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2 août 2006 3 02 /08 /août /2006 18:59

SEIGNEURIE DE THARON

Liste des possesseurs connus :

- 12 mars 1323, Guillaume de la Muce.

- 9 janvier 1409, Jamet de la Musse

- 1465, Thomas de Theillac

- Antérieurement à 1471, cette terre et seigneurie de Tharon appartenait à Guillaume de La Lohérie et à Guillemette Meliard, vinrent ensuite suivant les aveux et minus les propriétaires suivants :

- 20 juillet 1471, Alain de La Lohérie leur fils,

- 21 avril 1482 Rolland de la Noë, écuyer

- 5 janvier 1486, Guillaume de la Noë, fils de Rolland

- 18 septembre 1499, Alain de la Lohérie, après le décès de sa mère

- (sans  date) dame Anne de la Lohérie fille d'Alain

-24 novembre 1551, Me P. de la Lohérie,  héritier d'Anne de la Lohérie

-11 mai 1555, Me. Charles de Ploüer, fils de P et de Dlle. Michelle de la Bare, en 1577 il en était encore propriétaire.

- 5 août 1584, Pierre de Ploüer, frère et donataire de Charles.

- 17 novembre 1600, Vente par Charles de Ploüer à écuyer Maurice Boileve ? et Marie Lelou sa femme.

- 5 juin 1642, Dame Jeanne Guichard, dame de la Moricère Veuve de Jean Gabard.

- 12 février 1675, François Gabard et Louise Pineau sa femme.

- à complèter pour la fin XVIIe  et le XVIIIe.

                             "La maison seigneuriale de Tharon en 1824"

Nous donnons ci-après le texte de l'aveu du 5 juin 1642 (les astériques renvoient aux notes de fin de cet aveu):

 "Aveu de Dame Bonne Guichard dame de la Moricière, veuve de Jean Gabard, chevalier, seigneur de la Moricière.

                              Pornic Tharon Nobillier Rachapt

Sachent tous qu'en la Cour
Royalle de Nantes par devant les soubzsignéz
notaires d'icelle, tabellions et gardes nottes
hereditaires du nombre des quarante six establis
endroict a esté presente en personne dame Bonne
Guischard, dame de la Moriciere, Tharon, veufve de
Messire Jean Gabard, vivant chevalier, seigneur
de la Moricière, des Jammonnières, de Thehillac,
demeurant en cette ville de Nantes parroisse
de Nostre Dame , laquelle a esté cognoissante
et confessante et par ces presentes Confesse et
advoue tenir prochement à debvoir de foy, hommaige
et rapchat quand le cas y advient de tres haut
et puissant seigneur messire Henry de Gondy
duc de Retz et de beaupreau, pair de France, marquis
de Bel-isle, conte de Chemillé, baron des Baronnies,
de Mortaing, Thifauges, la Hardouinays et Beaumanière
le Chastel, de la chastellenie de Suze et de la
Jurisdiction du duché de Retz a Pornit etc. et
de luy tenir prochement en sadicte jurisdiction
de Pornit les herittages, rantes et revenuz
cy appres declarez. C'est a scavoir Le
lieu et Maison noble,Terres et
seigneurye de Tharon, fieff et jurisdiction
justice haulte, moyenne et basse, hommaige et
autres droicts et debvoirs seigneuriaux, coustume
de la foire de Sainct Michel et Sainct Gilles a Pornit,
droit de havaige* sur le poisson sec et fruictaiges
vendus en sa dicte foire de Pornit qui se leve par
ses officiers et sergentz de ladicte seigneurie de
Tharon, fuie* et pigeonnier* , garennes deffensables* ,
droictz de lodz et vantes, bris de mer, espaves et
galloitz, desherances de lignes, sucessions de
bastardz, droict de quintaine et de sergentise
en son tour et rang, taux et amandes, rachapts
et soubz rachapts, rantes par deniers, poulles et
chapons, rolles rentiers, mestairyes, presentations
de chapelle, droict de banc en l'eglize de Sainct Michel
du chevecheff et autres droicts et preminances d'eglize,
droictz de dismes, rantes par grains, prés, pastures,
bois, landes, frostz, gastz et comuns, droict de
chasses et toutes autres appartenances et dependances
dudict lieu ainsy qu'il se poursuit et contient
et que ladicte dame de Tharon et autres precedants
seigneurs ont droict et (moyent) coustumes d'en
jouir et mesme les acquestz que auroit faict
le deffunct et dernier seigneur de Tharon
tant en ladicte paroisse de Sainct Michel de
Chevecheff que ailleurs audict duché de Retz
sans aucune chose preserver et retenir selon
et ainsi que l'état est plus amplement
declaré et specifié cy appres, Scavoir ung
grand corps de logis couvert d'ardoize composé
d'une salle basse avecq sa cuisine et la
boullangerye, caves et cellier, chambre et antichambre,
office et greniers au dessus, ung pavillon en
l'un des coings de murailles, ensemble
l'escurye avecq grenier au dessus et la
grange joignant au bout d'icelle, le tout
faict a murailles et couvert d'ardoizes
et outre ung appentif dans lequel est le
pressouer avec sa met* et autres ustancilles
et une chambre pour mettre les tonneaux,
aussy couverte d'ardoize, plus ung
un autre appentiff pres ladicte grange , la
cherpante duquel est tomber et servoit
d'estable, le pigeonnier estant au devant
du portal de ladicte cour, laquelle
cherpante duquel est tomber en partye,
le tout contenant en fondz, ruaiges et
issuees deux bouexellées* de terre ou environ.
Item ung petit jardin enclos de murailles
avec ses arbres et profiements, contenant par
fondz une bouexelëe ou environ Item ung
autre grand jardin qui est par le derriere dudict
logis partyes fermés de murailles avecq ses
arbres et fruictiere contenant deux bouexelëes
de terre ou environ, Item ung quanton de vigne
partie en façon partie en gast* et autre partye
en terre labourable appellé le petit fieff, contenant
le tout ensemble quarente deux bouexelëes*
ou environ Item un autre quanton de vieilles
vignes joignant la piece cy devant le chemin
entre deux lesquelles vignes sont a presant
en gast et y a laboeur et terres labourables,
frostz* et pasturaux, hays entre deux
le tout enfermer de hays et fosséz, contenant
cent bouexelëes de terre ou environ, Item
La garenne dudict lieu joignant
ladicte piecze cy devant contenant trois centz
Bouexellëes de terre ou environ, laquelle
se continue par plusieurs endroicts et vallons
en chesnes puble* , testard, boullau et autres
sortes de boys et buissons autour de laquelle
y a des noües et vallons qui servent pour
le penaige* et nouritures des bestiaux dudict
lieu,
Item Trois prez sittué pres le pont de
Gasfineau deppendant de ladicte seigneurye de
Tharon, contenant cinq bouexellées encernees
de hays et fosséz plantez de saulzes, les
logis de la mestairye dudict lieu ou se tiennent
les mestayers, couvert de thuilles, de
longueur de cinquante piedz* ou environ soubz
lequel logis y a une antienne cave
faicte a voute et y a une grange et le four
a cuire pain, couverte de brande et bourage
et au bout dudict logis y a ung appentiff
couvert de thuille, servant a loger les beufz
de ladicte mestairye ; et outre y a ung vieil
portal sur le devant et un autre appentiff
avecq un coustau servant jardin, le tout
contenant ensemble par fondz avec les
rues, issues et emplacemant deux bouexellëes
de terre ou environ, Item L'aire a battre les bledz
une bouexellée ou environ, Item ung pré joignant
ladicte mestairye et au dessoubz l'antienne
fuye, contenant huict bouexellées de terre ou
environ, Item Un autre pré joignant d?ung
bout au pré cy devant, chaussée entre deux,
contenant quatre bouexellëes de terre ou environ
Item ung quanton de terre labourable appelé la
piecze de la fuye, joignant ledict pré et
mestairye, contenant quarente bouexellëes
de terre ou environ avec les chesnes de
haulte futaye et testart et testaus, Item
ung autre quanton de terre joignant celluy
cy devant déclaré, une liziere de chesnes
entre deux appellé le quarteron du moulin,

dans lequel quanton le moulin a vent de la dicte
seigneurie est sittué, fermëe de hays
et fossés garnis de chesnes et testardz
Contenant deux cens bouexellëes* de terre
ou environ, Item une piece appellée la piecze
Neufve encloze de hays joignant et pres
ledict moullin contenant huict bouexellëes
de terre ou environ, Item une autre piecze appeler
la Richarde sitt uer au joignant de ladicte piecze
Neuve cernoyés de hays et fosséz au bout
de laquelle y a une chesnaye de chesnes
testardz et contient neuf bouexellëes de
terre, touttes lesquelles terres cy devant
sont nobles et en ung tenant nettes et
quittes de touttes rantes, contenantes
ensemble sept cens saize bouexellëes
de terres bournér d'ung costé les
terres de la Morinniere et d?autre costé la
rive de la mer, d'ung bout le ruisseau et
estier qui descend du pont de l?Isle a la
mer et d'autre bout autre ruisseau et
estier qui descend du pont de Tharon a la
rive de la mer. Rantes deues a ladicte
Seigneurie de Tharon dont le recepveur
est comptable et sont contennues au roolle
rentier d'icelles. Premier Y a par argent
vingt quatre livres tant de soubz, douze
chapons et quarante bouexeaux de fromant
et quatre de seigle a la mesure de pornit avecq
le nombre de sept vingt dix neuf bouexeaux
d'avoine de rante dicte mesure , aussy deüs
chacun an a ladicte seigneurye dismes deües
a ladicte seigneurye a la treiziesme gerbe,
premier en un fieff appellé le fieff
de la Garnerays les deux tierces partyes
des fruicts croissans par labeur, Item
en un fieff appellé le fieff Symon de
Boys Mourault, les deux tierces partyes
des fruictz y croissans par laboeur,
Item un autre fieff appellé le fieff
Mareil sittué pres le village de la
Princettiere auquel fieff le seigneur
de Tharon prend les deux partz
des dismes au treiziesme comme
devant, Item le fieff de la Pouppelinyere
dans lequel ledict seigneur prans la
moictyé desdictes dismes, Item Le fieff
des haults et bas Retailz auquel ledict seigneur
prend la moictié desdictes dismes, Item ledict
moullin a vent turquoys cy devant mentionné
sittué audict quanton , tournant et virant
garny de touttes ses utzancilles requises
avec son distroict sur les hommes et
subjectz de ladicte seigneurie de Tharon,
Declare Ladicte dame de Tharon que les
teneurs des quarterons de gastineau
et de la Romeniere luy doivent a cause
de sadicte jurisdiction de Tharon, chacun an
ung cheval de service que lesdictz teneurs
doivent nourrir et ledict seigneur et
ses officiers, icelluy cheval appellé
Mazureau, et aussy declare ladicte
dame de Tharon avoir droict et debvoir
d'ecluze a prandre poisson qui est a presant
gastër et ruisneuse au rivage de la mer
allendroict de la garenne et domaine dudict
vieu Tharon, Item declare ladicte dame
avoir droit et seigneuvoir de Court et de
jurisdiction, haulte, moyenne et basse,
creation de senechal, procureur fiscal, greffier,
sergent, recepveur et forrestier en ladicte
jurisdiction de Tharon, a raison de laquelle
ladicte dame a droict de desherances, espaves,
gallois, successions de bastardz, bois de
nauffraiges de mer des choses quy par
eau inopinement pouroient arriver es endroicts
des fiefz de sondict domaine et fieff de
Tharon, inventaires, tutelles, curatelles, emancipations,
decretz de mariages sur les mineurs, droictz
de sceaux, tenues de plaidz generaulx
et assise, tenues chacun en dellivances
et cognoissances des differans et proces
tant civilz que criminelz sur lesdicts subjects
et estagers, preminances, exemptions de
fouages et autres droictz roturiers pour ses
recepveurs et sergents chacun an en sadicte
terre et seigneurye de Tharon, droict et
preminences de bancz en d'eglize de Sainct
Michel, de le placer au coeur de ladicte eglize,
droict de chasses a liepvres et perdrix et
autres oyseaux, tant de chiens que faucons,
tiraye a larquebuze sur sondict fief,
domaine et jurisdiction de Tharon
et touttes
autres fermes, droictz deubs et appartenances
a seigneur au (sic) justicier, et recognoist ladicte
dame de Tharon que mondit seigneur le duc
a tout ferme droict de jurisdiction en sadicte
seigneurye de pornit, baillé le presant adveu
pour vray et absollu, protestant neanmoinltz
en cas d'obmission et augmenter et autremant
en recinner le tout ainsy et comme il
luy viendra a cognoissance que faire le
doibve et pour ce que icelle dame de Tharon
l'a ainsy declaré, voullu , promis et juré,
tenir sur l'hipotecque de tous ses biens
sans y contrevenir a ce faire elle y a esté
de son consantement et requeste, jugér
et comdempnée par lesicts nottaires leur jugement et
condempnation de ladicte Cour de Nantes,
a laquelle elle c'est submise et prorogée
de jurisdiction, ce fut faict et passé audit
Nantes, en la demeurance de ladicte dame
le cinquiesme jour de juing l'an mil six cens
quarente et deux avant midy et signé,
Interligne, par lesdicts nottaires, approuvé

