de convoy il fut

obligé de conduire son navire au Fort Royal avec seullement 17 bariques de

sucres et son lest, ou etant il y iverna, et apres l’ivernage il reconduisit le navire

au Fort St Pierre avec environ 68 a 70 bariques de sucre, cinq

balles de cotton, 4 grosses bariques et plusieurs quart de caffé ou etant

une voye d’eau s’etant declaré peu a peu au batiment laquelle par la longueur de

tems seroit augmentée d’une manniere a pomper presque toutes les heures, ce qui

obligea de faire decharger les autres marchandises qui etoient a fret  fors 4 bariques

de sucres appartenant a la carguaison,lequelle dittes marchandises furent mises

en un ponton pendant qu’on carena le navire dont les doublages se trouverent

entierement pourris et piqués de vers jusqu’à la quille et six ecars de largue avec

plusieurs gouvernables pourris egallement dans les deux bouts d’estints  en son arcasse, et

qu’apres ledit carenage fait et le navire retably ledit declarant y fit remettre  les susdites

marchandises qui en, avoient eté dechargées et qu’il resta en cette situation audit lieu de la

Martinique toujours dans l’esperance d’y finir son chargement et qu’il fut venu un convoy

pour revenir en France et que s’etant ainsy ecoulé quatre mois depuis sondit carenage

il alla trouver le General pour obtenir la permission de partir quoy qu’il n’y eut point

de convoy, ce qu’il ne voulut pas luy permettre luy disant qu’il ne pouvoit le faire sans

avoir un ordre expresse de son armateur et qu’il resta ainsy jusqu’au 10 juillet 1748

auquel  jour etant  facheussement survenu une autre voye d’eau audit navire l’Ange

Gabriel qui fut causé par les vers qui avait picqué le franc bord , l’equipage du

declarant ayant presenté une requeste au siège d’Amirauté dudit lieu il fut ordonné que la visite

du navire seroit faite, et apres visite faite le navire fut jugé incapable de naviguer  par sentence

du 27 du meme mois de juillet a moins d’y faire un radoub qui se seroit monter a la somme de douze

mille livres a quoy le declarant n’etoit point en etat de subvenir ne trouvant aucun argent ny

credit sur les lieux, n’ayant que quatre bariques de sucre pour le compte de la carguaison pourquoy lesdites

marchandises furent vendus aux chargeurs et les 46 bariques de sucres de ladite carguaison furent

ensuitte envoyées en France a l’adresse du Sr. Gauffran, que le navire fut vendu par ministere de

justice a la somme de neuf mille vingt livres sur laquelle dite somme il auroit payé a diverses

les emprunts qu’il avoit eté obligé de faire pour les necessités du navire independamment de trois lettres

de changes qu’il avoit obligé de tirer sur ledit Sr. Gauffran , et qu’ensuite il s’embarqua sur le bateau

la Societté de la Rochelle, capitaine le Sr. Pierre Sauvage pour venir en France, lequel partit

de la Martinique le 2 7bre de ladite année 1748 et que le batteau  par mauvais tems et manque

de vivres, voilles et manoeuvres  et ouvrant de tout coté faisant vent arriere fut dans la necessité

de relacher a Milfort en Angleterre le 14 9bre suivant et comme

l’equipage dudit batteau egalement queledit declarant n’etoient pas prevenus que

la suspension d’armes etoit continuée qu’au contraire ils la croyaient finie en France

ledit Sr. Sauvage fit jetter a la mer ses pacquets pour la Cour avec des papiers pour

en ôter la connoissance aux anglois et ledit declarant etant malade alors, ayant dit

au garcon de chambre de jetter a la mer des lettres et papiers et meme le journal ..

