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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 23:20

« Du 3 xbre 1759

Déposition d’un matelot

sauvé du naufrage du Thésée le 20 9bre 1759

Rapport que ce vaisseau avoit

essuyé quatre volées en combattant contre un vaisseau anglois

de 74 canons qui l’avoient peu endommagé et

que le Thésée venant de riposter par les canons

de ses batteries de tribord, il est survenu un

grain si violent que n’ayant pas eu le temps de

rentrer les canons de la batterie sous le vent,

par conséquent de fermer les sabords, la mer

entra avec tant d’abondance dans le vaisseau qu’il

coula bas dans un instant.

Que lui Mathieu Postes charpentier domicilié

de Recouvrance s’est sauvé au grand mât de

perroquet au haut duquel il avoit monté par les

haubans lui huitieme des matelots de

l’équipage , le vaisseau ayant coulé perpendiculairement

et qu’ayant crié il est venu un canot anglois les

sauver qui les a mis à la côte du Croisic

le 22 à midi.

Dit avoir eu connoissance d’un vaisseau françois

qui étoit en avant du Thésée (il ne croit pas qu’il

se soit sauvé personne) aussi coulé bas dans le même

temps/ »

Source : A.N.

« Thésée 29 xbre 1759

Marine

Le Sr. de K/saint capitaine de vaisseau

commandoit le vaisseau le Thésée qui a

coulé bas, il a péri avec tout son équipage

à l’exception de 22 hommes qui se sont sauvés

à la nage : c’étoit un très bon officier qui

servoit avec beaucoup de zèle depuis 38 ans.

Il etoit à la tête des capitaines : Il laisse une

veuve avec sept enfans, quatre garçons

dont un est Enseigne de vaisseau, deux sont

a l’Ecole Militaire et un 3e en bas age et

trois filles : On propose à sa Majesté

d’accorder à la veuve dont la fortune est très

médiocre une pension de deux mil livres

sur le Trésor royal

Bon

29 xbre 1759 »

Source : A.N.

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 23:16

En ces journées du Patrimoine, nous vous communiquons ci-après l'acte de fermage de l'ancien château, des terres et juridiction de Versailles. Veuillez nous excuser pour les quelques lacunes de transcription mais qui ne dénaturent pas l'esprit de cet acte authentique. Dans les années qui suivront ce lieu sera cédé à Louis XIII qui aimait chasser sur ces terres et plus tard Louis XIV en fera la prestigieuse demeure tant admirée de nos jours par le monde entier.

28 juin 1602

Fut présent en sa personne haulte et puissante dame dame Claude

Catherine de Clermont, duchesse de Raiz veuve de feu hault et

puissant seigneur messire Albert de Gondy en son vivant duc de

Raiz, pair, general des galleres et premier mareschal de

France, tant en son nom que comme tutrice naturelle des

enfans myneurs d’ans dudit deffunct seigneur duc de Raiz et

delle, laquelle a volontairement recogneu avoir baillé et delaissé

a titre de ferme et pris d’argent du jour et feste Saint Jean Baptiste

dument passé an present mil six cens deux jusques a neuf ans et

neuf despouillets prochains apres ensuyvans finis et accomplis

et promet garentir et faire jouir ledit temps durant a Jehan Prieur

l’aisné et Jehan Prieur le jeune, laboureurs, demeurans a

Chambourcy, a ce present preneurs et rettenans audit tiltre de

ferme pour eulx ledit tems de neufs ans durant, la terre

et seigneurie de Versailles avec la grange L’Essart et

tous le revenu d’ycelle terre et grange consistans

en hostel et chasteau seigneurial, terres labourables, cens

rentes, prez, bois taillis et generallement tout ce qui en depend

fors et a la reservation des granges, moulin a vent, pres et couppe des

faulx, que sera cy apres declarés avec le droict de chasse ainsy.