Bonne Guischard
Bonnet Garnier
Nore. royal Nore. royal "

Notes:

- Havaige ou avage : Droit que les exécuteurs de la haute-justice lèvent en argent ou en nature en quelques lieux et certains jours de marché.

- Fuie : espèce de petit colombier à pied ou autres, où l'on nourrit un certain nombre de pigeons domestiques.

- Pigeonnier ou colombier : plus important que la fuie, bâtiment de forme ronde ou carré, où l'on retire et nourrit les pigeons. L'intérieur est composé de boulins ou de trous dont le nombre varie en fonction de l'étendue des terres du seigneur. Une échelle pivotante permets d'accéder aux nids.

- Garenne defensable : lieu à la campagne où il y a des lapins dont la chasse est réservée exclusivement au seigneur (prohibitif)

- Met : table du pressoir.

- La boisselée équivaut à 1458 m. environ.

- Gast : terre en friche.

- 42 boisselées : environ 6 hectares.

- Frotz : terre inculte.

- Puble : ordinaire.

- Penaige : pain de pourceau ou cyclamen, plante ainsi nommée parce que sa racine est arrondie en forme de boule de pain et que les pourceaux en sont friands, pousse dans les sous-bois.

- 200 boisselées : soit un total d'environ 104 hectares de terre noble.

L'acte de partage de 1697 de biens dépendants de la communauté de feu François Gabard, seigneur de Theillac, survenu le 3 avril 1691 et de dame Louis Pineau son épouse, nous permet de mieux en connaitre le détail. Nous en donnons ci-après de larges extraits. Ce qui correspond au "Vieux Tharon" actuel et à ses environs.

"29 septembre 1697

(Extrait de la Succession de Messire François Gabard, seigneur de Thillacq et de son épouse Louise Pineau. (Voir les notes en fin.)

(Le fief de la maison de Tharon à haute, moyenne et basse justice et droit de ban et de prééminence en l'église de St.-Michel-Chef-Chef)

Le principal Manoir de ladite maison noble de
Tharon, en ladite paroisse de Saint Michel Cheff Cheff,
composée d'une salle basse, cuisine, celliers, deux offices, trois
chambres hautes et deux cabinets et leurs greniers au-
dessus, dans lesquels on monte par deux degrés, l?un fait
de pierre à transport et l'autre de bois. Ladite maison
bâtie sur murs et couverte d'ardoises un petit logement joignant le pignon vers orient, consistant en une chambre et cellier,
à côté deux chambres au-dessus couvertes à tuiles, de l?autre
côté de ladite cour vers midi, un petit pavillon en forme de
pigeonnier consistant en un parembas, chambre haute et grenier
au-dessus couverte d'ardoise, et une longère de logement
composée d'une boulangerie avec son four, deux greniers
au-dessus, le portail d'entrée de ladite maison, une
grange et grenier au-dessus couverte à tuile, un petit
toit à cochons y joignant, et vers l'occident de ladite
cour, une autre longère de logement en laquelle il y
a deux pressoirs à faire vin, une toitterie et
fannerie au-dessus couvertes d'ardoise, à côté
desquels est un cellier bâti en apentif et couvert
à tuile et joignant icelui cellier est une petite
porte d'entrée et une écurie garnie de ses
râteaux et mangeoires, au dessus de laquelle
est un grenier dans lequel on monte
par un degré de pierre couvert de tuile et une
petite tourette au bout, tous lesdits logements
bâtis sur murs,
prisés et estimés...
- Les deux pressoirs à faire vin avec leur mets,
madriers, esguilles et autres ustencils en
dépendant,
prisés..
- Les fonds et emplacements de tous les
susdits logements, cour étant entre iceux et
jardin au derrière est clos de muraille dans lequel
est un puits
contenant un journal* quarante cinq
cordes un tiers, le tout borné du côté d'orient et
bout septentrion la pièce du grand carteron
ci-après, d'autre côté le chemin qui conduit
de ladite maison à la garenne, et d'autre bout
les issues et rues de la métairie ci- après, prisés de revenu...
- Les murs de clôture qui sont autour dudit
jardin prisés et estimés...
- Une portion du grand clos de vigne de la
maison qui est la versaine* dabas

vers midi à prendre le long de la voyette qui
traverse ledit clos depuis la première claies
qui ouvre sur le chemin et conduit au cours
de la mer qui sépare les paroisse de la Plenne
d'avec celle de Saint Michel, tenue à devoir de quart
et tiers, contenant douze journaux vingt-une cordes,
bornée du côté midi et bout d'occident prés
des métairies ci-après, d'autre côté la versaine
du milieu ci-après, d'autre bout la pièce de
l'aire et autres pièces des métairies, prisée de
revenu annuel eu égard à trois sols de rente
dus chaque an par boisselée par les teneurs
et au droit de dîme due sur icelle au seigneur
de Tharon sept livres six sols le journal
qui font 92 livres.
- La versaine du milieu dudit clos contenant
onze journaux seize cordes, tenue à devoir de tiers
et trois sols de rente par boisselée, bornée d'un
côté ladite portion ci-devant voyette entre deux
d'autre côté l'autre portion de clos ci-après
voyette et anciennes haies entre deux qui traverse
ledit clos depuis ledit chemin jusqu?aux
garennes, d'un bout lesdites garennes et
d'autre bout ledit chemin prisé...
-L'autre portion dudit clos qui est la versaine
dahault
vers septentrion pareillement tenue par
plusieurs particuliers à devoir de tiers
et trois sols de rente par boisselée, bornée du
côé du midi la versaine du milieu ci-
devante, ladite voyette et anciennes haies entre
deux, d'autre côté et d'un bout lesdites
garennes et d'autre bout le chemin, contenant
vingt et un journaux vingt-huit cordes prisé de
revenu annuel eu égard auxdits droits de
dîme dûs à ladite maison, douze livres le journal.
- Dans les prés salés, un pré nommé un pré nommé l'hommé contenant trente six cordes borné vers midi à la dame de l'Hibaudière vers septentrion au sieur
Recteur de St. Michel prisé de revenu annuel un sol la corde.
- Un autre pré appelé les Touarée autrement la pièce de Mareil contenant un journal quarante huit cordes, borné vers midi la douve qui descend les eaux du pont de Gastinne à la mer d'autre côté les terre de la Prinsetière d'un bout aux heritiers Jacques Martin pré ci-après prisé de revenu annuel cinq livres le journal.
- Le pré de saulze de touaré contenant un journal quatorze cordes
borné d'un côté à la douve, d'autre côté les terres de la Princetière, d'un bout a la dame de la Hibaudière et d'autre bout le pré ci-devant prisé en revenu annuel cinq livres le journal.
- Deux autres prés se joignant divisés en deux par une haie appelés
les prés Gastineaux
contenant ensemble un journal soixante cordes
bornés vers midi le canton de terre des Gastineaux, septentrion la
douve, d'un bout les héritiers Martin et d'autre bout à la dame de la Hibaudière prisé de revenu annuel sept livres le journal.
- Le garenne et refuge à cornils de ladite maison contenant cent trois journaux* borné d'un côté le clos de vigne de la maison et pièce de terre des cartrons, d'autre côté le rivage de la mer, d'un bout le ruisseau qui conduit des Gastineaux à la mer et d?autre bout vers midi le cours (d'eau) qui sépare la paroisse de la Plenne d'avec celle de St. Michel, prisée de renenu annuel eu égard aux arbres et pacages quinze sols le journal.

Fief de ladite Maison de Taron, à haute, moyenne
et basse justice et droit de ban et préminance en l'église dudit St. Michel de Cheff Cheff
        ( les droits et rentes )
- Le nombre de vingt livres monnaie denier par les vassaux dudit fief qui font à tournois vingt-quatre livres de rente annuelle, la rente estimée eu égard à la qualité dudit fief à quarente-huit livres.
- Le nombre de quarante boisseaux de froment mesure de Pornicq apprécié à trois livres deux sols trois deniers le boisseau qui fait cent vingt-quatre livres dix sols, laquelle somme multipliée au denier quarante fait deux cents quarante neuf livres.
- Le nombre de cent cinquante-neuf boisseaux d?avoine rase dite mesure de Pornicq, évalué à vingt sols sept deniers le boisseau qui fait cent soixante-trois livres trois sols, laquelle multipliée au denier quarante se monte à trois cent vingt-six livres six sols.
- Cinq chapons évalués à dix sols pièce qui fait cinquante sols,
laquelle multiplié au de nier quarante fait cent sols.
- Lesquelles rentes ci-dessus se payent au jour et fête de Toussaints par le sergent receveur du rôle de la seigneurie.
- Le droit de coutume dû à ladite seigneurie au jour et fête de St. Michel évalué à quarante sols.
- Le moulin à vent de ladite seigneurie nommé Le moulin Taron avec le droit de moutaux sur les vassaux de ladite juridiction prisé et estimé de revenu annuel cent trente livres.
- Le logement du meunier composé de deux parembas l'un servant de chaufateur* et l'autre d'écurie, fait à murailles et couvert à tuile, contenant par fond avec le jardin au derrière et contour du moulin, seize cordes, borné de toutes parts par les pièces des carterons dépendants de ladite maison, prisé et estimé par fond, édifice et superficie à la somme de cent livres une fois payée qui fait de revenu annuel cent sols.

Rachats dus à la seigneurie,
- Le rachat sur la pièce de l'aumosne contenant vingt deux boisselées possédé par Guillaume Pesnot, prisé deux livres de rente qui est pour le (trente unième) demie, quatorze sols deux deniers.
- Le droit de rachat sur cent trente boisselées de terre situées dans le fief de la Hermière, possédées par la dame de la Hibaudière Peillacq, prisées quatre-vingt dix livres de revenu annuel qui est pour le trente unième, cinquante huit sols.
- Le rachat du droit de terrage à l'onzième du par les héritiers de Monsieur de la Pinsonnière qui se lève sur un canton de terre appelé le terrage de la Cossonnière, estimé onze livres par an qui fait pour le trente unième denier, sept sols un denier.
- Le rachat d'un petit pré situé proche de pont de Gastineau, possédé par la dame de la Hivaudière, estimé dix livres de revenu annuel, qui est pour le trente unième denier, six sols neuf deniers.
- Le droit de l'écluse à prendre poissons dans la mer sous les garennes de Taron, lequel n'a été estimé attendu son peu de valeur.
- Les droits de dîmes dus sur les tenements de ladite seigneurie à la réserve de celle du sur le grand clos de vigne ci-devant qui ne sont pas compris au présent article, estimés de revenu annuel cent trente livres.
- Les droits de rachat dus sur partie des terres de la métairie noble de Beaulieu appartenant à ladite dame de la Hibaudière, ledites prisées de revenu annuel, quarante-cinq livres, qui pour le trente unième denier vingt-neuf sols.
- Le vivier qui avis de la petite porte de la maison de Taron joignant d'un côté et d'un bout le jardin et pièce de l'aire de la cour, d'autre côté le chemin qui conduit aux garennes et d'autre bout la grange d'une des métairies de la porte, prisé de revenu annuel vingt sols.