dans le coffre du declarant il y jetta effectivement tout ce qu’il trouva de papiers et

lettres sous sa main du nombre desquels etoient les ordres que son bourgeois  luy avoit

donné, les certificats de la decharge des engagés et fusils boucanniers et presque tous les

recus des payements qu’il avoit fait a la Martinique avec deux inventaires des ventes de nipes

de deux decedés de son equipage et qu’il ne lui resta que tres peu de papier qui se

trouverent dans son livre de vente qui etoit parmi ses hardes, et que ledit batteau la

Societté ayant fait voile d’Angleterre  il se rendit à La Rochelle au mois de fevrier dernier

ou le declarant raporta sa mauvaise santé resta jusqu’au 22 mars suivant

auquel  jour il se rembarqua sur une barque l’a conduit jusqu’aux Sables

d’Olonne duquel dernier endroit il s’est rendu par terre a Nantes etant alors

malade, declare de plus que le nommé Joseph Buguelet  matelot de St Malo et Jullien

de la Meuze charpentier sont decedés , Scavoir ledit Buguelet au Fort Royal le 11 7bre 1747 et

ledit de la Meuze a l’hopital du Fort St Pierre le 9 janvier 1748, lequel dit Baguelet auroit

laissé quelques nipes dont auroit été fait l’inventaire et vente qui se seroient trouver du nombre

des papiers jettés a la mer comme il l’a cy devant déclaré et quand audit la Meuze  il n’avoit

rien laissé apres sa mort, et que les nommé Joseph Gabory, chirurgien, Jean Baptiste Chardin

maitre, René Auvry matelot, Julien Gris novice, Thomas Philibert aussy novice Francois

Cerviere aussy novice, Joseph Taillé mousse et Thomas Bonnamy aussy mousse sont desertés a la

Martinique. C’est sa declaration  de laquelle lecture luy faite il a declaré y percister et par

icelle attendu tout ce que dessus declaré, il fait toutes les protestations qui se doivent

faire et sont requises et necessaires en pareil cas suivant l’ordonnance vers et contre tous ceux

qu’il appartiendra , reservant meme a faire plus ample declaration et a faire veriffier le tout

par gens de l’equipage dudit navire L’Ange Gabriel en cas de besoin et aussy au cas qu’il se

trouve a Nantes quelques gens dudit equipage et qu’a l’egard de son congé il l’a remis au greffe

de l’Amirauté de Saint Pierre et a signé, quarente neuf mots rayés nuls, interligne que

furent, quatre, et meme son journal aprouvéz.

 

G. Fourneau »

Source : ADLA

 

M. LEGAULT

 

Repost 0
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 16:05

CARTE VOEUX 2013

Repost 0
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 15:53

       L’HERMIONE – 1739

               

Simon Jarry, bourgeois et armateur,  achète au constructeur de navires Armand Honoraty de Paimboeuf un navire nommé L’Hermione. Les fournisseurs n’ont pas été réglés et demandent leurs dus.                                 

            LE LITIGE AVEC ARMAND HONORATY

« Le sieur Armand Honoraty, constructeur de navires, deffendeur deffaillant

et n. h. Simon Jarry, negociant armateur du navire l’Hermione à luy

vendu par ledit Honoraty  defendeur Bourdier procureur

 

Le Siège à comme cy-devant donné deffaut contre ledit Honoraty deffendeur

defaillant par le profit faisant droit entre luy et les comparants tant sur

la demande principalle que requete incidente de celle de Me. Balais

attendu ce qui resulte des declarations faites par ledit Honoraty et par la

partie de Bourdier enregistrée au greffe de ce siège le 2e avril dernier et

apres que ledit Balais à soutenu que ledit bois fournis par les parties ont esté

employés à la construction du navire

L’Hermione qui n’a esté contesté par celle de Bourdier a

comdamné ledit Honoraty et ladite partie de Bourdier de payer à celle de

Me. Balais la somme de deux mille trois cens livres contenus aux

mandats et billets dudit Honoraty des 22 7bre 1738  et 17 fevrier 1739 avec les

intérets du jour de la demande et ce par hypotheque spéciale et par preference

sur ledit navire L’Hermione faute quoy a deffinitivement  permis a la partie

de Me. Balais faire saisir ledit navire et condamné ledit Honoraty et celle

de Bourdier aux depens et sera la presente exceptée par provision nonobstant

appel et sans y prejudicier.