et de plus ample declaration sertication mesme quantité tenant

et aultre desdites choses baillées. Lesdits preneurs se sont tenus pour contens

disans bien scavoir et cognoistre en quoy le tout se consiste pour l’avoir

veu et visité ainsy quils ont dict, et pour joyr et cestadire

bail et prise fetz aux charges et reservation qui ensuyvent,

cest a scavoir dudit moulin a vent, dix sept arpens de prez en trois

pieces et la couppe des faulx avec ledit droict de chasse que

ladite dame sest reservé et reserve pour en disposé par elle

ainsy quil luy plaira pendant ledit temps excepté ladite couppe

desdits faulx quelle reserve seulement pour la derniere couppe attendu

quils sont de present en couppe, lesquelz partans ils seront tenuz

dellaissé aussy en couppe en fin dudit present bail, comme aussi elle

sest reservé la grange dudit hostel seigneurial pour loger et

pour mettre les foings qui proviendront desdits prez ou aultrement en

faire ainsy que bon luy semblera. Seront lesdits preneurs tenuz labourér,

cultiver et ensemencer et fumer lesdites terres et sols en saisons

deues et convenable sans le dessoler ne dessasonner convenablement

Les fevres qui en proviendront en………et les…pre et.

foing et tenir lest aultres préz netz et en bonne nature de faulche

faire la coupe desdits bois de faulx en saison qui est de trois ans

en trois ans et en fin dudit temps le tout dellaisser en bon et suffisant

estat et labour mesme lesdites terres ensemencées fumées et

labourées et lesdits prez en pareil estat quelles sont a present

------------------------

A ceste fin seront visités partout a present quen la fin dudit present bail

par personne dont lesdites parties conviendront semplir aulx despens

desdits preneurs. Le colombier à pied estant dans la cour dudit

chasteau de tel nombre de pigeons qui conviendra faire ce faict

lentretenir bien et deument durant ledit temps et oultre a la charge

de fournir par chacune des six dernieres années la quantité de

six douzennes de pigeons en la saison des pigeonneaux et idem

au regard des trois premieres années nen livreront aulcuns en

consideration de ce quil ny en a poinct a present et quils seront tenus

en laisser peuplé ainsi qu’il apartient sans recompense. Pourront

emonder les hayes et aulnes sans toucher aux gros pieds pour le

coupper. Relleveront et entretiendont bien deument aussy a leurs

despens lesdites hayes, ensemble les fossés qui sont esdits prez et terres

et lors de la couppe desdits bois y laisseront les vieils et anciens.

balliveaux avec tel nombre de jeunes quil est porté par

lordonnance et si fourniront a ladite dame par chacun desdits neuf

ans deux journees de voitures de leurs chevaulx et harnois

aussy sans en en rien payer, a laquelle ils promettent pareillement

bailler et livrer par chacun an au jour et feste Saint Martin dhyver.

la quantité de douze chappons gras et oultre moyennant la

somme de trois cens trente trois escuz un tiers de ferme par chacun an fors

pour la premiere année pour laquelle ilz payeront seulement trois cens escuz

scavoir est cens cinquante escuz au jour et feste de pasque prochain

oultre cens cinquante escuz au jour et feste Saint Jehan Baptiste ensuyvant

que lon comptera mil six cent trois et pour le regard des aultres années

suivante a raison de iiic xxxiii livres tournois payable au terme de noël et

saint jean dont le premier payement montant cens soixante six escuz

deux tiers au jour et feste de noel ensuyvant et ainsy continuer

et neantmoins acorde que sy lesdits preneurs prennent et retiennent

les trois estangs deppendant de ladite terre qui sont de present affermés

a Philibert Symon apres que le bail dudit Symon sera expiré, ilz payeront

daugmentation pour la joyssance desdits estangs soixante six escuz deux

tiers auxdits termes et oultre lesdits iiic xxxiii livres tournois de ferme susdit