- La présente assiette se trouve raportable de la somme de cent sols de rente annuelle franchissable au sol à livre, payable à l'assiette faite au seigneur de Monseau, trente-trois sols et celle faite aux heritiers du feu seigneur de Theillacq soixante sept sols.

A la charge auxdites parties de se porter bon et fidèle garentage les vassaux autre des choses employées auxdites assiettes en cas d'éviction ou autrement de payer et acquitter chacun les rentes, charges et devoirs qui se trouveront être dus sur lesdites choses. Le prisage étant fait eu égard auxdites charges et devoirs et iceux déduites, souffrirons les héritiers de ladite feue dame Louise Pineau que les métayers des deux métairies de la porte de Tharon fassent abreuver leurs bestiaux et leur lessive au vivier employé en l'assiette et ne pourront iceux métayers en aucune manière que se soit y faire pécher et seront sujet à contribuer pour une moitié au nettoiement du vivier lors qu'il en sera nécessaire.

Ensuite avons procéder au partage en deux lotties du restant dudit bien pour l'une d'icelle, être prise et choisie par lesdits héritiers dudit feu seigneur de Theillacq et l'autre demeurer auxdits héritiers de la feue dame Louise Pineau comme ensuit,
Premier lot,

(Manque une page à reprendre)

- Les logements de l'autre métairie de la porte où est demeurant Jan Raimbaud métayer, consistant en un eschauffateur* au pignon duquel, vers midi, est un four, quatre toitteries, une soue à cochons et une grange, le tout se joignant, bâtis sur murs et couvert à tuile, prisés...
-Les fonds et emplacements desdits logements, rues et issues, aire, mulonnier et jardins séparés l'un de l'autre par deux petits murs et enclos de murs du côté de la pièce, bornés d'un côté de ladite pièce du carteron du moulin, d'autre côté et d'un bout près desdites métairies, et d'autre bout les toitteries et issues de la métairie ci-devant, contenant ensemble cinquante-deux cordes, prisés de revenu annuel eu égard auxdits petits murs de clôtures et réduction d?iceux faite suivant la coutume, quinze deniers la corde qui font trois livres trois sols.
- Le mulonnier, aire, cour de la grange et canton de terre labourable joignant ladite aire, dépendantes de la métairie dudit Bousteau, contenant dix-huit cordes, borné d'un côté la pièce de derrière le mulonnier, d'autre côté les issues et chemin qui conduit au pré du meunier entre deux et d'autre bout pâtureaux de ladite métairie de la Morinière, prisé de revenu annuel soixante-six sols le journal.
- Une pièce de terre en pâtureau servant aux deux métairies, contenant dix journaux quarante-six cordes, bornée du côté d?orient terres de ladite métairie de la Morinière, du bout vers midi, et côté occident les garennes de ladite maison et vers septentrion le ruisseau qui conduit du Gastineau à la mer, prisée de revenu annuel deux livres six sols le journal.
- La pièce du cartron de Brosseau en terre labourable, bornée vers orient les terres du Pré Billy, vers midi terre de la Briandière, occident le grand chemin de la Plenne et septentrion à la veuve Louis Moreau et autres, contenant neuf journaux quarante-neuf cordes sans y comprendre un canton de terre enclavé en icelle appartenant à Pierre Fourneau, prisé de revenu annuel eu égard à la route due sur icelle à la jurisdic (sic)

Métairie de la Morinière où est demeurant Simon Pichon.
Les logements du métayer consistant en trois parembas divisés les uns des autres par des murs de refante, un grenier au-dessus du parembas vers midi dans lequel on monte par un degré de pierre qui à son office dans l'aire, un four au pignon vers septentrion, deux toitteries divisées l'une de l'autre par un mur, le tout fait de muraille et couvert à tuile à la réserve de la grande toitterie qui est couverte de boure, prisés et estimés en édifice et superficie ainsi qu'ils se poursuivent et contiennent et en l'état où ils sont, la somme de quatre cents livres qui

(Manque une page à reprendre )

- Au même pré
- Le pâtureau de la virée nouelle
- La pièce du cartron du jau
- Une petite pièce de terre labourable appelée l'ouchette du jau


*** Fief de Mareille (sic) a moyenne et basse justice, s'étendant aux paroisses de St. Michel et Ste. Marie

       (les droits et les rentes)
     
- Onze livres douze sols six deniers monnaie qui font à tournois treize livres dix neuf sols six deniers, laquelle somme multipliée au denier trente-cinq suivant es qualité dudit fief fait vingt-quatre livres neuf sols trois deniers de revenu annuel. 
- Dix boisseaux trois quart de froment dite mesure, évalués à trois livres deux sols trois deniers le boisseau dite mesure de Pornicq, fait trente-trois livres neuf sols, laquelle somme multipliée au denier trente-cinq fait cinquante-huit livres trois sols.
- Dix-huit boisseaux de blé seigle mesure de Pornicq dus par Clement Drouet sur une pièce de terre appelée la Torserie qu'avons évalués trente-neuf sols le boisseau dite mesure de Pornicq qui faite trente-cinq livres deux sols laquelle somme multipliée au denier trente-cinq fait soixante-quatre livres.
- Plus sept boisseaux trois quart de blé seigle dite mesure dus par les teneurs du fief de la Noë moreau, appréciés à trente-neuf sols le boisseau mesure de Pornicq qui fait quatorze livres huit sols laquelle multipliée au denier trente-cinq fait vingt-cinq livres quatre sols de revenu annuel.
- Cinq boisseaux d'avoine rase dite mesure, évalués à vingt sols fait huit livres dix-neuf sols. laquelle somme multipliée au denier trente-cinq fait huit livres dix-neuf sols.
- Deux poules évaluées à cinq sols pièce fait dix sols lesquels multipliés au denier trente-cinq fait dix sept sols six denier de revenu annuel.
- Onze chapons évalués à dix sols pièce qui fait cent dix sols laquelle somme font neuf livres douze sols de revenu annuel.
- Lesquelles rentes ci-dessus se payent au jour et fête de Toussaints de chacun an à ladite maison de Tharon.

- La greffe de la juridiction de Mareille prisée de revenu annuel douze livres.
- Les droits de dîmes dus sur les tenements de la juridiction prisés de revenu annuel soixante-cinq livres.

Rachats dus à la juridiction quand le cas y advient :

-Le rachat de la maison de Comberge avec ses dépendances de trente boisselées de terre en ladite paroisse de St. Michel possédée à présent par Maistre Guillaume Pesnot prisée de revenu annuel douze livres qui fait pour le trente unième, sept sols cinq deniers.
- Le rachat de la pièce de l'ouche des faitz (hêtres ?) contenant huit boisselées à présent possédée par André Boestier et autres prisée de revenu annuel quatre livres dix sols qui pour la trente uniesme partie 2 sols 11 deniers.
- Le rachat sur la pièce de la Torserie possédée par Lorent
Drouet contenant cent cinquante boisselées prisé trente et un sols de rente eu égard à la rente à quoi elle est sujette qui est pour le trente unième un sol.
- Le rachat du sur la pièce de la Fondoire possédée par la dame de la Hibaudière, contenant douze boisselées prisée de revenu annuel soixante-deux sols qui est pour le trente unième deux sols.
-Le fief du Redois relevant de ladite seigneurie à simple obéissance dans lequel il n'y a à présent aucun ménager prisé pour les droits de lods et ventes qui en peuvent venir et aux teneurs qui la possèdent dix sols de rente
.
- Le fief du Permin (Portmain) en la paroisse de Sainte Marie relevant de la juridiction à simple obéissance, contenant six cents boisselées de terre dans lequel il n'y a que neuf ménagers qui demeurent à présent et cinquante-deux teneurs non demeurant que nous avons estimé en revenu annuel trois livres huit sols.

La présente lotie se trouve rapportable à la seconde de la somme de quinze livres de rente annuelle franchissable au sol à livre comme retour de partage.

Second lot

                                      "La métairie du Pré Billy en 1824"

Métairie noble de Pré Billy où est demeurant François Roux, métayer en ladite paroisse de St. Michel Cheff Cheff.

- Les logements du métayer consistant en un eschauffateur* avec son four au pignon vers orient, une grange au devant dudit eschauffateur, une toiterie, une souc à cochons avec trois masures où il n'y a que quelques restes de murs, lesdits logements fait à murailles et couvert à tuile, prisé et estimé en édifice et superficie en état où ils sont et ainsi qu'ils se poursuivent et contiennent la somme de trois cents livres.
- Les fonds et emplacements de tous lesdits logements, masures, cour, rue et issues, contenant ensemble trente-deux cordes, bornés de toutes parts par les terres aux partageants, prisé de revenu annuel six deniers la corde.
- Le jardin de ladite métairie, contenant soixante-sept cordes, borné vers orient la pièce de la fuie, midi lesdites masures, occident la pré de ladite métairie, et septentrion ledit bois, prisé de revenu annuel quinze deniers la corde qui fait quatre livres trois sols neuf deniers.
- L'aire et le mulonnier au derrière du logement du métayer avec la pièce où sont les vestige d'une fuie.
- La pièce dessous de celle de la fuie, à présent en pâtureau, bornée
du côté d'orient ladite pièce de la fuie, d?autre côté la douve, d'un bout le pré aux partageants et d'autre bout le jardin de la métairie contenant ave un canton de coteau au bout de midy de la pièce de fuie, un journal vingt-huit cordes prisé de revenu annuel eu égard aux arbres qui sont autour des fossés
cinquante sols le journal.
- Le pré de la planche autrement Roquet, borné du côté d'orient les jardins et bois de futaie de la métairie, d'autre côté terre du village du pont de Tharon et des deux autres bouts au sieur de la Briandière, contenant soixante-sept cordes prisé de revenu annuel eu égard que ledit pré est possédé roturièrement et aux arbres qui sont sur les fossés, déduction faite de la rente due au duché de Raits, quatorze livres le journal.
- Le grand pré de la métairie, bornée d'un côté les coteaux et pièce ci-après, d?autre côté les terres de la paroisse de la Plenne, d'un coté pré au sieur de la Briandière et d'autre bout le pré à L'homme, contenant deux journaux trente deux corde, prisé de revenu annuel eu égard aux arbres qui sont autour des fossés en dépendent, seize livres le journal.
- La pièce au-dessus de la fuie, contenant avec les haies et fossés qui en dépendent, un journal soixante cordes, bornée d'un côté chemin de servitude des pièces, d'autre côté le pré et coteau et d'autre bout la pièce de la fuie, prisée de revenu annuel quarante sols le journal.
- La pièce du verger en pâtureau, bornée d'un côté par le chemin de servitude, d'autre côté et d'un bout par le bois de haute futaie et d'autre bout la pièce du Cormier, contenant soixante-huit cordes, prisée de revenu annuel huit denier la cordes, qui fait quarante cinq sols.
- Le fond du bois de haute futaie, borné du côté d'orient par la pièce du bois, d'autre côté le jardin premier pré de la métairie et autre côté au sieur de la Briandière, du bout vers midi la grange et issues de la métairie et d'autre bout autre pièce du cartron de la métairie, contenant quatre journaux quarante-huit cordes, prisé de revenue annuel quarante sols le journal.
- La superficie du bois de haute futaie, prisée et estimée la somme de quatre cents livres une fois payée, qui fait de revenu annuel vingt livres.
- La pièce de la Combe et des plantes en terres labourables divisé en deux par un charuau de servitude, bornée du côté dorient la pièce de la Nöe, le pré Gineau et bois de futaie ci-devant et d'autre côté les pièces des fosses et de bresoreau, du bout vers septentrion la grande pièce de la Mouraudière et d'autre bout pré au sieur de la Briandière, contenant avec les haies et dossés qui en dépendent quatorze journaux onze cordes, prisée de revenu annuel quarante sols le journal.
- La pièce des fossés en terre labourable, borné d'un côté et d'un bout la pièce ci-dessus, d'autre côté la pièce du bresoreau contenant avec ses haies tout autour, trois journaux trente-cinq cordes, prisée de revenu annuel quarante sols le journal.
- Le pré Lineau, borné d'un côté la pièce du bois du côté d'occident et d'autre bout le bois haute futaie, contenant avec ses haies tout autour, un journal deux cordes, prisé de revenu annuel seize livres le journal.
- Les pièces de la Nöe et le long de la vigne se joignants et divisées par un vieux fossé, borné vers orient la pièce de la Clerserie, occident le pré ci-devant et la pièce du bois, chemin de servitude la métairie entre deux, vers midi le clos de vigne de la métairie et vers septentrion la pièce des plantes, contenant ensemble deux journaux quarante-huit cordes, prisées de revenu annuel cinquante sols le journal.