 

Entre Armand Raddé marchand clouttier demandeur en requeste du 9 may 1739

et d’assignation en consequence du 10 du meme mois signifiée par De La Haye

huissier controlé à Nantes le 11e par Potier, de ce qui s’ensuitt des

reponses et denoncé incident du 1er de ce mois signifiées par Julien Jamet pr.

noble homme Simon Jarry negociant acquereur du navire L’Hermione et

Bourdier

et le sieur Armand Honoraty constructeur de navires deffendeur qui fait

défaut

 

Le Siege, parties comparantes ouyes et deffaut comme cy-devant

concedé contre Honoraty deffendeur deffaillant par le profit ce qui resulte

des declarations et acte de proprieté fait au greffe de ce siege le 29 avril

dernier par lesdits Jarry et Honoraty, Scavoir ledit Jarry avoir acheté le

navire en question dudit Honoraty et ce dernier de l’avoir vendu au premier et

apres que Jamet pour sa partie à soutenu que les clous contenus au

mémoire dont il à fait signifié copie ont esté par luy fournis à Honoraty

pour la construction du navire L’Hermione vendu audit Jarry et que depuis la

demande il en a encore fourny pour trente trois livres dix neuf sols ce que

ledit Bourdier pour Jarry n’a voulu contester, en consequence faisant droit

dans les requestes et incident de celle de Jamet à condamner lesdits

Jarry et Honoraty  de payer au demandeur d’une part la somme de huit

cens neuf livres dix neuf sols pour le montant des fournitures des cloux

contenu audit mémoire signifié avec la demande et de l’autre celle de

trente trois livres dix neuf sols pour les autres cloux fourny par ledit

Raddé pour le même navire depuis la premiere demande avec les interets

desdites sommes et ce par preferance et hypoteque special sur ledit

navire l’Hermione et aux depens liquidés à vingt une livres dix

huit sols non compris le cout et retrait de la presente qui sera executée

par provision suivant l’ordonnance

--------------------

 

Entre noble homme Jacques Fabre marchand demandeur en requeste du huit juin

dernier et assignatgion aux fins signifiée le dix par Joubert huissier controllée

a Nantes le lendemain par Potier et du jugement du dix neuf, reponses

et acte d’audience du vingt sept dudit mois de juin signifiées par ledit

Imbert Jamet procureur

Armand Honoraty maitre constructeur de navires deffendeur qui deffaut

et le sieur Simon Jarry negociant a Nantes aussi deffendeur, Bourdier procureur

Le Siege parties oüÿes esté comme cy devant deffaut concedé contre ledit

Honoraty, le requerant Bourdier pour la sienne est en cause continuée

a la premiere seance pendant lequel temps ledit Bourdier repondra par

ecrit, si bon luy semble, a l’ecrit de celle de Jamet du 27e juin dernier deouis

reservés

-----------------

 

Entre Armand Raddé, marchand cloutier demandeur en assignation du 19e

juin dernier signifié par Imbert huissier controllé a Nantes le lendemain

par Potier et aux fins du jugement du vingt deux et reponses du

23e et acte d’audience du mesme jour signifié par ledit Imbert, Jamet procureur

et noble homme Simon Jarry negociant acquereur du navire L’Hermione

deffendeur, Bourdier procureur

Le siege donne deffaut contre ledit Jarry en presence de Bourdier

appelé son procureur par le profit est acte decerné comme cy devant

de la declaration et offre de celle de Jamet de donner pour caution de

l’execution de la sentence provisoire du cinq juin dernier la personne

du sieur René Dubois menuisier et d’avoir en execution du jugement du

vingt deux dudit mois de juin communiqué a Bourdier, le grand du bien

dudit Dubois offert pour caution, apres que Bourdier present n’a voulu

ou avoüer ny contester la solvabilité , est ladite caution donnée pour

recüe , ordonne qu’elle fera sa soumission au greffe, passé de quoy permis

au demandeur de faire mettre a execution  la sentence dudit jour cinqieme

juin vers ledit Jarry quant aux principaux , a jugé par icelle, a cette

fin permis de saisir ledit navire L’Hermione,

le tout sans prejudice a l’appel, depens reservés.