sans que lesdits preneurs puissent bailler, cedder ne deporter leur

droict dudit present bail et preste a aultre personne sans le consentement

exprès de ladite dame bailleresse laquelle les tiendra clos et

couvets esdits lieux baillés selon la coutume d’iceux et pour leur

comodité y sera par elle fait bastir et hediffier une maison

manable dedans la bassecour du bastiment de la ferme denbas

dedant un an prochain pour ce fet entretenir avec les autres lieux susdit

par lesdits preneurs des menus reparations et a esté accordé que iceulx

preneurs feront tenir et exercer la justice sur lesdits lieux payeront

les officiers et en fin dudit temps baillerons par nouvelle declaration

tenir et lesdites terres, prez et bois avec un papier …. le

tout sans diminution de ladite ferme et bailleront à leur despens autheurs

du present bail en bonne forme le tout a ladite dame ou au porteur et

lequel present bail iceux preneurs seront tenu faire rattiffier par

Margueritte Richard femme dudit Prieur laisné et Martine Apvril

femme dudit Prieur le jeune se sont solidairement obligés avec eulx

l'un pour l'autre, lun deux seul pour le tout sans division ni

discusion renoncant aux benefice et execution d'iceux mesme aux

droictz de velleyan et authentique si qua mulier qui leur seront

donner a entendre en faisant et passant esdites ratiffication et

obligation et en fournir veritable a ladite dame de dans un mois

prochain et pour ce faire les ont des a present auctorisé et auctorizent

car ainsy est prouvé costaté chacun de droit pour ladite dame esdit

nom et lesdits preneurs l un pour l autre chacun d'eulx seul et pour le tout

renoncant ausdit benefice comme dessus. Fait et passé doner en l'hostel

de Ray seiz a Paris vis a vis le château du Louvre l'an mil six cen

deux le vingthuitiesme jour de juin apres midy et ont lesdits preneurs

declaré ne scavoir escrire ne signer.

veu et leu Caterine de Clermont

Dunesme Contesse

(notaires)

Source : Archives nationales

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 12:12

- 1718 La chaussée des moulins est prolongées jusqu'à l'autre rive. La rivière de Haute-Perche ne remplie son rôle de chasse. L'envasement du port et les dépôts de sables sont inéluctables. Dans les années qui suivirent les navires ne peuvent plus s'y ancrer. Le commerce est altéré, s'ensuit le déclin du port.

- 1760 Le vicaire de Saint Hilaire de Chaléons, l'abbé Gabriel Galipaud souhaite le curage du port de Pornic et le creusement d'un canal de Pornic à Nantes. Sa situation est plus favorable que le port de Paimboeuf pour le développement du Pays de Retz et pour l'accès depuis ce dernier à la ville de Nantes..

- 1785 Le marquis de Brie-Serrent, devenu baron de Retz en 1778, reprend ce projet initié par le curé Galipaud, en voulant de plus en faire un port de guerre. Il devance ce curé pour le présenter au roi. Ce projet échouera malgré ses appuis à la Cour.

- 1785 Le curé Galipaud a tardé à présenter son projet du fait de la Guerre d'Indépendance américaine qui s'acheva en 1783. Son beau-frère le sieur J. Tessier, armateur et négociant nantais, le présente sans succès. Gabriel Galipaud sera néanmoins reconnu comme inventeur du projet.

- 1790 En cette période révolutionnaire, la ville de Pornic, trop étroite dans ses quelques hectares, désire d'agrandir en annexant la commune de Sainte Marie. Elle sera déboutée de sa demande.

- 1832 Le conseil municipal demande une nouvelle circonscription de la ville. Demande justifiée pour la création d'un nouveau cimetière, pour l'amélioration du port, pour des raisons de police liées aux bains de mer et pour l'approvisionnement en eau grâce aux fontaines jouxtant la ville.

- 1836 Le contre-amiral Théodore Le Ray de la Rochandière, élu député de l'arrondissement de Paimboeuf le 6 février 1836, appuiera ce projet de port et de canal et la commune obtiendra l'agrandissement de Pornic suivant l'Ordonnance royale du 14 septembre 1836.

Le coteau de Gourmalon est annexé au détriment du Clion.