- La pièce du bois en terre labourable, borné d?un côté d?orient la pièce du long de la vigne et ledit clos de vigne, d'autre côté le bois de haute futaie, d'un bout le pré Lineau et d'autre bout la pièce du Cormier, contenant trois journaux une corde, prisée de revenu annuel cinquante sols le journal.
- La pièce du Cormier en terre labourable, bornée du côté midi la pièce au-dessus de la fuie, chemin de servitude entre deux, d'autre côté le clos de vigne ci-après, d'un bout le cartron et d'autre bout le verger, contenant avec ses haies d'un côté et d?un bout, deux journaux cinquante et une cordes, prisée de revenu annuel cinquante sols le journal.
- Le clos de vigne blanche tenu à devoir de quart, borné d'un côté la pièce du Cormier, d'autre côté la pièce du long de la vigne, d'un bout la pièce du bois et d?autre bout la pièce du cartron de Lormelet, contenant avec ses haies et fossés tout autour, deux journaux quarante cordes, prisé de revenu annuel quatre livres le journal, vue qu?elle est en partie abandonnée de ses façons.
- Le pré bel homme, borné du côté midi, terre de la paroisse de la Plenne, d?autre côté la pièce du cartron de Lormelet, d'un bout la grande prée et d'autre bout la pièce de Lormelet en partie et à Jacques Trouillard par autre, contenant avec ses haies qui en dépendent, deux journaux trois cordes, prisé de revenu annuel seize livres le journal? - La pièce du cartron de Lormelet en terre labourable, borné côté vers orient le chemin qui conduit de la Morandière à amons et terre à Julienne Drouet, midi le pré bel homme et autres prés de la métairie, occident ladite vigne et pièces ci-devant et septentrion terre de la Morandière et les pièces, contenant trente et un journaux quarante-quatre cordes sans y comprendre deux cantons de terre enclavés en laditepièce appartenant à plusieurs particuliers, prisée de revenu annuel, eu égard qu?elle est roturière et déduction faite des rentes dues sur icelle, trente sols le journal?
- La pièce du bas de la Clergerie en terre la bourable, bornée ver orient aux pièces de la Clergerie ci-après, midi le cartron de Lormelet, occident les pièces de la Nöe et au long de la vigne et septentrion la pièce des Monneries, contenant deux journaux cinquante-six cordes, prisée de revenu annuel quarante sols le journal.
- La pièce dahault de la Clergerie aussy en laboeur, bornée d'un côté d?orient, les jardins de la Morandière, midi lesdits carterons, occident la pièce ci-devant, septentrion ladite pièce des Monneries, contenant trois journaux vingt-quatres cordes, prisée de reven annuel quarante sols le journal.
- La pièce du haut du légat contenant avec ses haies et fossés qui en dépendent, un journal trente deux cordes, bornée vers orient la pièces des Morandières, midi la pièce ci-après et d'autre côté le chemin qui conduit de St. Michel, prisée de revenu annuel quarante sols le journal.
- Une autre pièce de terre labourable aussi appelée la pièce du légat du bas, contenant deux journaux trente-deux cordes, bornées vers orient les terres et jardins de la Tottière, vers midi pièce de terre à la veuve de Louis Camet, occident le chemin qui conduit de St. Michel et septentrion la pièce ci-devant, prisée de revenu annuel quarante sols le journal.
- Dans la pièce du cartron de Hamon, une cartelle de terre labourable, bornée du côté d'orient et bout septentrion à Mr. de Gourdin, d'autre côtés aux Drouets et d'autre bout au Sieur de Gourdin, contenant cinquante-cinq cordes, prisée six deniers la corde. - En la même pièce de terre, une longère de terre labourable, bornée vers à Médard Passereau, d'autre côté à Pierre Couronné, d'un bout terre de la Frété et d'autre bout au sieur Dugourdin, contenant quarante-cinq cordes, prisée de revenu annuel six deniers la corde.
- La pièce des cartrons de Bresoreau en terre labourable, ci-devant dépendante des métairies de la porte de Tharon, bornée vers orient les terres de la présente métairie du Pré Billy, vers midi terre de la Briandière, occident le grand chemin de la Plenne et septentrion à la veuve de Louis Moreau et autres, contenant neuf journaux quarante-neuf cordes sans y comprendre un cartron de terre enclavé en icelle appartenant à Pierre Fourneau, prisé de revenu annuel eu égard aux rentes dues sur icelle à la juridiction de la Guerche et que ladite pièce est possédée roturièrement quarante sols le journal.


La Métairie noble de la Briandais, située en la paroisse de Missillac.

La Métairie noble de Cerso, située en la paroisse de St. Gildas des bois. "

Notes concernant ce partage :

- Le journal est de 80 cordes de 576 pieds carrés et équivaut à 48 ares 624, la corde vaut 0 ares 608

- Versaine : champ nouvellement labouré, prêt à être ensemencé.

- 103 journaux : environ 50 hectares.

- Eschauffateur ou chauffateur : logement avec cheminée

Source ADLA

( Cet article sera complété ultérieurement.)



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2 août 2006 3 02 /08 /août /2006 17:35

Aveu rendu par RENE DE RAIS, sire de Rais et de la Suze au duc de Bretagne – 11 Mai 1462

« De vous tres hault excellant et puissant prince et mon tres redoutté seigneur Monseigneur le duc de Bretagne, compte de Monfort et de Richemont d’Estampes et de Vertus, Je, René de Rais et de la Suze cognois et advoue tenir noblement a foy hommage et rachapt quand le cas y advient en vostre cour seigneurie et jurisdiction de Nantes, ma baronnie, terre et seigneurie de Rais, contenant les chastelanies et seigneuries de Machecoul, Pornic, Bourgneuf, Prigny, Veuz, Thouvoye, Saint Estienne de Malmort, St. Michel de Chevecir, Prinçay et l’Isle de Bouingc an ce que touche la partie de la Bretagne, a tous les droictz prerogatives et privilèges et noblesses qui en dépendes et peuvent desprandre tant en dhomaines que fieff, hommes et hommages, rachapts, soubz rachapts, juridiction seigneurie et obéissance, haute, moyenne et basse justice,chasteaux, chatellanies, fourest, bois antiens et de revenus, estans, moulins, garennes, eaux et pescheries, prez, rantes en deniers, bleds, vins, pouillaites, dixmes, terrages, bians, corvéé, coustumes, cohuages, foires, marchéz, bris et naufrage de mer, espaves, galois, droict de bailler briefs de mer, o (avec) les profictz et revenus qui appartiennent et sont accoustuméz.
Item, le droict de bailler les mesures à vin en la ville et fauxbourgc de Nantes, les adjuster et mercher de mes armes de Rais o le debvoir et profictz deuz accoustumés qui est six deniers par chacune mesure de terre, les visitter et prendre par moy ou mes officiers ou commis ests tavernier ou sont les vins exposez en vante, ceux qui seront trouvez et prins duser de fausse mesure ou non merchéz et adjustéé, aussy ay droict de jouir du vin qui est trouvé en la pippe ou vesseaux exposé en vante et detaille en ladite fauce mesure ou non merchée.
Item droict de bailler par mes officiers ou commis le jour de caresme prenant au boucher exposant chair en vante a la halle de Nantes à chacun son equille et pour chacune equille prandre et avoir de chacun boucher un denier sitost et incontinant que lequille sera baillée et sy le boucher na le denier prest à bailler en main sans qu’il soit attandu a le tirer de sa bource, ne le querir celuy officiers ou commis peut de son authoritté picque la quille sur telle des pieces de chair quil voudra choisir a lestal dudit boucher, la prandre, lever et emporter comm e a moy acquize et en jouir par raison de mon droict.
Item, la proprietté des chastel, chastellanie, terre et seigneuries de la Benaste, que tient a presant par douaire, dame Anne de Sillé veuve de feu messire Jan de Craon, en son vivant seigneur de Camptocé.
Item, le chastel, chastellanie, terre et seigneurie du Louroux Bottereaux, sauf et excepté les dhomaine, terre et seigneurie de la Duracerie avec ses appartenances et depandances, et aussy sauf et excepté quatre journaux de pré sis en la valléé nomez le Pré Guerin avecque vingt huict solz de rente que me doivent plusieurs teneurs.
Item, les seigneuries, terres, maisons, dommaines de Souché et des Jamonnieres, ainsi que toutttes lesdites terres et seigneuries, chasteaux, chastellanie, maisons et dhommaines se contiennent, poursuivent et comporte o tous les droicts noblesses et prerogatives y appartenant et accoustumez tant en dommaines que fief avecque les autres seigneuries circonstances et depandances de madite baronie ainsy quelle se poursuilt, contienne et comporte et generallement touttes et chacunes le terres, rantes, droictz d’herittages, revenus a moy appartenant et qui me peuvent et doidvent competer et appartenir en et soubz vostre dict comté et seigneurie de Nantes sauf les choses ci-dessus declaré à cause desquelles chose confesse estre vostre feal subject et obeissant et vous debvoir telles redevances et obeissance que baron de Rais et seigneur des dites terres et rantes doibt et a accoustumé faire a son seigneur lige et scelon que la condiction et nature des fief le requert et cet adveu est escrit. Je laisse a vous mondit seigneur o protestation dy corriger, augmenter ou diminuer par autre temps sil est regardé que faire se doibve et quant à le bailler et presanter pour et ou nom de Moy a vostre cour de Nantes et faire environ ce les choses cy pertinantes et necessaires ainsy que en tel cas ou semblable est accoustumé.
Je ordonne comme deputté et institue par ces presantes Mes tres chers et bien aimés, Guillaume Grimault, maistre Nicolas Chastau, Jacque Le Bloy, Guillaume Jagu, Pierre Allouard et chacun deux mes officiers, promettant pour eux et chacun fournir estre a droict avoir ferme et agreable tout ce que par eux ou lun deux sera faict et procuré en cette matières ses circonstances et depandances et a poyer le juge de ladite cour sy mestier est en temoings de ce jay signe ces presantes de mon seing manuel et faict sceller de mon scel. ce fut faict le deuxiesme jour de may lan mil quatre cens soixante deux, ainsi signé René de Rais. »


 

                          SIGNATURE ET SCEAU DE RENE DE RAIS EN 1460

Source : ADLA


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31 juillet 2006 1 31 /07 /juillet /2006 18:08

P O R N I C

PORTRAIT DE FEMME

 7 Juin 1606





 

 

 

 Coiffe et visage de Guillemette JACQUES

Le clerc de notaire des Maîtres Dufort et Chantreau avait pour habitude de croquer le portrait des clients de l’étude. Ce même clerc préparait aussi les actes de Maître Cosson en 1609.