------------------------------------------------------------------

 

Cette caution, une fois enregistrée, permit à L’Hermione de partir de Paimboeuf :

 

 RAPPORT DE MER DE CE VOYAGE

 

 

« Du premier may 1741

Pardevant Mr Roger, present Mr de la Clartiere Merlaud

 

A comparu le sieur Jacques Brisson cy-devant second capitaine

et a present commandant le navire nommé L’Hermione de Nantes

au lieu et place du sieur François Ernaud de la Rochandiere capitaine

en chef dudit bastiment qui est mort au Cap comme il sera dit cy

apres, ledit navire du port d’environ 130 tonneaux armé de dix canons

et equipé de trente sept hommes tout compris par noble homme

Simon Jarry negociant à la Fosse de Nantes y demeurant paroisse de Saint

Nicolas, bourgeois et armateur dudit navire, duquel dit sieur

Brisson le serment pris la main levée devant nous il a promis

et juré de dire verité, ensuite de quoy nous a dit et declaré qu’ils

seroient party du bas de cette riviere le 19e juillet 1739 sous le

commandement dudit feu sieur de la Rochandière chargé de marchandises propres

a faire la traite des noirs le long de la coste de Guinée, qu’ils

seroient arrivés au Cap de Monte coste de Juda le 20e 7bre suivant

ou ils auroient commencés leur traite, qu’ils auroient continués

le long de la coste jusqu'à Petit Popo, ou ils l’auroient finie et auroient

traité le nombre de deux cent soixante captifs de tous sexes et ages

que le cinq novembre de la meme année etant mouillé entre Bassa 

et Sixtre ils auroient perdu une ancre du poids de neuf cens livres

avec son cable ainsy qu’il est plus au long porté par le proces

verbal qui en fut fait le cinq dudit mois de novembre copie

duquel nous apparoist signé Defossé greffier et ladite deposée en ce greffe

en s’y rerefferant, que le vingt sept mars 1740 ils appareillerent

du Petit Popo et le quinze avril

suivant ils recurent un coup de vent de la par du sud et sud-est

qui les auroit forcer de couper le mat d’artimon qui tomba

a la mer avec son greément et ce pour soulager le navire

qui ne pouvoit arriver, suivant le proces verbal qu’ils en firent

le lendemain seize, copie duquel il nous a egalement aparû et

deposé en ce greffe aussy en s’y refferant y etant plus au long porté

qu’en la presente, qu’ils auroient relaché a l’isle de Prince

le sept may meme année pour y prendre des vivres et

en seroient partys le six juin ensuivant, qu’ayant eté

poursuivis par deux batteaux anglois et sur l’incertitude

de la guerre ayant d’ailleurs grand nombre de malades a bord

ils se terminerent d’aller au Cap pour y faire leur vente

de quoy fut fait procez verbal copie duquel il nous apparoit

en date du 21e aoust dit an 1740 signée en l’expedition Defosse

et l’a pareillement déposée  en ce greffe en s’y refferant en tout

y etant plus au long porté qu’en la presente ; et seroient arrivés

au lieu du Cap ledit jour 21 aoust ; y auroient introduit et

vendit le nombre de 234 negres le surplus etant

mort tant pendant la traite que la traversée et vente et a

deposé en ce dit greffe la declaration que fit ledit sieur declarant

au greffe de l’Amirauté du Cap le 22e du meme mois signée

en l’expedition Desfossés greffier en s’y refferant en tout son

contenû ; la vente desdits noirs finie auroit chargé pour

Nantes la quantité de 136 bariques, 51 quart sucre brut,

119 bariques 12 quarts sucres terrés, 3 futailles une

bariques 2 quarts et une demy ancre le tout d’indigo

et autres marchandises permises apres quoy a ledit sieur Ernaud de

la Rochandiere capitaine etant mort le 10e octobre de ladite année