La rive droite, depuis le ruisseau du Cracaud coulant dans le jardin de Retz jusqu'à la plage de la Noëveillard y comprise, sera de même annexée au détriment de Sainte Marie.

Résultat de cette opération : le havre de Pornic est la seule propriété de la ville. Plus besoin des communes voisines pour la réalisations des voeux de 1832.

- 1837 Un premier plan du port est dressé.

Il prévoit un réalignement des quais anciens et la création d'un bassin à flot.

- 1845-1853 Suivant un nouveau plan, les travaux des quais sont réalisés avec la création du môle.

Le port peut redevenir actif et toute l'activité de l'arrondissement en bénéficiera.

Le contre-amiral présentera une nouvelle fois le projet du canal de Pornic à Nantes, sans succès, la ville de Nantes le refusant.

La prospérité de Pornic est ainsi assurée par son port et le développement des bains de mers.

-1855 Projet d'une écluse entre le port et le canal.

Vers 1856-1857 Réalisation de l'écluse.

La rive gauche sera réservée au carénage des navires pour éviter de communiquer un incendie à la ville et un quai dit de la corderie y sera aménagé. Ce dernier sera prolongé par le quai de Gourmalon vers 1875.

Sources: A.N. - ADLA - Dictionnaire d'Ogée.

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 11:05
PREFAILLES : "VOYAGE DE DECOUVERTES AUX TERRES AUSTRALES 1800-1804"
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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 16:26
PREFAILLES : "HISTOIRE DE L'OCEAN ARCTIQUE"
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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 11:32
LA PLAINE S/MER : LE CHEVALIER DE RUAYS, Capitaine et armateur plainais
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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 09:49
PORNIC : BOURSE ANTIQUITES MILITAIRES 2015
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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 11:57
PREFAILLES : EXPOSITION SEMAPHORE
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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 10:29
Conf. VINCENT 2015

Conf. VINCENT 2015

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 22:44

Cours de la vie maritime du contre-amiral Le Ray

écrite par lui-même.

_______

« Je suis né à Brest le 13 novembre 1795, j’ai 52 ans

(décédé à Paris le 23 avril 1849) Je suis contre amiral depuis

le 10 décembre 1841, j’avais alors 46 ans, âge auquel on est

rarement parvenu au grade de capitaine de vaisseau dans la marine.

J’ai commencé à servir l’état en qualité de mousse

en 1804 sur la prame la Ville de Mayence, faisant partie de la

flottille de Boulogne, un an après j’entrais au collège de

Rennes pour faire mes études, et j’en sortis aspirant de marine

de 2e classe le 28 janvier 1812 à la suite d’un examen publique,

embarqué en cette qualité sur la frégate Le Rubis (armé à

Paimboeuf) le 14 novembre 1812, je fis naufrage aux Iles

de Los, le 9 février 1813 étant en croisière contre les anglais.

à la suite d’un second examen publique, j’ai été nommé

aspirant de marine de 1ère classe le 19 janvier 1814 et enseigne

commandant pendant plusieurs mois la gabarre L’insaciable

(navire de guère) pendant une épidémie de fièvre jaune

qui avait décimé l’Etât major et l’équipage de ce navire.

Nommé Lieutenant de vaisseau au choix le 25 août

1823, j’embarquais comme chef d’étât major de l’Escadre

du levant sur la frégate la Serene le 3 février 1825.

J’ai été décoré de la Légion d’honneur le 1er aout 1827

pour le sang froid et le devouement que j’ai montré lors de la

rédition de la citadelle d’Athènes où se trouvais enfermés

2700 grecs, soldats, veillards, femmes enfants, qui sans l’intervention

de l’amiral Mr de Regny, auraient été égorgés par les turcs.

(il reçut du gouvernement grec, la croix de l’ordre des Sauveurs de

la grèce)

J’assistais à la Bataille de Navarin en qualité de chef

d’état major de l’escadre française ; le grade de capitaine de

frégate, fut la récompense de ma conduite dans cette action

memorable, dont le resultat fut d’arracher la grèce à l’esclavage

qui pesait sur elle depuis tant de siecles et lui faire prendre

Rang parmis les nations libres de l’Europe.