Il le dessinait à partir de la première lettre du document notarié.

Ici dans le « S » de SACHENT TOUS…. d’un aveu de cette femme dûment « autorisée de son mari Jean ANGOT », pour des terres en SAINTE MARIE sous le fief du Plessis Grimaud.

« DOCUMENT EXCEPTIONNEL »

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31 juillet 2006 1 31 /07 /juillet /2006 17:08

1805 – SAINTE-MARIE
devenue Sainte-Marie-sur-mer

  
                 LA PREMIERE PROCESSION DE LA FETE-DIEU


Nous empruntons au manuscrit de J-B Chevas, un instant dont il a le souvenir et qu’il relate en 1842.

Pour nous, aujourd’hui il réveille ces festivités religieuses qui n’ont plus cours dans ce monde moderne laissant place à cette circulation de voitures qui entrave toutes festivités et ne laisse place qu’au carnaval populaire.

                        Procession de Fête-Dieu vers 1840-1850

« Le culte, à l’abri du Concordat et de la puissance impériale, avait repris toutes ses cérémonies intérieures. Le curé Baudouin veut davantage, il annonce que la procession de la Fête-Dieu sortira de l’église « en la manière qu’elle avait accoutumée »

Cette annonce se répand bientôt dans les communes voisines et le 27 prairial (16 juin) toute la population de Pornic, de la Plaine et de Saint-Michel se rend dans le petit bourg de Sainte-Marie ; pour la jeune génération, c’est un spectacle tout nouveau, et pour la génération qui s’en va un objet de vénération, et, on peut le dire, pour beaucoup un objet de curiosité railleuse, car on connaît l’extrême pauvreté de la paroisse, et on veut voir avec quelle pompe pourra déployer le pauvre et simple curé qui l’administre.

Favorisée par un temps superbe, la procession se met en marche et se rend au reposoir que, seul le père Baudouin a édifié ; bien qu’il ait quelques confrères à l’assister, il n’a voulu céder à personne l’honneur de porter l’ostensoir, qui, à la vérité, n’est qu’en étain, mais il est abrité sous un dais magnifique surchargé d’or et d’argent, ne cédant en richesse qu’à la chape dont le prêtre est revêtu… Parmi les curieux étonnés ceux qui le sont davantage appartiennent à la paroisse, car ils n’ont entendu parler d’aucun achat et ces brillants ornements apparaissent pour la première fois à leurs regards…

Bientôt de sombres nuages obscurcissent l’horizon, menacent d’un orage ; mais tout entier à l’œuvre qu’il accomplit, le père Baudouin n’écoute ou n’entend les observations que lui font les marguilliers qui portent le dais, ni le tonnerre qui gronde, et, grave et recueilli, il monte à l’autel improvisé, bénit les assistants et reprend avec la même gravité le chemin de l’église… ; l’orage a marché aussi, et, les nuages venant de s’ouvrir, une pluie abondante inonde les assistants, qui abandonnent la partie. Le curé presque seul rentre dans le temple ; mais, hélas ! le dais si riche, la chape si brillante, le bonnet carré lui-même, n’ont plus leur forme et leur éclat ; toute cette richesse était disparue, car elle n’était qu’en…papier… Huit jours entiers, le curé s’était renfermé seul pour faire ses apprêts et étonner ses paroissiens.

Au dîner qui suivit, il soutient avec gaîté la raillerie des convives et nous, qui étions trop jeunes pour nous en souvenir, nous avons ouï dire que souvent il parvenait à mettre les rieurs de son côté, car personne ne pouvait nier et son esprit et sa simplicité évangélique.

Cet épisode n’est rapporté que pour faire voir quelle était la pauvreté de la paroisse qui, du reste, n’avait jamais été riche, malgré ou à cause des gros revenus de l’abbaye. »

Source : Médiathèque Nantes

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31 juillet 2006 1 31 /07 /juillet /2006 16:40
 Le sénéchal est le principal officier de justice des seigneurs qui ont haute, moyenne et basse justice. Il a à connaître tous les crimes et délits qui se commettent sur l'ensemble de sa sénéchaussée et à les présenter à la cour seigneuriale.

18 JUIN 1697

« Audience du duché de Rays, pairye de
France , a pornit, tenu en la ville et auditoire dudit
pornic, par Monsieur l’alloué dudit lieu ou a
esté installé Maistre Jan Bourgeoys
sieur de la Mogretiere Senechal dudit lieu, le
Mardy dixneufiesme jour de juin mil
six cent quatre vingt dix sept

A L’entrée de laudiance Monsieur Le procureur fiscal a Remontré que
Madame La Duchesse auroit pourveu, Maistre Jan Bourgeois sieur de la
Maugretière, advocat a la cour, de la charge de Senechal de cette juridiction suivant les provisions quelle luy en a accordé le dix septiesme davril dernier signé par elle
francoise Marguerite De Gondy, duchesse Doiriere de lesdiguiere et plus
bas par Madame La Duchesse, Laurens soubz le Contre sel de ses
armes. En consequence desquelles, il auroit esté pris par arrest de la Cour
du Trantiesme de may ensuivant, en lexercice de ladite Charge et par
autre arest du mesme jour, signé ... piquet, la Cour auroit
comis Mr. Lalloué dudit Duché pour installer ledit Sieur de la Maugrotiere
et a ... ledit sieur procureur fiscal requier  quil soit presantemant installé
en lexercice et function de Senechal de ce Siege/

Surquoy faisons droit sur la remontrance et requisitoire du Sieur
procureur fiscal et Veu lesdites provisions de Madame la duchesse et des arestz
de la Cour susdattées, avons en Consequance Installe et Installons Ledit
Sieur Bourgeois dans l’exercice et fonction de la Charge de Senechal
de ce Siege et ordonne quils seroit enregistrer au Greffe de ceans
pour y avoir recours sy Besoin est/

Paule Francoize Marguerite De Gondy, duchesse de Rays, Marquise de la
Garnache et beauvoir, Comptesse de Joigny, Barronne de Mortagne, Veuve
De Messire francois Emanuel de Bonne de Crequy, duc de lesdiguiere,
Pair de France, Gouverneur et lieutenant general pour le Roy en la province
de Dauphine , A tous ceux  qui la presente lettres verrontz, Salut avoir
faisons sur le Tesmoignage quy nous a esté Rendu de la probité,
sufisance capacité et Experiance de Maistre Jan Bourgeois, advocat au
parlement de bretagne, nous luy avons donne et octoyz L’estat et
office de Senechal de bourgneuf, prigny et pornit, membre despandants
de nostre duché de Rays, Vacant par la demission de Me. pierre Chollet quy
a esté le dernier pourveu, pour en jouir aux mesmes honneurs, fruitz,
profits et esmolumans qu’en ont jouy cy devant ceux quy en ont esté
Revestus Du Mesme office et autant quil nous en plaira, en gardons  par
ledit Bourgeois , les ordonnances, arestz et reglemans de la Cour Et
suplions nos Seigneurs du parlement de bretagne de le Recevoir
dans lexercice dudit estat et office, pour y estre installé en la
Manniere accoutume en tesmoin de quoy nous avons signé les
presantes de nostre main et fait apposer le scel de nos armes.
Donné a paris le dix septiesme jour davril mil sept cens quatre
vingt dix sept, ainsy signé, Paule francoise Marguerite de Gondy duchesse doiriere
de lesdiguiere et plus bas par Madame La duchesse, Laurens et scellé. »

Source : ADLA
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31 juillet 2006 1 31 /07 /juillet /2006 14:56

(Texte de la Causerie donnée à l’Assemblée Générale de PORNIC-HISTOIRE, le 3 avril 2004.)

Nous nous bornerons, aujourd’hui, qu’à évoquer les mouvements de notre flottille dans le cabotage le long de nos côtes Atlantique, Manche et Mer du Nord.

- Tout d’abord le petit cabotage, effectué par les barques inférieures à 10 tonneaux, depuis Pornic mais essentiellement de La Plaine vers Nantes.

- L’étude de nos expéditions de vin vers la Bretagne, à travers une étude succincte des Registres des Droits d’octroi de Pornic et de la Plaine des années 1749-1750.

- Que du cabotage qui nous reliera aux ports depuis les Flandres, Ostende, Bruges, Newport, Dunkerque, Rouen, Vannes, La Rochelle, Bordeaux, Saint-Jean-de-Luz jusqu’en Espagne, Bilbao, La Corogne etc. et qui verra s’activer les barques de 20 tonneaux et plus.

Nous n’évoquerons pas les voyages en droiture, c’est-à-dire depuis Nantes ou Paimboeuf vers les Antilles : Saint-Domingue, la Guadeloupe, la Martinique, où plusieurs familles de Pornic et de La Plaine ont des intérêts.

- Ni du Commerce de la traite, si florissant au XVIIIe et plus discrètement jusqu’au milieu du XIXe, qui là aussi verra de nombreux capitaines, officiers mariniers, matelots et mousses sortir de nos paroisses de Pornic, du Clion, de La Plaine et autres paroisses de la baie. Tel un René De Ruays, un Quatreville, sans oublier les Fourneau et bien autres encore qui ne me reviennent en mémoire.

Nous évoquerons, en fin de conférence, une famille de notables de la baie de Bourgneuf : Les Leray…

Notre étude n’a fait que « surfer » sur cette période, et a pour but non pas de faire un recensement de toute la flottille, mais de connaître quelques participants, leurs destinations et le type de marchandises transportées.

Mais elle met, néanmoins, en valeur l’activité de ce quartier maritime de Bourgneuf, qui comprenait Bourgneuf bien sur, Les Moutiers avec son annexe en évolution La Bernerie, Pornic et La Plaine, mais il ne faut pas oublier Le Clion qui fournira plusieurs équipages.

LE PETIT CABOTAGE DES BARQUES DE MOINS DE 10 TONNEAUX ;

Toutes ces barques ne feront que des navettes entre La Plaine ou Pornic et Nantes.

Années considérées 1738 et partiellement 1739.

« LE JEAN-RENE » 8 tonneaux – Maîtres de barque Michel Leray de la Plaine puis Nicolas Fourneau.

« LA SUZANNE » 8 tx., Pierre Fourneau de La Plaine.

« LA MARIE-LOUISE » 9 tx. G. Bonneau de La Plaine.

« L’ANNE-MARIE » 9 tx. Mathurin Isanquard de Pornic.

« LA MARIE-ROSE » chaloupe de 3 tonneaux, Jean Mahé de Pornic.

Toutes ces embarcations partiront de :

- La Plaine avec des chargements composé de quelques tonneaux de froment (2, 3 voire 4) ou pour l’un avec sept septiers, des barriques de vin pour La Fosse, La Chézine ou Trentemoult, certains avec 11, 15 et même 21.

L’appellation « Vin de Nantes » est inscrit sur les registres pour quelques-unes.