ledit sieur comparant fut obligé de prendre le commandement du

navire ; et que le vingt janvier dernier son canot deffonsa en

mettant un tierçon remply d’eau dedans, et auroit fait voile

dudit lieu du Cap le lendemain vingt et un, que le quatorze mars

suivant la mer devint si affreuse que par un rolly la barre du

gouvernail cassa et fut racommodé aussitost, mais pendant ce

temps il reçut grand nombre de coup de mer qui jetterent le navire

sur le costé et emporterent

les cages a poules et dindes, de manière que le navire se trouva

entre deux eaux ne pouvant arriver ny se redresser par les

coups de mer qu’il recevoit a tout moment, ce qui l’obligea pour alleger

le navire de faire jetter quatre de ses canons a la mer avec leurs affuts ce qu’apres

avoir fait le navire se redressa un peu, mais la tempeste

continuant toujours et la mer fort grosse et qui couvroit d’eau son

bastiment du devant à l’arriere, les fenestre de la grande chambre

furent enfoncées, la bouteille a basbord crevée, le tapecul du

gouvernail enfoncé, les porte hauts bancs cassés, ce qui donna

beaucoup d’eau dans la Sainte Barbe et dans la grande chambre

et le lendemain quinze environ les trois heures du matin

les bressains et ecoutes de mizenes ayant manqué par la

force du vent il fit tous ses efforts pour carguer mais ce

fut inutilement car les cargues fonds et cargues

boulines casserent, et ne put rien sauver, le vent ayant

emporté le tout a la mer, et la barre de son gouvernail ayant manqué

pour la troisieme fois et se trouva dans la necessité de couper une vergue

de hune bois des isles pour en faire une autre  et pendant ce mauvais temps

il eut beaucoup d’autres avaries suivant le proces verbal

qu’il nous apparoist en datté du seize dudit mois de mars, signé de

boy et de son equipage, et l’a aussy deposé en ce greffe en sy refferant ;

que le dix sept dudit

mois les vents etant devenus calmes il fit ouverture des sacs

ou etoient les lettres qu’on luy avoit donné au Cap pour France et

les trouva entierement mouillés et grande parties de leurs envelopes

dechirées, notamment un paquet de lettres adressé à Mr le comte de

Menou et dont l’envelope s’est trouvée dechirée malgré ses soins

suivant le proces verbal qui en fut fait le meme jour qu’il nous

apparoit et la déposé en ce greffe…..sy refferant, que le

dix avril suivant etant par latitude de 47 degrés et de 357

degrés de  longitude il fit rencontre d’un navire de Honfleur qui leur

donna quelques vivres et autres choses dont ils avoient besoin

ainsy qu’il est plus au long porté par le proces verbal qui en

fut fait pour ce sujet qu’il nous apparoist et la deposé en ce greffe

a raison de tout quoy et craignant d’ailleurs d’avoir des marchandises

de son chargement mouillées, avariées et endommagées il fait

toutes les protestations requises et necessaire en pareil cas

suivant l’ordonnance vers et contre tous ceux a qu’il appartiendra

et seroit arrivé a Paimboeuf le jour d’hier a l’adresse dudit sieur

Jarry avec les gens de son equipage a l’exception dudit sieur de la

Rochandiere mort au Cap comme a eté dit cy devant, les hardes et

effets duquel furent vendues sur les lieux et le produit du tout

egalement , que les papiers concernant sa succession furent

remis au sieur Joseph Porier premier lieutenant sur le navire

que ledit sieur de la Rochandiere constitua son executeur testamentaire

auparavant sa mort ; de Pierre Poulin matelot de Saint

Nazaire mort le huit aoust 1739,  François Touillon mousse de

Noirmoutier mort le huit aoust 1740, Julien Mercier matelot de Nantes mort

le 19 du meme mois , Gilles Kermorvan de ….