Commandant le Brick le Grenadier de 20 canons, le 27

mai 1829, faisant partie de la Station du Levant, j’ai été chargé

de plusieurs missions importantes dans ces mers pendant les

années 1829, 1830 et 1831.

Nommé en 1832 au commandement de la frégate

l’Ariane, j’ai fait la campagne des mers du nord pendant

le siège d’Anvers.

Après la prise de cette place par l’armée française, j’ai

été envoyé dans la méditerranée en septembre 1833, je faisais

alors partie de la division navale chargée de s’emparer

de la place de Bougie sur les côtes de l’Algérie.

Je fus nommé officier de la Légion d’honneur pour

récompense de ma conduite dans un débarquement effectué

à la tête de mon équipage, pour assister les troupes françaises

attaquées par les Arabes qui voulaient reprendre la ville

de Bougie, dont nous nous étions rendus maître peu

de jours auparavant.

Rentré en France en 1834, je fus nommé capitaine

de vaisseau le 17 mai suivant en récompense de mes services.

Le 4 mai 1838, je fus nommé au commandement

de la frégate la Médée et d’une division sur la côte

occidentale d’Espagne.

En septembre de la même année, je fis partie d’une

division navale, commandé par le contre amiral Baudin

et destinée à agir contre le Mexique.

Arrivé sur la Rade de Sacrificios à la fin d’octobre,

je fus envoyé à mexico, avec plein pouvoir de l’amiral

Baudin , pour éxposer au gouvernement mexicain les griefs

du gouvernement français et en demander satisfaction.

Le 5 novembre 1838 je debarquais à la tête de mon

équipage et je prenais part à la prise d’assaut de la ville

de Veracruz en montant l’un des premiers sur les murailles.

J’ai été récompensé de la part que j’ai prise dans ce

combat glorieux, par la croix de commandeur de la Légion d’honneur.

De retour en France, avec la Médée en mai en 1839 et chargé

de porter au gouvernement français, le traité conclu

avec le Mexique par l’amiral Baudin, je fus nommé au

commandement du Neptune de 86 canons.

Parti de Brest pour Toulon en novembre 1839, je

contribuais au transport des troupes de France en Algérie,

destinées à s’opposer aux nouvelles levée d’Alb el Kader

puis je rejoignis l’escadre de l’amiral Lalande dans les

mers du Levant au printems 1840.

L’escadre rentra à Toulon en novembre et je continuais

a en faire parti jusqu’en 1841 époque à laquelle je suis

envoyé devant Tunis, ayant sous mon commandement

une division navale, composée de deux vaisseaux

Le Montebello de 120 canons, le Neptune de 86 et la frégate Alemène

de 52 canons, le but de ma mission était de m’opposer

même par la force, à une expédition envoyée, disait-on

par la porte ottomane contre Tunis.

Je fus rallié après, successivement, par les vaisseaux

l’Hercule 110 canons, le Diadème de 86 et le Trident de

82.

La présence de cette force navale, importante fit

renoncer la porte 0ttomane à ses desseins contre la régence

de Tunis, et je rentrais à Toulon à la fin d’octobre avec

la division sous mes ordres.

Le 10 décembre suivant je fus élévé au grade de contre

amiral, récompense de toute ma carrière militaire et plus

particulièrement récompense des services que j’avais rendu

dans l’exercice de mon dernier commandement.

J’entrais au conseil d’amirauté le 24 mars 1842.

au mois d’août 1843, je fus nommé au commandement

de la Station du Levant, pays où j’avais séjourné les

dix années de lutte qui avaient amené la Génération de

la grèce

.

La lettre de commandement portait ; qu’il m’était

surtout confié, à cause de mon expérience dans les affaires

de ce pays.