Elles en reviendront, avec des barriques de vin d’un autre cru que celui de nos côtes, de la chaux, des planches, des ardoises, en somme des matériaux pour la construction. Du feuillard (Branches de châtaigner ou de saules, fendues en deux dont les tonneliers se servent pour cercler les tonneau.). Quelques barriques vides, du meuble et autres marchandises permises…

- Pornic : « L’ANNE-MARIE » partira chargée de 29 barriques de vin et d’un demi tonneau d’eau-de–vie et reviendra avec un tonneau et demi de vin et de huit milliers de fer ?.

La chaloupe « LA MARIE-ROSE » sera chargé de sel au départ pour revenir avec du sucre et du savon et autres marchandises permises.

Que pouvait valoir de telles embarcations ? Une réponse nous est fourni par l’acte de cession de parts dans la barque « LA SAINTE-ANNE » de Noirmoutier en 1726, entre le sieur Estienne Le Jaud, maître de barque de Noirmoutier et honorable homme Jean Richard, capitaine de navire :

« Scavoir est la quatriesme partye de ladite barque la Sainte Anne, à present dans ce havre sur les ancres, du port de 15 tonneaux ou environ, avec la quatriesme partye de ses agrès, aparaux et petit bateau et prete à prendre marchandises, pour et moyennant la somme de deux cents livres en principal. »

Ce qui nous donne : Huit cents livres.

Pour la période 1749-1750, nous étudierons Les Registres de Droit d’Octroi des bureaux de La Plaine et de Pornic.

Le bureau de La Plaine se situait au port du Cormier, celui de Pornic vraisemblablement sur les quais.

Un droit de huit sols par pipe (2 barriques) de vin du comté nantais, était acquitté au moment du départ, au profit de la ville et des hôpitaux de Nantes.

Pour La Plaine nous enregistrons :
en 1749 :

- 19 expéditions pour un total de 144 ½ barriques, 1 tierson plus une barrique de boisson.

En 1750 :

- 9 expéditions pour un total de 365 barriques : 351 pour la vente et 14 pour la « provision » des Plainais expatriés à Paimboeuf, pour la plupart des charpentiers de navire ou à bord de bateaux en partance et dont l’une pour un recteur de paroisse.

Pour Pornic :

En 1749

- 10 expéditions pour 28 barriques.

En 1750 :

- 15 expéditions, 204 barriques.

Nous ne parlerons pas ici des différents expéditeurs ou vendeurs de leur production. Mais nous retrouvons de Hillairet, des Bonamy, des Druais de la Sauvagerie, des Pinet, des Fourneau, des Leray, des Roguet pour La Plaine.

Des Penot, des Baulon, des Rousse, des Coueffé… pour Pornic.

Pour La Plaine, les destinations sont :

- Belle-Ile, Nantes, Frossay, Paimboeuf, Noirmoutier, Vannes et Lorient.

Pour Pornic :

- Essentiellement Noirmoutier, puis Rennes avec pour destinataires : Pitteux avocat à la Cour, Leray des Mandonnières procureur, Lebreton et Bordet procureurs au Présidial, puis Auray et Ploërmel.

Nos vins blancs avaient une certaine renommé, notamment le gros-plant ou la folle blanche, peu d’envoi de vin rouge.

LE CABOTAGE DES 20 TONNEAUX ET PLUS

Comme vous avez pu le remarquer, nous n’avons pas encore parler du Sel de la Baye.

La Baie en s’envasant ne permettait plus aux navires de fort tonnage d’aller chercher la production de sel des Salines de Bourgneuf, de Bouin ou de Beauvoir.

Cette source de richesse connue et reconnue de tout temps et que surent mettre à profit La Hanse et qui du concentrer tous ses approvisionnements sur les salines de Guérande au XVIIe, de même que les Espagnols.
Au XVIIIe, apparemment, seuls les Espagnols continuèrent d’acheter le sel de la Baie.

Faute de pouvoir introduire dans ce fond de baie leurs navires, ils surent utiliser et mettre à profit des barques locales de faible tonnage et au tirant d’eau adapté, pour rapporter à Nantes cette production.

Les commis du « PARTY » du sel, le collectaient et le stockaient dans les « GRENIERS DU PARTY DU SEL » à Nantes.

(PARTY : Communauté de marchands espagnols)

Voici la liste de quelques barques qui se chargèrent d’effectuer le transfert durant la période 1726-1748 et les noms de leurs propriétaires.

« LE DONATIEN » 45 tx. : Donatien LERAY de la Piollerie.
« LE JEAN » 55 tx. : Idem
« LA FIDELE » 40 tx. : Alexis JOUBERT.
« LA SAINTE » 30 tx. : Nicolas PHELIPPOT et consorts.
« LE GABRIEL » 25 tx. : Joulien RICHARD et consorts.
« Le CYR-JEAN » 28 tx. : Le sieur RONDINEAU.
« LE ST-VINCENT » 35 tx. : Le sieur DOSSET et consorts.
« LA PROVIDENCE » 24 tx. : Le sieur de LA NIGARDRAIS.
« LA MARIE-MADELEINE » 20 tx. : Mr. CORMIER, négociant.
« LA JEANNE-JULIENNE » 35 tx. Honoré PERRON.

Nous dûmes prendre, parfois, en direct la vente et la livraison des ports du Nord.

- Le 27 juillet 1729 « LA FIDELE », maître de barque Jean BASTARD avec son équipage de Bourgneuf, 3 matelots et un mousse, part de Bourgneuf pour Dunkerque chargé de sel. Il fera son retour par La Rochelle sur son lest.

- Le 26 septembre : même voyage.

- Le 17 octobre, fait relâche à Audierne allant à
Ostende chargé de sel.

- Le 28 janvier 1730, Bourgneuf-Nantes, chargé d’huile et de savon.

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« LE GABRIEL » Maître de barque Joachin RICHARD avec 2 matelots de Bourgneuf.

Pratiquement, tous ses voyages s’effectueront pour le compte du « PARTY » ou des Gabelles soit de Bourgneuf ou de Beauvoir.

- Néanmoins le 16 août 1729, il partira de Bourgneuf pour Newport avec du sel. Il repassera le 14 septembre à Dunkerque pour filer à Bordeaux sur son lest. Il sera vu à Roscoff le 29. Il devait chercher du fret pour son retour. « LE CYR-JEAN » Maître de barque François MANGUY de Bourgneuf, 1 matelot, 1 mousse.

-Mêmes mouvements vers Nantes.

- Toutefois le 11 janvier 1731, il chargera à Nantes une cargaison de 28 tonneaux de vin pour Redon.
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« LA SAINTE » Maître de barque Nicollas PHELIPOT de Bourgneuf avec 2 matelots et un mousse.
- De juin 1729 à Fin avril 1730 n’effectuera que 2 voyages pour le sel.

- 14 juin 1729 : Nantes-Bordeaux,
chargé de 17 pièces d’indigo (colorant) et de 30 milliers d’ardoises.

- 9 septembre 1729 : Noirmoutier-Saint-Jean-de- Luz, avec un chargement de fèves.
Retour le
- 3 novembre, avec un passager à bord, Honoré Gris de Machecoul, chirurgien de 25 ans.

- 9 février 1730 : Nantes-Redon
Chargé de 700 tufeaux et 6 tx. de fer.
-------------------------------------

« LE SAINT-VINCENT » Maître de barque Honnoré PAYRON des Moutiers, 2 matelots.

- peu de voyages connus.

Mais :

Le 5 avril 1730, il effectuera un voyage Nantes-Rouen,
Avec 25 tonneaux de « Selpestre » pour le roy et 19 balles de « cotton ».
Il relâchera au cours de sa route au Port-Louis le 14, et sera vu à Camaret le 15 mai poursuivant sa route vers Rouen. Il en reviendra le 19 juin en passant par Vannes.
-----------------------------------------

« LA MOÏSE » effectuera un voyage Nantes-Lorient avec une cargaison de 118 caisses d’armes en octobre 1737.
------------------------------------------

« LA JEANNE-JULIENNE » de la Bernerie

-Le 18 novembre 1737, partira de Nantes pour Lorient chargée d’environ de 34 tonneaux de « poids fayaux ».
------------------------------------------

« LA MARIE-MADELEINE » maître de barque ROCH BARRAUT, 1 matelot, 1 mousse.

- 10 juin 1748, Nantes-Saint-Denis d’Oléron
Chargé de charbon de terre (houille) pour le roy. De retour le 3 juillet à Bourgneuf.
------------------------------------------

« LA PROVIDENCE » maître Pierre LE LIEVRE de Bourgneuf, 1 matelot, 1 mousse.

Toujours des chargements de sel pour Nantes (1747-1748), mais des planches au retour, du tuffeaux, de la chaux, des ardoises, du seigle.

A noter, un voyage le 18 mars 1748 à La Roche-Bernard sur ordre. «Le Sénéchal de Nantes, commissaire des Etats de Bretagne, ordonne, sans retardement et avec toute la diligence possible, pour y prendre et transporter à Belle-Isle les fourrages destiné à l’approvisionnement. »

Le 28 mars, au Croisic, on lui enjoindra « d’exécuter promptement les ordres de se rendre à La Roche-Bernard. »

Le 30 mars, il débarquera son fils Pierre qui retournera à Bourgneuf.

- Le 18 avril 1748, à son retour de Belle-Ile il prendra à La Roche-Bernard : un chargement de 30 tonneaux de seigle pour La Rochelle.
Il aura à son bord, son fils ainé Jean de 14 ans comme mousse et son second fils Pierre de 10 ans.
----------------------------------------

Mais tous ces voyages ne se faisaient pas sans des naufrages… comme en témoigne l’autorisation d’embarquement ci-après :

« Nous enseigne des vaisseaux du roy, commandant à la tour de Camaret,
Permettons au capitaine Nouel Pausson, de passer dans son navire nommé « Le Saint Ginolé » du Conquet (Le Saint Guénolé) de passer dans son bord le capitaine Du Doit, Marc Cormier et Michel Sorin, provenant du naufrage du navire « La Fleur de lis » de Nantes, d’aller à Bourgneuf et à eux de se présenter à leur commissaire en arrivant.
Fait à la tour de Camaret, ce
15e mars 1735
signé : De Keroullas. »
----------------------------------------

Abordons pour terminer, une famille particulière qui à elle seule il faudrait consacrer un ouvrage :

« Les LERAY DES MANDONNIERES », d’où seront issus les :

« LERAY DU FUMET », qui succèdera à Gérard Mellier en 1730 comme maire de Nantes.

« LERAY DE LA CLARTAIS » armateur nantais.

Et bien sur :

« LERAY DE CHAUMONT », grand ami de Benjamin FRANKLIN.
Il est considéré aux Etats-Unis comme plus important que LA FAYETTE, dans la guerre d’indépendance.

Nous retiendrons aujourd’hui que :

« Donatien LERAY DE LA PIOLLERIE »

entre autre, riche armateur de la Baie,
propriétaire foncier et
Fermier général du temporel de l’abbaye de Sainte-Marie.

Il armait 4 navires en 1726 et dans les années suivantes :

2 pour Terre-Neuve : « LA SAINTE-ANNE » de 60 tonneaux et « L’HEUREUX » de 50 tonneaux.

Et 2 pour le cabotage : « LE DONATIEN » et « LE JEAN », l’un de 45 tonneaux et l’autre de 55.
-----------------------------

« LE DONATIEN » : 2 matelots et un mousse.
Maître de barque, Cyr CHESNEAU de La Bernerie.

D’août 1726 à la mi-mai 1729,

- il effectuera 3 voyages à Bilbao dont l’un avec du sucre.

- 3 à Dunkerque, dont pour l’un il aura à son bord : « Pierre Rondineau, de Bourgneuf, agé de 20 ans, venant d’Ostende où il a demeuré un an pour apprendre la langue flamande. »
------------------------

Année 1729 :

- Le 11 avril, départ de Nantes pour Bruges avec
122 barriques de sucre.