mort le 3e 7bre suivant ; Pierre Nadreau mousse de Nantes mort

le 16 dudit mois de septembre, et du sieur Charles Mourin mort

le 22e du  meme mois et que le nommé Guillaume Brehault

matelot de Brest deserta a Paimboeuf le 16e juillet de l’an 1739,

des hardes de tous lesquels morts et deserteur  ont eté faits

inventaire et ventes qu’il a deposé en ce greffe, c’est sa declaration

de laquelle lecture luy faite il a dit quelle contient verité,

reservant d’en faire une plus ample apres sa decharge, meme

de faire verifier le tout par gens de son equipage si besoin est

nous a presenté le congé de son altesse serenissime monseigneur l’Amiral luy delivré au

Cap  le neuf janvier 1741 par E Mullon au N° 2647 qu’il a

retenu et a signé, a payé sept livres dix sols

Brisson             Roger               de la Clartiere Merlaud »

 

Source ADLA

 

M. LEGAULT

2/01/2013

 

 

 

 

Repost 0
8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 10:58

LA METAIRIE DE LA BIROCHERE EN 1733

Du 16e  may 1733 un contract d’aquet fait par noble homme Hervé Bonamy demeurant à Ste Marie d’avec Ecuyer René Salomon Liger demeurant à Nantes, Savoir est la metairie de La Birochère consistant en une maison basse avec les toiterie grange au devant, couvert à thuilles rüe au devant, quatre seillons de terre labourable,  jardin au derrière, une aire enfermée de murailles situé au vilage de la Birochere sous la seigneurie de Machecoul entre les deux chateaux, contenant par fonds trois boisellé de terre franche au trentieme roturier plus un petit pré contenant une boisellé de terre aussy franche de terrage en cas de labeur, de plus en ladite osche got contenant deux boisellée au même devoir, davantage au clos morin une boisellée trois seillons  de terre labourable à devoir de quint pour le terrage a la seigneurie de Machecoul et la dime au trente au prieur du Clion, item une piece de terre en trois (parties)  appellé le Coudray contenant sept boisellées de terre labourable a devoir de quint pour le terrage et la dime au trente, au meme canton huit seillons de terre, au canton de la graü de combe neuf boissellées de terre au meme devoir, au desus du prée Porcher  deux boisellées de terre labourable au meme devoir, dans la meme versaine une boissellée de terre appareil devoir, au canton des conges  boisellees quatre seillons de terre labourable, audit canton une boisellée six seillons de terre labourable, au canton de la Noe une demie boisellée de terre labourable, audit une boisellee six seillons de terre labourable a devoir de quint, la dime au trente, audit canton une boisselle au meme devoir, dans ledit canton quatre seillons de terre au meme devoir, audit canton une boisellee de terre en gast, audit huit seillons de terre au meme quatre seillons  et pré Colas contenant trois boisellee de terre, plus le pré de Lormeau  contenant cinq boisellee, au canton de Malmy joignant la fontaine une boisellee six seillons de terre, audit canton quatre seillons apelle le cagossaud de martin, au meme canton cinq boisellee de terre avec quantité d’autres morceaux le tout deborné et mentionné audit contrat pour la somme de deux mil six cent vingt livres, au raport de Me Jan Joys notaire au Moutiers le quinze audit, pour lequel j’ai recu vingt six livres quatre sols.

Source : ADLA

 

Repost 0
3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 21:59

afficheBOURSE2013--1-.jpg

Repost 0
17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 18:50

JOURNEES-PATRIMOINE-2012.JPG

 

CIMG7751.JPG

Repost 0
3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 10:21

CONFERENCE-ROYNARD-2012.jpg

Repost 0