Au mois de novembre de la même année, il me fut notifié

par Mr le Ministre de la marine de Makau ; que sur la

proposition, il avait été décidé en conseil des ministres,

qu’à l’avenir les agents diplomatiques auraient autorité,

en ce qui concerne la politique sur les commandants des

Stations navales à l’étranger, qu’en conséquence, j’étais

placé sous l’autorité de l’ambassadeur a Constantinople

et sous celle du ministre de France en grèce.

Je fis observer respectueusement à Mr. le ministre de

la marine, qu’une telle atteinte à la liberté d’action et de

commandement d’un amiral était dangereuse pour

l’intérêt du pays et facheuse pour la discipline.j’ajoutais

que dans ce cas ou une pareille décision serait maintenue

je le pryais de me choisir un successeur.

Deux mois après je fus rappelé en France, ou j’étais

alors Député ; je m’apperçus que l’exercice d’un commandement

était incompatible avec les fonctions de Législateur quoiqu’à

regret je restais sur les bancs de la chambre et je fus

remplacé dans mon commandement.

J’entrais au conseil d’amirauté à la place restée

vacante par la mort de mon ami l’amiral Lalande

J'y ai continué mes services jusqu'ici et si l'on veut

consulter les règistres du conseil, on y vaira que comme

rapporteur, je n'ai pas été celui de tous les membres qui ait

eu le moindre d'affaire à traiter.

Depuis mon entrée dans la marine comme mousse

à l'âge de neuf ans jusqu'au grade de contre amiral

ou je suis parvenu à quarante six ans, voilà quels

ont été mes services et j'espère, si dieu le permet en rendre

d'autres encore à mon pays !

_________________

Ainsi finie la vie d'un Brave et fidèle serviteur,

un des officiers les plus distingué de notre marine et qui

portait sur la poitrine les décorations ; de commandeur

de la Légion d'honneur, celle de chevalier de Saint louis, de

commandant de l'ordre de Ste Anne de Russie et de chevalier

des Sauveurs de la grèce.

Le document ci-dessus qu'il m'a laissé écrit de sa main

quelques temps avant sa mort ne rapporte pas bien ses

faits d'arme, qui honorent sa mémoire et dont ont été

témoins, tant de braves marins qui l'ont suivi dans

sa carrière et qui ne les ont point oubliés.

Théodore Le Ray était fils du contre amiral Julien Le

Ray et de demoiselle Le Ray Guichard, tous deux natifs

de Pornic arrondissement de Paimboeuf Loire inférieure

Né à Brest en 1795 où son père avait un commandement.

Dès son enfance il manifesta le goût le plus décidé pour

la navigation. La principale habitation de ses parents

étaient à leur maison de campagne nommée Chanteloup entre

Pornic et Saint Père en Retz.

C'est à Pornic ou de bonne heure il pris les premières

leçons de navigation et ses camarades l'appelaient déjà

le petit amiral.

C'est là aussi que dans un âge plus avancé il venait

se reposer au sein de sa famille et de ses nombreux amis,

dont il avait prêter la main, malgré la différence de grade.

Aussi un jour arriva ou un décret impérial en date du

3 Xbre1853 autorisa l'érection de la statue de l'amiral Le Ray

sur le môle du port de Pornic où à la suite d'une souscription

volontaire elle fut posée le 12 août 1855 à la satisfaction

des habitants de Pornic et de ses nombreux amis.

Son vieux camarade

N. Hoiry

Capne. de Port à Pornic

Transcris par M. LEGAULT

Source SAD Brest

NB - Le texte ci-dessus date 1847 C'est par suite d'un commandement à Brest de son père Julien Lucas Leray, lequel finira contre-amiral, qu'il naquit dans cette ville. Ses deux soeurs ainées naîtront à Pornic, pour l'une d'elle il est précisé "aux sables", quartier bas de cette ville à proximité du port. Il fut député de l'arrondissement de Pornic, du 6 février 1836 au 3 octobre 1837, 20 mars 1841 au 12 juin 1842 et 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846.

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