- Le 6 août, départ pour Dieppe, avec 65 barriques
de sucre et 40 milliers d’ardoises.
-----------------------------

Année 1730

-Le 16 février, départ de Nantes pour Dunkerque,
avec 35 tonneaux de vins et d’eau-de-vie

- Le 3 juin, il partira avec un nouvel équipage pour Saint-Valery (Somme), il y charge différentes marchandises pour Dieppe, où il sera le 12 juillet et repartira pour Saint-Valéry, et de là retour à Nantes.

- Le 31 octobre, Nantes-Rouen
avec 50 tonneaux de différentes marchandises.

Etc.
-----------------------------------

Année 1731

- Le 5 avril, il sera chargé à Nantes pour La Corogne avec du vin, de l’eau-de-vie et du sel.

La réputation de l’armateur, le sérieux du maître de barque, les qualités du « DONATIEN » leurs permettrons de prendre des passagers pour la Corogne :
- Demoiselle Marie NORMAND de Nantes fille de Jacques NORMAND, employé dans les Devoirs de Saint-Nazaire,
- Jeanne DUPONT de St. Fleurant le Vieil, fille d’un agent des Gabelles dudit lieu,
-Marthe DAUVERGNE, petite fille de Mr. DAUVERGNE consul à la Corogne, agée de 2 ½ ans.
-Jean DUPUY de La Corogne, négociant,
-Jean-Baptiste PLOMBARD de Nantes,

Ils seront tous débarqués à La Corogne.

Durée du voyage environ 10 jours.

- De retour à Nantes avec J-B PLOMBARD, le 18 mai 1730.

- Le 31, on l’autorisera à retourner à Bourgneuf.
------------------------------------

Nous terminons avec :

« LE JEAN »

qui durant les mêmes périodes, cabotera entre l’île d’Oléron, La Rochelle, Bordeaux, Rochefort, Redon, Beauvoir, Bourgneuf et Pornic.

Il participera activement à l’alimentation des « GRENIERS A SEL DU PARTY », notre dernier partenaire étranger.

- Le 11 décembre 1728, il partira pour La Rochelle chargé de 5 milliers de merrains et de 4 esseyeux de fer.

(Merrains : Bois fendu en planches, de chêne ou de châtaigner, propre à différents usages,
en particulier à faire des douves et les fonds de tonneaux.)

(Esseyeux : s’agit-il d’essieux de charrettes ou pour d’autres engins mécaniques ?)

Nous trouvons dans une cargaison :

« Un rond de moulage », c’est un mécanisme de moulin, l’ensemble des deux meules. Trop lourd pour être transporté par une chaloupe ou une simple barque.

Signalons pour terminer une expédition tout à fait singulière :

- Le 9 septembre 1729, « LE JEAN » embarquera pour Redon :

un chargement de mâts et de « P R U C H E ».
Qu’est « LA PRUCHE » ?

« Une sorte de bière faite avec des jeunes pousses de sapin et qui était consommée à Terre-Neuve. »

Pruche s’écrit aussi bien Pruce ou Prusse.

Correctif du 1er Octobre 2006 :

A la lecture d'un document de 1787 il nous parait plus convenable pour la "Pruche" de dire qu'il s'agit de planches de "prusse". Bois importé en même temps que les mâts, pour la construction.

Source : ADLA

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31 juillet 2006 1 31 /07 /juillet /2006 14:40

DEPART POUR TERRE-NEUVE
PORNIC 1722

DIFFICULTES DE DERNIERE HEURE.

Pornic fut un port morutier très actif de la fin du XVIIe. siècle jusque vers 1730. Il déclina et même cessa cette activité en raison de l’ensablement et envasement du port

L’un des armateurs décède et crée ainsi un empêchement au départ et des contraintes juridiques.

Le capitaine et ses associés font appel à l’Amirauté pour obtenir une décision.

« 17 Mars 1722

A Messieurs tenant le Siège de l’Amirauté de Nantes

Supplient humblement les Sieurs Gilles Aubin, marchand-négotiant, et Estienne Giraud capitaine de navire nouvellement construit dans le havre de Pornit nommé le Sérieux, du port de quatre-vingt dix tonneaux* ou environ.

Disant que, dans la construction dudit navire, équipement et avitaillement d’iceluy, le sieur Mathurin Amoureux, marchand se seroit interessé pour une moittié suivant le billet fait en double entre ledit Aubin et luy le 14 février 1721. Depuis ce temps le dit Aubin en a cédé un huistttiesme de son intérrest audit Giraud et le dit Amoureux de son costé en a transporté au sieur Pierre Bretin marchand à Nantes un quart dans la sienne. Ce vaisseau étant prest à faire voile du havre dudit Pornit, pour aller à la rade du Collet parachever sa charge de sel pour l’entreprise du voyage du banc auquel il a été destiné pesché de la morue verte*. Le décès dudit Amoureux est arrivé et par consequend les supliants se trouvent dans une facheuse conjecture, les enfants qu’il a laissé sont mineurs, ils ne sont point pouveus et ne peuvent l’être de sitost, par ceque on travaille à faire émanciper ceux qui sont en age de l’estre par lettre de dispense de la Chancellerie du Parlement de cette province et à donner aux autres un tuteur par une convocation de parents, qui sont deux choses qui ne se peuvent consommer quelque diligence que le procureur fiscal de la juridiction puissent faire aussy promptement qu’il serait à souhaiter pour empescher le retardement d’un vaisseau prest à faire voile au premier temps favorable. Les supliants ont intérests de les éviter mais ils ne le peuvent faire sans s’exposer vers lesdits mineurs en cas qu’il arriveroit quelques accidents impréveus dans l’entreprise de ce voyage, Giraud qui est le capitaine, ne peut partir sans ordre, il peut l’avoir dudit Aubin et Brétin mais quand aux mineurs imporvus, personnes n’a qualité de le faire pour eux. Il ne seroit pas juste cependant que ce voyage fut retardé et qu’on attendit qu’ils fussent pourvus, pour avoir cette ordre de leurs curateur et tuteur. Il en pourroit mesme arriver un autre inconvenient qui est que l’équipage pourroit désemparer et demender des dédomagements. Outre si on estoit obligé d’attendre cela les curateur et tuteur pourroient jetter les supliants dans un autre retardement en demandant l’avis de leurs parents. Ce n’est point le reste du sel qui est à prendre qui consiste en six ou sept charges et quelques avituallement qui empeschent cette entreprise, mais bien un ordre de la faire, sans laquelle et sans se commettre ils ne peuvent et particulièrement ledit Giraud capitaine l’exécuter et comme il n’y a rien de plus éclairé et de plus privilégié que le commerce entre autre dans l’occasion qui se présente, Ils requièrent, ce considéré,

Messieurs qu’il vous plaise voir cy attaché le billet fait entre ledit Aubin et Amoureux ledit jour quinziesme fevrier 1721 et y ayant égard et à ce que devant, permettre audits supliants aux périls et fortunes des mineurs dudit Amoureux de prendre des sels et avituallements qui leurs restent à la rade dudit Collet à la grosse* sur le compte desdits mineurs autant qu’ils se trouveront intéressé si mieux il n’aiment, les fournir aussy bien que lesdits avituaillements, comme aussi de leur permettre de mettre ledit vaisseau à la voile aux premiers temps favorables pour l’entreprise dudit voyage en question, afin de tout mettre en règle et en sureté en cas de facheux évènements, réservant, passé qu’il y aura des curateur et tuteur institués de les appeler pour approuver lesdits ordres et arrester les comptes de la mise en dehors et autres leurs droits et feré bien.

Signé : G. Aubin, Bertin, Estienne Giraud, Mabille. »

Cette requête fut admise et présentée au procureur du roi.

« Veu la présente requete et le billet en double y anexé, je consens pour le Roy, que le navire en question soit achevé de charger, avittuaillé et expédié à la diligence des suppliants pour le voyage auquel il est destiné et ce à leurs risques, périls et fortunes sans préjudicier néantmoins de leurs droits et de ce ceux des mineurs. Conclu au parquet à Nantes le 19 mars 1722.

Signé : Delaclartièremerland. »

Cette décision fut confirmée dès le lendemain par le Lieutenant civil et criminel.

« Veu par nous Raoul Philippes Fourquer, escuyer, sieur de K/salio, conseiller du roy, lieutenant général civil et criminel du siège général de l’Amirauté de Nantes, la requête nous présentée par les sieurs Gilles Aubin, Bertin et Etienne Giraud intéressé et armateurs du navire le Sérieux du 19è mars présent mois avec le soit communiqué au pied au procureur du roy, les conclusions du procureur du roy dudit jour et le billet en double attaché à la ditte requette, avons permis aux supliants de faire sortie le navire le Sérieux de Bourgneuf*, de l’envoyer à sa destination à leurs risques et périls faisant néanmoins assurer l’intérest des mineurs et sans préjudicier de leur droit. A Nantes le 20 mars 1722.

Signé : R. P. Fourquer »

NOTES :
- 90 tonneaux : Navire de 16/17 mètres environ
- La charge de sel de Bourgneuf est égale à 4147 litres.
- Morue verte pêchée depuis le bord du bateau. Pour plus d’information, lire l’article de Catherine Vadon-Lebras, « Histoire de la pêche dans le pays de Retz », bulletin de la SHPR n° 17
- A la grosse ou mettre à la grosse aventure : prêter de l’argent à gros intérêts pour un commerce de mer et à condition de le perdre si le vaisseau ne revient pas
- Pornic dépendait du quartier de Bourgneuf.

Source :ADLA

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31 juillet 2006 1 31 /07 /juillet /2006 14:07
GOURMALON AU XVIIe SIECLE

Qui se souviendra , les années passant, que les communes de Pornic, Sainte-Marie-sur-Mer et du Clion eurent leur identité propre ?

Qui se rappelle que la Maison noble de Monplaisir, emplacement de notre hôpital actuel était sur le fief de la Muce en Sainte-Marie, mais néanmoins en la ville de Pornic, que le manoir de la Touche s’appellait La Touche-Gerbaud, que le Moulin de la Muce fit l’objet d’un retrait féodal, que Gourmalon dépendait de la châtellenie de Prigny et non de celle de Pornic ?

Pour que mémoire demeure :

Chastellenie de Prigny, annexée à Bourgneuf.

« AFFEAGEMENT DU TENNEMENT DE GOURMALON AU CLION, 66 JOURNAUX POUR 11 LIVRES AU TERME DE NOEL OUTRE LE RACHAT. »

« Expédition en parchemin d’un contrat passé devant les notaires du duché de Retz, résident en la ville de Machecoul au rapport Danry notaire, l’un d’iceux, le 31 aoust 1676, par lequel Très Haute et Très Puissante dame Madame Catherine de Gondy, Duchesse de Retz veuve de Très Haut et Très Puissant seigneur Monseigneur Pierre de Gondy vivant duc de Retz, Pair de France, arrente et afféage, à Maitre Claude Pouvreau, Sieur des Grandes vignes, avocat en la cour et honorable homme Pierre Fourneau, marchand, demeurants, scavoir Le dit Pouvreau en la ville de Bourgneuf et le dit Fourneau en sa maison de la Biotelais en la paroisse du Clion, faisant scavoir ledit Pouvreau pour demoiselle Elizabet Gallot et ledit Fourneau pour honorable femme Jacquette Lassour leurs femmes auxquelles ils promettent faire ratiffier et avoir agréable ces présentes dans quinzaine à peine de tous dépens, dommages et intérests et icelles néanmoins tenantes, UN GRAND CANTON de terre vuague et inculte apartenant et dépendant de son domaine dans la seigneurie de Prigny, membre du duché de Retz apelé GOURMALON en la paroisse du Clion, dans lequel canton de terre y a une Garenne à Lapins. Le dit canton contenant soixante six journaux* ou environ compris la dite Garenne, tenant iceluy canton de terre d’un coté vers midy aux terres d’un autre canton apelé Le Dos de l’Asne, du coté du septentrion l’entrée et havre de Pornic à commencer dudit Dos à l’Asne, d’un bout les terres de la Birochère et d’autre bout les terres qui appartiennent aux héritiers du Sieur Paré, Cet afféagement fait à la charge de tenir ledit canton afféagé de la dite seigneurie de Prigny, Noblement à foy, hommage et rachat le cas y advenant par le décès de Pierre Fourneau que les dits susnommés ont dès à présent nommer pour hommager, par le décès duquel le rachat sera deu et outre payer annuellement par chacun an au terme de Noël par chaque journal de la dite seigneurie de Prigny, trois sols quatre deniers qui est pour les dits soixante-six journaux onze livres tournois et de payer la dixme à la manière accoutuméz et ont les dits Pouvreau et Fourneau pouront Ruiner la Garenne et la Déserter de Lapins quand bon leur semblera, passé le dixième d’octobre prochain, et d’autant qu’il y a de Grand Chemins qui conduisent par dedans les terres du dit canton au havre de Pornic et Sables d’iceluy et mesme de petits chemins de servitude pour aller aux terres qui débornent le dit canton de Gourmalon. Les preneurs laisseront les dits chemins libres aux endroits où ils sont ou de plus commodes, si faire se peut, tant pour le public que pour leur service particulier. »

Que d’histoires encore à découvrir….

NOTE :
66 journeaux environ : 32 hectares

Source : ADLA
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31 juillet 2006 1 31 /07 /juillet /2006 13:50

PROCES-VERBAL DE VISITE
DES JARDIN ET PARC DU
CHATEAU DE PORNIC
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2 NOVEMBRE 1735

Ce jardin et parc aménagés par Henry de Gondy, duc de Retz au début du XVIIe étaient alors confiés à des maîtres- jardiniers. En 1651, Loys Louerat en avait la charge, en 1670 Jean Pasquier était le jardinier de Pierre de Gondi et en 1693, Pierre Giraudeau oeuvrait pour la Duchesse de Lesdiguières décédée en 1716. Par la suite sous les Neufville de Villeroy, ils furent affermés à différents particuliers.

Nous donnons ici un état des lieux établi lors d’un changement de fermier :

« L’an mil sept cents trante cinq, deux novembre, devant nous Nottaires du duché de Raits, Pairye de France, Résident a Pornit, sont comparus Jullien Biret, Maistre Thailleur de Pierre et masson, demeurant dans la Ville de Pornit, cy devant fermier des jardins et parc du Chasteau de Pornit et Jan Le Claine jardinier à présent fermier des dits jardins et parc, par adjudication faite a laudience dudit Pornit le trois novembre mil sept cents trante quatre, lesquels nous ont requis nous transporter dans ledit jardin pour y faire estat et procés verbal des réparations necessaire estres faittes au pavillon, portes, fenestre et portal dudit lieu, ou estant nous aurions trouvé Louis Jouet et Joseph Forton massons experts pris et choizyes amiablement par les partyes pour faire La Vizitte du tout. Ce quy a esté fait ainsy quy suit. Lesquelles nous ont raporté que La couverture dudit pavillon a besoin de quelques journés de couvreurs a ardoise pour plasser environ un quartron* pour en mettre dans les endroits ou il en manque, qu’au surplus qu’il est en bon et deub estat.

Il a esté remarque que le portal dentrée estant trop pezant avoit bessé de fasson que la petite porte nouvroit et fermoit quavec paine. Pour y remedier il a esté dit qu’il faut rellever les gennevelles* dudit portal et les repozér affin que la porte puisse avoir du jeu. Il y a audit portal un verouïl quy ne peut servir attendu quil est mal pozé. Les anneaux quy le tiennent, il faut les arracher et les repozér et comme ce nest pas une reparation quy ne regarde ledit Biret cy devant fermier, ny le fermier actuel, Noble homme Francois Réal, agent general des affaires de Monseigneur Le Duc de Ville Roy dans son duché de Raits, en presance de quy ledit Procés Verbal a esté fait, Laditte reparation du portal a estée faitte le mesme jour, a lexception dun crampon quy cert a fermer la Petitte Porte a cleff, quy y manque. Que ledit Biret sera tenu d’en faire mettre un neuff.

Comme il manque en quelque endroits du jardin dudit Chasteau de pornit quelques arbres, lesdits Biret et LeClaine sont convenus amiablement quil en faut posé Douze et comme ledit Biret en est tenu, ledit Biret a compté et payé reellement audit Le Claine soixante sols, parce quil se chargera de fournir et plasser lesdits arbres.

Ledit Le Claine ayant trois vaches et ny ayant dans lanceinte dudit jardin aucun endroits pour les loger et quil seroit obligé de les mettre dans la Chambre base dudit Pavillon, ce quy le gasteroit et luy feroit un tord considerable , il a pryé et requis ledit Sieur Real de voulloir luy faire construire un endroit pour les mettre a couvert pandant lyver. Ledit Sieur Real luy a repondu quil nestoit pas le Maistre de faire faire pareille augmentation, mais quil en ecriroit a Paris pour en avoir lagrement de Mondit Seigneur Le Duc de Ville Roy.

Detout quoy nous avons redigé et fait le procès verbal pour servir et valloir ce que de raison, ayant ledit Biret signé avecq ledit sieur Real. Lesdits Le Claine et experts ayant déclarés ne scavoir signer de ce enquis.

Signé : Real, iullien biret, Fourneau nre. et J. Fourneau nre. »

Le jardin de Rays et le Parc sont positionnés de la manière suivante sur l’aveu de 1675 :

« Ledit chasteau, composé d’antienne tours, ceintures et murailles, pont-levis, terrasses, maisons et douves avec une grande place au devant sur laquelle il y a une grange bastye et ediffiée, un jardin enfermé de murailles joignant ladite place vers soleil couchant contenant dix journaux* de terre ou environ, enfermé en partye de murailles avec quelques portions de ladite pièce plantée en vigne blanche et le reste en labour, appelé le Parc, joignant par endroits les terres de la Mestairie des Mousseaux. »

Le 9 décembre 1735, une quittance et décharge des réparations du jardin de Rays sera donné par Jean LeClesne (sic) à Jullien Birret (sic) pour une somme de six livres.

adla-pornic_7_034__ter.jpg     

                 "Le parc du château et le jardin de Retz en 1834"

Notes :
Quartron : A prendre dans le sens une certaine surface.
Gennevelles ou pentures : Bande de fer qui servent à soutenir les portes et les relient au gonds.
10 journeaux : environ 4 à 5 hectares

Source : ADLA

"le château de Pornic en 1845"

 

 

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31 juillet 2006 1 31 /07 /juillet /2006 13:26

 
Autrefois tout domaine se devait d’avoir : une garenne, une fuie ou colombier, un étang et un vivier.
La subsistance de la maisonnée était dès lors assurée. Un convive inattendu pouvait alors se présenter. Il était assuré d’avoir bonne table.
Potage aux herbes
Pâté chaud de gros pigeons, aux truffes, champignons et moelle de bœuf.
Carpe, à la broche, ou farcie ou aux champignons.
Lapin de garenne rôti, ou de clapier en casserole.
ou lièvre en civet
Pigeons, en compote au citron vert, ou à la Sainte-Menehoult., servi sur une ramolade d’anchois, persil,
câpres hachés, ciboule, jus de bœuf, et un filet de vinaigre.
Fromage sur jonchère* ou des caillebottes* .
Darioles (gâteau léger, analogue au flanc)
Cerises, prunes, poire cuisse-madame en été ou de crassane en hiver.
Le tout arrosé d’un vin blanc sec ou d’un rouge.

Nous présentons aujourd’hui un marché pour le creusement d’un vivier, destiné à parfaire l’élevage des poissons et au besoin de la table.

« 28 septembre 1779 »
« Ont comparu, devant nous notaire, Messire Charles Florant Jacques CHEVALIER, chevalier du Bois Chevalier, seigneur de la Souchais et autres lieux, demeurant à son chateau de la Souchais, paroisse de Saint Michel Chef Chef d’une part, Et Augustin MERCIERE, laboureur à bras, demeurant au village du Cormier et Pierre MOREAU, aussy laboureur à bras, demeurant au village de la Roctière, les deux de la paroisse de La Plaine d’autre part. Entre lesquels cest fait le present marché ainsy quil suit, Cest à scavoir que lesdits Mercière et Moreau se sont obligés de faire audit seigneur du Bois Chevalier, à sa maison de la Souchais au bout de son jardin, Un vivier à metre poisson, de la longueur de trois cents cinquante un pied de long*, de cinquante pieds de large, six pieds de profondeur en toute sa longueur, a prendre dans le plus bats du terrin ou sur fossé. A lexception toute fois vers le bonde ou decharge qui aura sept pied de profondeur toute fois, de maniere que ledit etant puisse contenir un volume d’eau de six pied de profondeur en toute son etendue. Et lequel pied excedant les six pieds sera reparty en toute la longueur dudit etant pour en facilitél’ecoulement. Et de laisser trois pieds de prélois* ou banquette sur les bords dudit etant pour prevenir la chute des terres. De commancer ledit ouvrage par en faire l’ecoullement des vendredy prochain, premier octobre. Lequel ecoullement sera de trois pieds au moins de large et de profondeur et largeur competante* pour lentier ecoullement des eaux et de rendre renable à dire d’experts, au plus tart à la fin du mois de fevrier prochain. Et pour cette effet, ils sobligent dy travailler sans retard et sans desemparé de l’ouvrage, et dy estre au travail au moin quatre hommes.

Et à eté le present marché fait et accordé entre partye pour et moyennant la somme de deux cents livres, que ledit seigneur du Bois Chevallier sest obligé de payer aux dits Merciere et Moreau, scavoir cents en deux terme egaux jusqua la perfection de louvrage et les cent autres livres lors du renable* rendu et visité par experts. En outre six livres de denier de faveur* , lorsquil auront fait lecoullement. A l’entretien de tout de ce que dessus, lesdites partyes sy sont obligés chacunnes en ce que le fait les touches separement sur tous leurs biens meubles et immeubles. Et pour ce quelles ont voulue, promises et jurées, nous nottaires de leurs consentements, volontées et prières, les y avons jugées et condamnées par le jugement et condemnation de notre jurisdiction.

Fait et passé en la Ville de Pornic, au raport et etude de Pierre Bonamy, lun de nous nottaires, sous le seing dudit sieur du Boischevalier et dudit Merciere et pour ce que ledit Moreau à dit et declaré ne scavoir signé de ce interpellé et enquis, il a fait signé à sa requete à Pierre Mathieux, charpentier de navire sur ce present, lesdits jour et an que devant.
Signé :
Augustin Merciere, Pierre Mathieux,Le chr. Du Boischevalier, Bonamy nre. » 

Notes:

- Fromage frais égoutté sur la paille
- Caillebotte : Masse de lait caillé qui se sert coupée en morceaux.
- Le pied équivaut à 0, 324 mètre. Ici longueur du vivier 113,72 m.,largeur 16, 20 m., profondeur 1,94 m., profondeur à la bonde de déchare 2, 27m.,Largeur du prélois ou banquette 0, 97 m.
- Prélois ou prélai : rebord de terre le long d’un fossé ou d’une de levée de marais. Ici une banquette.
- Compétante : appropriée, qui convient.
- Renable : recevable, acceptable, mais aussi constat ou procès-verbal de fin de travaux.
- Denier de faveur : prime généralement verséeau fermier général lors d’une transaction, sous-location d’une métairie, d’une ferme, d’une terre par le peneur du bien loué. Ici récompense.

 

Source.ADLA


 

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